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Femme de brume, femme de neige ( RC )


Femme d’Automne s’accroche
Fête, que la brume enivre,
C’est peut-être qu’arrive
L’hiver , qui s’approche

Et recouvre de feuilles
Le manteau de l’été
Des saisons reportées
…Fin de l’année –         le deuil

Femme d’hiver arrive
Et d’un coup de manche
Peint la province blanche,
Pentes et perspectives

Et referme son piège
De silence et de velours
Même au coeur de l’amour,
Sous son habit de neige.


RC  -16 janvier 2013


Mahatma Gandhi- enfer et paradis


 

 

 

Un jour un saint’ homme eut une conversation avec le bon Dieu et Lui posa une question :
« Seigneur j’aimerais bien savoir comment sont le Paradis et l’Enfer »
Dieu conduit le saint’ homme vers deux portes.
Il en ouvrit une et lui permit de regarder à l’intérieur.
Il y avait une très grande table ronde.
Au milieu de la table il y avait un très grand récipient contenant
de la nourriture au parfum délicieux.
Le saint’ homme en eut l’eau à la bouche
Les personnes assises autour de la table étaient maigres, avaient une mine livide et malade.
Toutes avaient un air affamé.
Ils avaient une cuillère avec un manche très très long, attachée à leur bras.
Tous pouvaient atteindre l’assiette de nourriture et en recueillir un peu, mais
comme le manche de la cuillère était plus long que leur bras,
ils ne pouvaient approcher la nourriture de leur bouche.
Le saint’ homme trembla à la vue de leur misère et de leur souffrance.Dieu lui dit: « tu viens de voir l’Enfer »
Dieu et l’homme se dirigèrent vers l’autre porte.

Dieu l’ouvrit

La scène que l’homme vit était identique à la précédente.
Il y avait la grande table ronde, le récipient qui lui faisait venir l’eau à la bouche.
Les personnes autour de la table avaient eux aussi des cuillères avec de longs manches.
Cette fois, par contre, ils étaient bien nourris, heureux et papotaient entre eux en souriant.
Le saint’homme dit à Dieu : « Je ne comprends pas »
« C’est simple » répondit Dieu. Ceux-ci ont appris que le manche trop long de la cuillère ne leur permettait pas de se nourrir eux-mêmes mais permettait de nourrir leur voisin. Ils ont ainsi appris à se nourrir les uns les autres !
Ceux de l’autre table, au contraire, ne pensaient qu’à eux-mêmes…. L’Enfer et le Paradis sont égaux dans la structure… la différence nous la portons en nous !!!!
Je me permets d’ajouter :

« Sur la terre il y a suffisamment de choses pour satisfaire les besoins de tous mais pas la goinfrerie de quelques-uns »
Nos pensées, pour le peu qu’elles puissent être bonnes, sont des perles fausses tant qu’elles ne sont pas traduites en actions.
Il en va de même pour les changements que tu voudrais voir dans le monde ».
Mahatma Gandhi.


Gouttes de sons (RC)


Ch Mingus —  

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Quelques    gouttes  de sons

de la    gamme basse

S’extraient    du gros caisson

Et font vibrer                 ma tasse

Et le saxo se                      déhanche

Le rythme                          s’accélère

Les doigts courent  sur le manche

en accords                        réverbères

La mélodie                         s’envole,

Volutes de vapeur         s’infusent

Variations en                mineur sol,

Que les projecteurs        diffusent

Tournicotent             et balisent

Basse         et guitare mélangées

Beck et Tal                improvisent

Rythmes et phrases     orangées

C’était la couleur         de sa robe

Devenue soudain     soie – bleue

Et que la danse                 enrobe

Nouvel                    oiseau de feux

Du chapeau plat de              Lester

En forme de                  tourte « pye »

Clamant,                 blues solitaire,

Mingus  ,             et son « Goodbye »

Aux visages   couleur-de-cigare

Perdus dans les  ronds de fumée

Que, seuls, la musique  réparent

A la saveur du café,       exhumés.

Au gouttes de sons ,          en phase

Autour de la basse         électrique

Montent                  d’autres phrases

En gerbes,      couleurs prolifiques

Se séparent                   et culbutent

En tierces                      augmentées

Alors que                le public exulte

En vagues,             mouvementées

 

 

RC  11 fev 2012

 

Créé à l’évocation  de  « Goodbye Porkpye Hat »,  ( l’interprétation  qu’en fait Jeff Beck, et Tal Wilkenfeld) —  et  plus généralement, des musiques  de Charles Mingus

Tal Wilkenfeld & Jeff Beck, jouant sur le même manche

L‘interprétation du morceau  ( par J Beck)…  sur YouTube

— disponible  sur l’album  « Wired »,  et Beckology 

et en s’éloignant de Mingus,  vers  une  version plus  rock,  retrouver  Tal Wilkenfeld  et Jeff Beck  en duo  sur  BlueWind, un peu  « démo », mais toujours musical.


Paris-scies… ou d’errances jusqu’en Camargue (RC)


Paris Scies

Je dirai qu’à Florence

On sremplit la panse

Et qu’à Pise la tour

a ses petits fours

Y a pas en Toscane

Du saucisson d’âne

Mais en Italie

Toujours de grands lits

Marquise à Senlis

Et ses fleurs de lys

Les accueille en dépôt

Gravées dans sa peau

De Reims à Clovis

C’est un tour de vis

Poterie cassons

Vase de Soissons

Si tu vas en Arles

Tu sais dont je parle

Du fond d’Trinquetaille

Nous ferons ripaille

Et qu’on se déplace

Mais toujours j’enlace

Le corsage rayonne

De ma belle lionne

De lionne en Lyon

Un ptit coup d’avion

A califourchon

Dans un ptit bouchon

On s’en paie une tranche

Au bord de la Manche

C’était à St Lo

(pas de vin mais beaucoup d’eau)

Tant de pluie qu’en Bretagne

Pas besoin d’un pagne

Pour se faire masser

Dans un bain glacé

D’retour en Provence

C’est un jour de chance

J’ai vu ma Bougon

Parfumée d’savon

C’était pas rideau

La bête à deux dos

On s’est promenés

Bus et câlinés

Si l’Mistral nous nargue

C’était la Camargue

Lente et paresseuse

Mais aux heures, heureuse,

( et une petite  réponse à Jo)

petit mix modifié par mes soins...