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La course de l’ombre sur l’herbe – ( RC )


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Avec la course du jour, sur l’herbe
l’ombre de l’arbre marche
à pas lents , sans l’écraser .

RC – juin 2017


Allons retrouver les jours – (réponse à « La paupière attentive à la course lente des jours » de Nath – (RC )


photo perso - le Villaret

photo perso – le Villaret septembre 2013

Allons retrouver  les jours,

Et entr’ouvrir les volets,

Pour laisser guider nos pas,

Loin des chapelles à l’oeil de tristesse,

 

Closes sur elle-mêmes,

 

Il y a plein de voies, –

Qui sait où elles nous mènent ?

Qui sillonnent l’étendue,

Où se multiplient les possibles,

Bien sûr gardés du secret des herbes,

 

….Peut-être  qu’elles se perdent en brousse,

Ou se rétrécissent soudain,

Comme le végétal se referme lentement,

Sur les chemins oubliés,

De trajectoires mortes.

Mais la plupart persévèrent,

Et délaissent l’oubli, et l’ignorance,

Pour s’élancer, contourner blocs et falaises,

Ou,  passent, en brèches de lumière,

Malgré  clôtures et frontières de béton.

Alors, tu seras attentive,

Ne  te limitant pas à la course des jours,

Mais aux lendemains offerts,

Qui éclosent même,

A l’intérieur.

 

-Si tu gardes tes paupières  scellées.

et donc le  texte original de Nathalie Bardou

———–La paupière attentive à la course lente des jours

A retrouver la langue vivante

Des herbes,

Se déceinturent les crépuscules.

Des brèches de lumière inaudible

Tracent les chemins abondants

De l’ignorance,

Soin porté à l’égarement.

Alors que des chapelles à l’oeil ovale

Reçoivent, Dépouilles de tristesse,

Et ouvrent leurs toits de braise

Aux chants des forêts ,

Une femme marche , la paupière attentive

A la course lente des jours.

 

 


Le geste avait pris sa main ( RC )


dessin calligraphique  à partir  d'une  sculpture  de Matisse,  exposition Matisse  et Rodin, musée  Rodin,

dessin calligraphique à partir d’une sculpture de Matisse,           exposition Matisse et Rodin,       musée Rodin,   décembre 2009

Ce qu’il se passe sur sa page,

je ne peux l’expliquer          …

il y a de l’oubli nécessaire, et un temps céleste,

qui brouillaient sa présence et dirigeaient ses pas.

 

                Des pas d’encre                quand je débarquais demi- inconscient,

franchissant des seuils sans s’arrêter,

usant de l’entaille comme des signes,       portés par une mémoire.

 

Elle était là, à ma place, basculant au bord du monde,

et se frayait un chemin parmi la surface,

                         toute à elle sans un parcours de sève ,

unie au tracé rapide sur la feuille qui tremble.

 

                             J’avais vécu le temps d’un baiser anonyme,

qui ne laisse de son passage, que la trace du dessin,

C’était un grand geste précis qui allait se lancer

dans une arabesque, et le mouvement seul,

avait pris sa main.

 

Il se demanda encore s’il y était pour quelque chose,

confondant le destin et le dessin.

                             Une seule lettre  en sépare le sens….

 

On lui dit que oui .

RC –  10 avril 2013


Brigitte Tosi – Et si tout disparaissait ( suivi de ma « réponse » )


 

 

 

 

 

 

photo :   auteur non identifié

 

 

 

 

Et si tout disparaissait

La sève de nos arbres

Celle de nos vies

Les traces de nos pas

Les flocons de poussière

Le trop plein du regard

Le silence du ciel

L’ombre des lumières

Prolongeant nos fenêtres

Le poids de nos enfants

Endormis sur nos joues

 

Si rien ne profilait

Notre horizon muet

Qu’adviendrait-il du mot

De la beauté du monde

Tendus haut par les mains

Du poète tremblant ?

 

B T.  19 juillet 201

 

Si rien ne profilait
A  l’ horizon muet
Les mains du poète
Modéleraient le monde
Et des flocons de poussière
Recréerait, de lumière
La beauté du monde,
Un nouveau  chemin,
Et les premiers pas
Inventés des enfants
Que nous sommes.

 

RC   – 25 novembre 2012


Béatrice Douvre – Le jardin


peinture: John Singer Sargent dames au jardin 1910

 

 

en provenance  du site   » la pierre et le sel »

 

Le jardin

Arrête-toi au fond de ce jardin
Pour l’air et pour le peu de roses
Arrête-toi, je te rejoins
Tu es plus belle que mon attente
Plus terrible encore quand le temps cesse
Car tu as cessé de vivre dans le temps
Mémoire
Poussant le grillage de fer
Pas à pas sur les terres humides
De la rosée plus que le jour
Je te rejoins
Il n’y a plus personne dans ce jardin
Les quelques pas avaient gravé la terre
C’était mon pas
Ô disparue derrière les ronces.

Poème isolé, écrit en 1989 et 1993, publié par la revue Linea, n° 4, été 2005, p. 14

 


Christophe Bousquet – Le dit et le non-dit


peinture: Richard Diebenkorn

Le dit et le non-dit

Le dit et le non-dit

Je pousse des soupirs le long des longues nuits
Dans lesquelles j’erre comme un damné depuis
L’explosion totale d’une joie éphémère.

Elle s’est évadée, me laissant mon désert :

Un grand marasme plat où l’ennui s’éternise
Sur des sables mouvants dans lesquels je m’enlise.
Pas d’oasis en vue. Depuis longtemps déjà

Le vent désespérant a effacé ses pas !

La soif implacable m’empêche de bouger
– Et ne pouvant boire, ça va pas s’arranger ! –

Je rêve désormais par hallucinations
– Tout est délirant, même l’imagination –

Malgré ce que j’en dis, j’encaisse mal le coup :
La ligne d’horizon est devenue bien floue.

ce  que  nous  « dit »  Christophe Bousquet.. 

est varié et interessant, mais  sur  son blog  la pose  de commentaires  semble faire problème…

 

 


Claude Roy — Va et vient


Va-et-vient

à Jacques Roubaud

 

 

les combles du Villaret - photo perso

 

 

J’entends en moi ouvrir fermer claquer des portes

des bruits de pas dans un escalier parler à voix basse

dans un corridor quelqu’un tousse puis étouffe sa toux

quelqu’un vient hésite s’arrête fait demi-tour un long silence

 

On entend seulement une tuyauterie se plaindre

Puis de nouveau des pas

On approche

Il y a quelqu’un derrière la porte

Quelqu’un retient son souffle puis respire à nouveau

J’entends de l’autre côté craquer le plancher

On frappe enfin

Deux coups très nets

Je vais ouvrir

Ce n’est que moi

Une fois encore quitte pour la peur ou la déception

 

J’attendais donc quelqu’un Que je n’attendais pas ?

 

 

peinture: J Ch Boquet - intérieur ( le deuil) Musée des Bx Arts Rouen

peinture exposée au musée Zadkine ( Paris)