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Samira Negrouche – Illusion


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Illusion
mon regard s’abandonne
sous l’eau cristalline
de l’oued en crue
flottaison
mes sens en arythmie
au corps qui se
promène
sur le cours incertain

M’en aller
comme feuille d’automne
et m’oublier au travers
des branches en furie
des eaux ravagées
de la soif inépuisable
des tuiles tombantes
de la maison dégarnie
m’en venir
au petit matin
effleurer ton rivage.

( extrait de L’heure injuste )


Vahagn Davtian – De pierre ici tout un pays


photo perso:                   Causse de Sauveterre – Lozère

De pierre ici tout un pays…

De pierre ici tout un pays, d’eau en furie
Murmure d’herbe ici dans la teinte du bleu
Corne des rocs dans les hauts monts hissés vers Dieu
Dans l’abîme jeté, pénitence de pierre.

Tout un pays où blanche et de glace est la plainte
Dans le fond des ravins, question des tempêtes
Vers le bas de la rive une clochette d’eau
Le chagrin du pétale et le pleur de la mousse.

Cri de cuivre et soupir de granit, le pays
À la beauté en croix sur la pierre de croix
Tout un pays face au soleil à l’infini
Toi prière à genoux et toi élan du rite.

Je suis de toi pays des longs siècles sans fin
Et je vais avec toi, hauteurs et précipices,
Furieux par la pierre et dans le vent de neige
Toi, chagrin du pétale et larme de la mousse.


Vahagn Davtian , » De pierre ici tout un pays », extrait..
Traduction Rouben Mélik.

photo perso: Causse de Sauveterre – Lozère – hameau « le Lac »


Arthemisia- Le Jardin suspendu


La parole  chante aussi bien que l’âme et corps  chez  Arthie, dans une  de ses publications anciennes, que je me permets  d’accompagner  à mafaçon avec un de mes  peintres  « phare » Clyfford  Still-

qui a maintenant un musée  consacré  à son oeuvre  à Denver...

(grand peintre  expressioniste abstrait américain, dont je  conseille vraiment une vue  en « réel » ).

 

voir aussi le  bel article  sur l’expressionisme  abstrait sur http://ecoledeny.blogspot.com/

 

peinture; Clyfford Still

 

 

 

 
Toi qui parles les secret des couleurs de mes nuits
 
 Toi dont les doigts chantent le long sommeil qui fuit
 
 Toi qui sais les urgences de toutes mes galaxies
 
 Toi le naufrage, le vent et la mer en furie
 
 Toi la forêt des gestes d’une attente accomplie
 
 Toi qui habilles l’ombre jusque dans mes midis
 
 Toi le fieffé truand, le blouson noir, l’ami
 
 Toi qui violas la mort pour capturer la vie
 
 Toi le riche trésor d’un verbe qui jaillit
 
 Toi la caresse interne, le regard qui se dit
 
 Toi l’homme du présent que le temps me dénie
 
  
Je te cherche
Où es tu?
 
Ô toi mon tournesol, mon jardin suspendu…
 
Copyright © Arthémisia – février 2008
j’aurais  pu, vu les  dernières lignes, choisir Van Gogh,  mais  je sais  qu’Arthie aime particulièrement  les variations  d’orange