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Leon Felipe – Don Quichotte est un poète prométhéen – 2


 

peinture  Serge Plagnol    La verte et rouge 2002 - Huile et pigments sur toile.JPG

 

 

Le Poète Prométhéen apparaît toujours dans l’Histoire comme un personnage imaginaire… mais l’imaginaire prométhéen gagne du réel… et la réalité domestique… se perd dans les ombres de l’Histoire.
Les rêves des hommes fabriquent l’Histoire… Les rêves sont la semence de la réalité de demain et ils fleurissent quand le sang les arrose et les féconde…
L’Histoire… est sang et rêves.
Et il arrive que le rêve se fait chair et la chair rêve.
Le Poète prométhéen s’échappe des ombres de la Mythologie… de l’imagination infantile des hommes, des livres sacrés… et de la maison même de Dieu… Et le Verbe… se fait chair…
Chair et symbole…


Leon Felipe – Don Quichotte et le rêve prométhéen (extrait )


 

 

DSC_0224-1.jpg

 

Le Poète Prométhéen apparaît toujours dans l’Histoire comme un personnage imaginaire… mais l’imaginaire prométhéen gagne du réel… et la réalité domestique… se perd dans les ombres de l’Histoire.
Les rêves des hommes fabriquent l’Histoire… Les rêves sont la semence de la réalité de demain et ils fleurissent quand le sang les arrose et les féconde…
L’Histoire… est sang et rêves.
Et il arrive que le rêve se fait chair et la chair rêve.
Le Poète prométhéen s’échappe des ombres de la Mythologie… de l’imagination infantile des hommes, des livres sacrés… et de la maison même de Dieu… Et le Verbe… se fait chair…
Chair et symbole…


François Corvol – mythologie 5


auteur non identifié

auteur non identifié

 

 

 

 

 

J’ai rêvé tant de vies dont tu n’as pas idée
je les ai toutes vécues je les ai toutes senties
j’en porte la trace et le bruit, les nuits
ne suffisent pas pour me remémorer
nul besoin de vivre dépareillé
de vivre loin d’oublier je les retiens
comme d’autres une cage dans la main
J’en ai rêvé tant dont tu n’as pas idée
et parmi toutes ces vies une seule
une seule m’est inconnue
celle-là qui te contient
elle n’est plus mon rêve mais le tien
celle-là même où tu remues


Fresques du salon de thé ( RC)


peinture       Henri Marret :             fresque de la salle du Conseil des «Tréfileries du Havre» à Paris – 1923

L’ambiance propice aux papilles,

Convoque au logis,

Les épisodes de mythologie,

Et commence par la vanille,

La couleur sur les murs rit,

Il n’est pas question de fromages,

( que les jambes dépassent d’entre les nuages ),

Mais des attraits de sucreries,

Neptune et Jason sont invités,

Et dialoguent en écho,

Avec les tartes aux abricots,

Du salon de thé.

D’un trident ruisselant on verrait presque,

A la place des poissons, des pastèques,

Ananas, pêches, et fruits secs,

Evoqués sur la fresque.

Tout cela en couleurs douces,

Et teintes légères,

Sur les gâteaux, la crème pâtissière,

Voisine avec les mousses.

Les dieux sont hors d’atteinte,

Ils restent à distance,

Nymphes vident cornes d’abondance,

– … Dans les tasses les cuillères tintent.

On n’imagine pas, au dessus des meringues,

Des extraits de BD, héros et Superman,

Couronnant la crème à la banane,

Et que les méchants sortent leurs flingues.            

Wayne Thiebaud -  Chocolate cake

Wayne Thiebaud – Chocolate cake

Les superstars d’Andy Warhol,

Se sentiraient bien seuls,

Avec la tisane au tilleul,

Sans les vapeurs d’alcool…

Ou le portrait d’Einstein,

D’épaisse moustache,

. Glace à la pistache,

Et les variations Lichtenstein…

La musique va vous bercer,

Vous oubliez la soupe rance,

Et le monde de violence,

Dont vous êtes agressé…

Ici, le monde sucré et la crème fleurette,

Assorti d’une douce ambiance,

Petit doigt en l’air , – et bienséance,

Comme pour les pieds, l’épaisse moquette.

De toute cette crème épaisse,

Bénéficiez à satiété,

Couleurs pastels au salon de thé,

Et bruit discret du tiroir caisse.

RC  – 1er  octobre 2013

peinture:         Andy Warhol       –  Einstein


François Corvol – Mythologies 02


Mythologies

 

 

Je te cherche toujours
bien que tu n’existes pas
puisque je suis trop plein
de tout ce qui existe
Quand bien même le feu qui m’habita
ne reviendra plus
je te cherche d’autant plus
et te lègue ce que je suis
absence qui me nourrit

 


François Corvol – Mythologies 01


Mythologies

1 août 2012
42

À M.L.


tout ce qui se replie
n’est pas marée
ni drap de ton lit
tout ce qui s’éteint
n’annonce pas la fin
ni la mort ni la nuit
ta vie pour y nager
profonde suffisamment


Statue de sel ( RC)


A  trouver   dans le biblique des analogies

Avec les  aventures  de la mythologie

Je  vois  de partout des anges, les ailes

Et  au rivages d’océan, des ptits tas de sel

En pays lointains  et ça  –  c’est pas  de bol –

Que la mer soit morte,  ( et que l’eau  s’envole)

Une histoire  à l’eau de rose

Et voilà le sel qui dépose

Sur l’eau qui devient si dure

Car saturée de saumure

C’est pas de nature  à plaire

Aux poissons  de la mer…

Et même  –                  ça les  énerve !!

De se retrouver              en conserves

Même  si c’est  très pratique

car sans camions  frigorifiques …

 

On parle  aussi des miracles

Qui faisaient grand spectacle

Comme Jésus         faisant des ricochets

Sur  la plage,              pleine de déchets

Ou encore  –  la légende, elle  a bon dos –

Se permettre même, de marcher  sur l’eau

Facilité en cela, par                        la teneur en sel

Que l’on pourrait – on l’a dit – ramasser à la pelle…

 

Mais revenons à nos propos légendaires

A ce qu’on peut,              ou ne pas faire…

C’est comme Orphée qui met tout par terre

En regardant derrière, de retour des enfers

Même  si                   c’était pas le paradis

Ya            toujours et partout des interdits !

Orphée, désobéit…           et va se faire  blouser

A vouloir contempler de nouveau,  son épousée

 

C’est comme l’histoire d’la femme deLoth, sans doute paniquée

–    ……..     les épisodes sont ici, assez compliqués-

En bref,         c’est châtiment et punition des hommes

Lorsqu’on s’ décide         à punir la ville de Sodome

Sodome  et Gomorrhe

–         c’était déjà l’horreur –

Fallait préparer les tombes..

Y avait pas des bombes

Qui tombaient  du ciel

Mais s’activer partout – surtout avec la pelle

C’est comme  Orphée            et son retour d’enfer…

 

MissLoth  ne d’vait s’occuper – que d’ses p’tites affaires

Mais elle est trop curieuse, et va fourrer son nez

Dans c’qui la r’garde pas …          Elle va  se retourner

La voilà d’un coup,              changée en fossile,

En statue de sel         ,      comme une imbécile

On la contemple  encore,              au bord de la flotte..

De cette  œuvre d’art…    – on reconnaît bien   Loth !

On voit bien encore,- sculpture vénérable

Cette statue d’artiste,   au milieu des châteaux de sable.

De toute  façon, ça  fait sensation… !!

…. On en a encore parlé…  aux informations !!