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Fernand Rigot – Dimanche matin


 

 

 

 

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provenant de la maison de la Poésie – Wallonie Bruxelles

 

Dimanche matin

J’ admire la femme aux yeux glauques
-Où les reflets se meuvent en rectangles,-
Qui promène une tarte à bout d’ ongles,
Dans ce tram au roulement rauque.

Les parois avec les rayons jonglent,
-Les rayons qu’ en tremblant laissent passer les vitres;
Il fait bon : je me vautre
Sur les coussins, coincé dans un angle.

Mais il faut descendre, et je cingle
Vers un autre palais roulant
En me disant que la dame aux bas blancs
Sous son chapeau en souvenir m’ épingle

 

 

 


Si l’envers était endroit ( RC )


aquatic world ou Russell Blackwood

Si l’envers était endroit

Et le sommeil liquide, le reflet du monde, et celui des plus proches, les sombres forêts moussues, en sentinelles.

Et les algues, au milieu de la matière glauque d’un en-dessus de ciel…
La mémoire porterait le souvenir d’un monde terrestre,
Quelque part, comme en réminiscences.

Plus de pesanteur terrestre pour ta chevelure, que seuls les courants mouleraient de leurs doigts.
Plus de pesanteur pour ta robe,  en cloche  comme une méduse habitée de toi.

Plus de distance de paroles, même la bouche ouverte, où viendrait parfois s’interposer, l’ombre d’une carpe.
L’ange de l’étang ne montrera pas ses larmes, puisque mêlées aux ondulations des tiges têtues des nénufars.aux parapluies étalés au regard d’un autre monde, collé à la lumière.

Seules les grenouilles  en traduiraient l’existence, et , dans leur prophétie, nous diraient les  sources, et les orages.
Silence cependant des eaux  étales, juste piquetées, en surface, de temps en temps  par des points de pluie, ces seules notes de musique d’un piano mouvant, accompagné  d’éclairs furtifs…

Et nous serions  dressés, à l’horizontale, ou tête bêche,
-peu importe – , à la pliure du monde,  la vie  traversière….

RC  –  23 juin 2012