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Armando Valladeres – cavernes de silence


Faisant  suite à ma publication:  « à l’ombre »,

j’ai trouvé un nouveau texte  du poète cubain Armando Valladares, qui va dans ce sens, et qu’on peut  lire  ici…

– j’ai fait une  légère modification (  à la fin) sur la traduction proposée..  voir

Armando Valladares.Poeta cubano. « Cavernas del silencio »1983

Tu dis être libre
-je ne sais pas si tu y crois
mais au moins le dis-tu.-
La liberté n’est pas espace
où l’on peut marcher
pas même un lit
où coucher à deux.
Tu dis être libre
et tu n’as pas de mots
car tu ne fais que répéter
-bouche fermée-
ceux qui te sont donnés.
La liberté n’est pas un pain
-parfois sur la table-
ni un peu de bière
ou de quoi fumer un peu.
La liberté c’est faire ceci :
écrire ce que tu penses
hurler ce que tu détestes
même si tu dois le payer
par des années de torture
même si tu meurs de l’enfermement
dans cette solitude.


les  » Icare  » d’Alice ( de rêves d’écriture)


Alice dans son blog http://revesetecrituresdalice.over-blog.com/

nous offre ses variations sur le mythe d’Icare...

La chute d’Icare

A l’approche du soleil rougeoyant

Les battements désordonnés de tes ailes

Apportent le froid dans ton cœur, du vide annoncé

Proche des flots noirs

Se désarticule ton corps vulnérable

Tes bras se tendent vers l’éternité.

 

Alice

———

 

 

Vendredi 19 février 2010

L’envol d’Icare

La Terre quittée, à l’ombre des bras-ailés

Se tend ton corps fragile vers le ciel azuré

Loin du flamboiement mortel

Une douce chaleur attise ta quête de liberté

Les lents battements d’ailes grisent

Ce voyage vers l’éther

homme ailé,  d'après un dessin d'Odilon Redon,  vu à la grande  expo Redon été  2011  Montpellier, Musée abre..  technique utilisée   encre

Alice

 

 

voir aussi l’article précédent ( sur Apollon et sa concurrence à Icare)…

 

Pour Juliette En Résonnance : L’envol d’Icare

 


La victoire de Samothrace (RC)


 

 

Samothrace envahit l’espace.

Les ailes immenses  déployées,  fougueuse

outrepassant la pierre, moulant l’empreinte des siècles.

Pas d’oiseau, pas de bec

Elle est absolu,  ailes sont majestueuses,

elle  n’a que faire de sa tête

Cela ne dépare pas sa silhouette

Elle est transe., élégance..

Immense.

Elle plane  sur mon passé.

Sur celui des vivants, des trépassés.

Envolée, presque  échappée des mains

D’un sculpteur anonyme —–  hier, c’était demain

D’un espoir sublimant le voyage.

Il n’y a pas d’otage, ni de mise en cage.

Pas de captivité,

Juste le chant de la liberté.

la victoire de Samothrace, musée du Louvre, Paris