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L’interrogation du soleil ( RC )


photo      rgbstock

En lissant, du dos  de la main,
Un sable blond, – l’interrogation du soleil
Qui s’étale, en grains
Par millions, ni semblables, ni pareils

Et si ceux  ci, recouvrent
L’haleine  de mon corps
Qui fait racine,  puis  s’ouvre
En profondeur, de toutes ses pores

C’est un flux de la mémoire
En fouillant dans son ombre
A chercher  dans le noir
Qu’aucune lumière  n’encombre

Quand tu te penches, elle ressurgit  soudain
Aux rayons de tes cheveux  dénoués
Et qu’ au dessus de moi, planent tes mains
Porteuses du soleil, d’un désir  avoué.

C’est  ton regard, que le ciel achemine
Qui réchauffe le mien
Je  n’en sais pas  l’origine
Mais j’en connais  les liens.

Vivre est une  aventure,
On s’écarte des chemins tracés
Vers des sentiers peu sûrs
Mais où tu me fais me lancer

Et c’est  encore un peu ivre
Encore en titubant
Que je vais te suivre
Emporté vers l’avant

Mes lèvres ont le goût des tiennes
J »ai laissé derrière, l’hiver des pensées
Un nouveau jour  m’entraîne
…………..     Et je n’ai plus de passé.

RC     -21 octobre 2012

photo Jose Chiyah


Tahar Ben Jelloun – Quel oiseau ivre naîtra de ton absence ? — l’interrogation du soleil ( RC )


peinture:   Max Ernst      « lop-lop »             (ainsi sont nommés les oiseaux  surréalistes  de M E )

 

 

 

Quel oiseau ivre naîtra de ton absence
toi la main du couchant mêlée à mon rire
et la larme devenue diamant
monte sur la paupière du jour
c’est ton front que je dessine
dans le vol de la lumière
et ton regard
s’en va
sur la vague retournée
sur un soir de sable
mon corps n’est plus ce miroir qui danse
alors je me souviens

tu te rappelles
toi l’enfant née d’une gazelle
le rêve balbutiait en nous
son chant éphémère
le vent et l’automne dans une petite solitude
je te disais
laisse tes pieds nus sur la terre mouillée
une rue blanche
et un arbre
seront ma mémoire
donne tes yeux à l’horizon qui chante

ma main
suspend la chevelure de la mer
et frôle ta nuque
mais tu trembles dans le miroir de mon corps
nuage
ma voix
te porte vers le jardin d’arbres argentés
c’était un printemps ouvert sur le ciel
il m’a donné une enfant
une enfant qui pleure
une étoile scindée
et mon désir se sépare du jour
je le ramasse dans une feuille de papier
et m’en vais cacher la folie
dans un roc de solitude


.
Tahar BEN JELLOUN

 

Auquel j’ajoute mon  « interrogation du soleil »  –  qui a été composée sans  que je connaisse  le texte ci-dessus,

En lissant, du dos  de la main,
Un sable blond, – l’interrogation du soleil
Qui s’étale, en grains
Par millions, ni semblables, ni pareils

Et si ceux  ci, recouvrent
L’haleine  de mon corps
Qui fait racine,  puis  s’ouvre
En profondeur, de toutes ses pores

C’est un flux de la mémoire
En fouillant dans son ombre
A chercher  dans le noir
Qu’aucune lumière  n’encombre

Quand tu te penches, elle ressurgit  soudain
Aux rayons de tes cheveux  dénoués
Et qu’ au dessus de moi, planent tes mains
Porteuses du soleil, d’un désir  avoué.

C’est  ton regard, que le ciel achemine
Qui réchauffe le mien
Je  n’en sais pas  l’origine
Mais j’en connais  les liens.

Vivre est une  aventure,
On s’écarte des chemins tracés
Vers des sentiers peu sûrs
Mais où tu me fais me lancer

Et c’est  encore un peu ivre
Encore en titubant
Que je vais te suivre
Emporté vers l’avant

Mes lèvres ont le goût des tiennes
J »ai laissé derrière, l’hiver des pensées
Un nouveau jour  m’entraîne
…………..     Et je n’ai plus de passé.

RC     -21 octobre 2012