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Luis Aranha – L’aéroplane 25


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Je voudrais être un as de l’aviation pour voler
Au-dessus de la ville de ma naissance !
Bien plus haut que les lamentos de bronze
Des cathédrales cataleptiques ;
Tout près de l’azur, montant presque au ciel
Loin des maisons qui diminuent
Loin, bien loin de ce sol d’asphalte…
Je voudrais planer au-dessus de la ville !…
Le moteur chanterait
Dans l’amphithéâtre lambrissé de bleu
Sa ronflante symphonie…
Oh! voler sans escales dans l’espace qui s’étire
Pour moi, seulement pour moi ;
Traversant les vents effrayés
Par mon audace ascensionnelle
Jusqu’où eux seuls sont parvenus !…
Tournoyer en altitude
Et d’une descente rapide
Tomber en tourbillon
Comme un oiseau blessé…
Faire de subites cabrioles
Des loopings fantastiques
Des sauts de la mort
Comme un athlète élastique en acier
L’âpre crissement du moteur…
Dans l’amphithéâtre tapissé de nuages Tambour…
Si un jour
Mon corps s’échappait de l’aéroplane
J’ouvrirais ardemment les bras
Pour le bleu plongeon dans le soir transparent…
Comme je serais pareil
À un ange au corps déployé
Ailes ouvertes, précipité
Vers la terre distante…
Fendant le ciel dans ma chute brusque
Rapide et précise,
Déchirant l’air en extase dans l’espace
Mon corps chanterait
En sifflant
La symphonie de la vitesse
Et je tomberais
Dans la ville parmi les bras ouverts…
Être aviateur pour voler bien haut !

 

 

 


Tim Lilburn – La chirurgie contre l’angélisme


art  : Alesandro Bavari
art :           Alessandro Bavari

La chirurgie contre l’angélisme

Définir une couche de graisse du pâturage de feu

dans la poitrine de la chaleur du moteur, le sein

caressant mouvement contre le parfum de répandant de la maladie

gonflée de volts d’inhalations.

Laissez la.

Ce fléchissement de la chaleur pour un repas à moitié dévoré pas soi-même,

laissez-le manger tiges,copeaux de fer, pierres vertes, morts millefeuille, premiers mots en tête

d’un surplomb rocheux dans la partie supérieure droite, le squelette d’un sceau,

laissez-le apprendre à se soulever

-sifflement

la lame psalmique complète à travers sa bouche .

Cinq livres de pesanteur de feu contre la ruée du musc
Dans la poitrine du moteur brûlant, un plancher commotionné;

Les têtes de lumière fouettées par la toux le souffle du coup du trampoline,

et le chœur au-dessus de leur enveloppe, ils tanguent

dans un cercle lisible et flou mais, oui, en mouvement, oui, l’engrenage

Ces crics du dôme crânien.

Vous allez dans la bouche du poisson qui est la citoyenneté sibérienne .

dans la bouche du poisson qui est le corps d’un cousin au volcan à ses noces.

Nous sortons du tunnel sur le bord du côlon , aux ramures douces

à la fumée du cerf de nuages.

Nous avons construit une cabane sur cette noix engourdie,
Nous avons caché dans cette grande herbe. Un bâton qui va nous guérir.

Tes yeux dans l’intestin du poisson remuent comme une baguette autour de l’obscurité.

Le couteau ,les ergots vers le bas à travers la peau.

Et c’est la politique.

De cet auteur canadien,

une  dizaine  d’autres  poèmes, dont  certains traduits en français  sont visibles ici:


Mobile ( RC )


 

 

Il y a des perles  rouges

Que l’on suit à distance

 

Et des étoiles de lumière

Filant de l’autre côté

 

Avec leur traînée blanche

Qui balaie un instant la route

 

En courbes pointillées,

Du contour des collines.

 

La nuit est tombée doucement,

Enveloppant le parcours,

 

L’habitacle,  une bulle bercée

Du ronronnement  du moteur…

 

Les kilomètres  s’alignent,

Les villages lentement bougent

 

De l’autre côté de la vallée,

Et défilent en nombre.

 

Les maisons alignées,

Les tours illuminées,

 

Les avenues orange, et

Les néons des enseignes,

 

Bataillent  contre le sombre,

Et disparaissent  soudain

 

Au détour de la route,

Ou derrière un rocher,

 

Avalés par la distance

Et le sillon goudronné

 

Qui, lentement se déroule

En suivant le fil du temps,

 

Frêle ruban de la nuit

Se déplaçant, parallèle,

 

Aux efforts mesurés

De mon automobile.

 

 

RC  –   9 novembre 2012

Ps         : « au fil du temps », est un film ancien de Wim Wenders

photo; grandereveuse