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Une « Marianne » de Lichtenstein- ( RC )


photo Yannick LeGoff: Lichtenstein,  tête à l'ombre bleue

photo Yannick LeGoff:         Lichtenstein, tête à l’ombre bleue


Tes yeux se posent sur moi,

Mais ne regardent pas,

Ou alors loin, si loin,

.. Tête de mannequin,

Avec blonde tignasse, et ta trombine,

Tu fais une nouvelle Marylin…

Mythe entêté,

Statue de la Liberté,

Attendre que le temps passe,

Et faire du sur-place…

Ne reste pas seule ….Pénélope

Aurait pu être l’icône du « pop »

En un coup d’avion,

Tu sauras, (belle comme un camion ),

Te faire encore plus belle,

Que les tours jumelles …

Produits exportés,

Ambassadrice de beauté,

A franchir les douanes,

C’est pour nous, bientôt , Marianne

Figure que berce,

Le génie du commerce,

Fée des filles, sortie de BD,

Icône de musée,

Pop-art leggins

Parée, cosmétiques,

D’airs d’outre-Atlantique,

Figure héroïque

Moulée en plastique

Cette statue en résine,

J’en sais l ‘origine,

De la peinture, l’emphase,

Et elle, de ses cases,

D’un art devenu académique,

Qu’est devenue sa critique ?

D’une société, vantant sans passion,

Les objets de consommation.

Même sans phylactères,

Elle ne fait pas mystère,

De l’art d’Amérique…

>     Qui sent aussi le fric .

RC – 26 aout 2013

peinture:         Roy Lichtenstein,    coup de brosse jaune.    Metropolitan Art Mus NYC  1965


Nath Bardou – Ne disons plus


peinture perso 1991 huile sur toile ( détail )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne disons plus

 

Du bleu au rouge

Tournoyant sans repos

Autour des derniers bastions des orbites.

-Là, cogne la mémoire –

J’étais enduite de ton verbe et

Cimentée à ton souffle,

La poitrine crépitant

Au feu de l’ombre

– la paupière aux aguets –

Le temps que prend

La veine pour jaillir du marbre.

Chrysalide aquatique

Grignotée par un azur

Aux mille tentacules,

Et les nuits, le ventre clos

Roulaient

( le souffle parfois inquiet )

Sur les rails raides du vent,

Tout ce qui approche

Du sommeil aux canines blanches

A fait un long périple

Dans les océans de l’encre.

Echo de mannequins emmurés

Qui,

Traquant l’épi bleu,

Se sauvent dans l’interstice du silence.

Ne disons plus _

L’édifice s’écarte sous le poids du ciel

Et le sable retourne

Là où le soupir a balbutié.

N. B   août   2012

peinture perso   1991      huile sur toile                110x150cm environ