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Vertiges – de fileuse de lune


photo : H Cartier-Bresson Arbres en Brie

A voir  sur le blog   ( de fileuse de lune) 

Vertiges

éclaboussures

traversées

J’habite ces parages

de peu de densité

où l’éclair d’un regard

chavire l’horizon

Membranes soulevées

sur le dos des fleuves

s’éparpillent en rémiges

en consonnes

brunes et vigoureuses

Se déversent les langues

dans une amphore

se délecte le ciel

d’être à nouveau

en crue

Pour apprivoiser les pinèdes

en maraude

les forêts de silex

il faut tailler son nom

dans le tronc le plus vieux,

habiter son élan

Dans les prairies de l’Homme

je sais un abreuvoir

où se rassemblent troupeaux

de hautes sèves

clameurs de laines

blanches et bouclées

J’y porte l’épaisseur

de mes murs

la lourdeur de mon sang.

Une odeur de suint

ocre et tenace

rassure les ancêtres

Claquante

comme une étreinte

la parole éperonne

les flancs fumants

de ce matin tout neuf

Tourbillon

ivresse pure

je virevolte, à cru,

sur des phrases de sel

m’accouple à leur écorce

et hurle

source vive !

J’ouvre,

dans ma poitrine,

des fenêtres

aux giboulées de grives,

de raisins et d’étoiles,

aux rafales d’ardoises,

aux foules écervelées

des déserts, des pierres

et des jardins

Là, dans cet espace

consenti à l’incandescence,

la bruine déploie

mon feuillage

gâche sa salive

à ma résine

Sur mes berges

calleuses

faseyent quelques saules

Guetter l’exubérance

étirer les limites

de son sang

de sa peau

pour être ampleur

luxuriance

et faire tomber de soi

jusqu’à la moindre

ténèbre

Et puis

se rencogner

dans l’angle juste

de la légèreté,

retrouver sa foulée

d’osier souple et de vent


Mouvements d’un cil – papier de riz, moisissures pâles


Une nouvelle  fois, je tente  de capter  l’actualité  abondante  de « mouvements d’un cil »…  et je vous fais partager ses  « moisissures pâles– »

 

Hommage  à Horst Judith

 

photo

Moisissures pâles

La dépossession est une seconde peau. Les touches de poignets,
Les touches de piano étaient bleues. Mes doigts empourprés
Par la fièvre devaient supporter la légère pression. La masse de la légèreté.

La musique est intérieure avant le sentiment d’apesanteur. Elle gravite
Le flux des valvules et de l’hypophyse avant d’envahir l’espace.

Entre les courbes, les vagues frissonnent. Cet élan. Le voile étouffe
La mouette sur l’amandier du Levant. Tous les points sont invisibles.

Les meubles tournoient. Le sol, la terre en dessous se condense
Dans ce rythme qui bat cellulaire. Les bras au fond de l’herbe,
Les tentacules de racines, la moisissure pâle entre les interstices.
Une sonate. Les humeurs fluctuent. Les murs tremblent comme des feuilles,
Poreux quand les doigts déploient les ailes le long des turbulences translucides.

Les notes crépusculaires descendent des siècles que tous les organismes
Ne pourraient comprimer. Sonates de sodium. Impression nocturnale
Quand les champs de la conscience sont à demi-éveillées, étouffée
Par des insectes minuscules sur des taches de pierre.

Moisissure pâle

  1. றouvemenʨ d’un ciℓ [edit./ exibit. projects (il y a 5 semaines)

    Dispossession is a second skin. The wrists keys,
    The piano keys were blue. My empurpled fingers
    By the fever had to bear the light pressure. The mass of the light.

    Music is inner feeling before of weightlessness . It gravitates
    The flow valvulars and pituitary before invading the space.

    Between the curves, waves shiver. This momentum. The veil stifles
    The seagull on the almond tree in the Levant. All points are invisible.

    Furnitures whirl. The soil, the earth below condenses
    In this rhythm beating cellular. Arms at the bottom of the grass,
    The tentacles of roots, mold pale between the interstices.
    A sonata. Moods fluctuate. The walls tremble like leaves,
    Porous when fingers deploying the wings along the translucent turbulence .

    Crepuscular notes down the centuries that all organisms
    Could not compress. Sonatas sodium. Nocturnale impression
    When the fields of consciousness are half-awake, smothered
    by tiny insects on stains of stone.

    Pale molds


JoBougon – suspendre le temps


Suspendre le temps —   du blog de Jo  chez wordpress:                 1 juin 2011 par jobougon

 

Dans les ruines tu temps mon regard s’est posé en silence

Il laisse un peu la trace de mes insouciances

Mais elle est loin cette légèreté

Elle s’est perdue dans des gravats abandonnés

Et au milieu des vestiges oubliés

J’ai retrouvé le chemin des secrets

Ceux qu’on chuchote au creux de l’oreille

Que l’on ne dit qu’à ceux que l’on aime

Et ce n’est plus mon crâne fêlé

Qui laisse passer la lumière

Mais c’est mon cœur qui s’est fendu

Morfondu confondu éperdu C

’est mon cœur qui n’en pouvant plus

A laissé le temps suspendu.

 

 

photo - montage de photo personnelle -- et publicitaire - le 7 nov 2011