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une épaisse nuit à l’intérieur de la terre ( RC )


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mains négatives: grotte  de Roucadour

 

Sous nos pieds,
à l’intérieur de la terre,
de l’épaisse nuit
ce sont peut-être des regrets teintés de noir,
où ,       dans les profondeurs souterraines
les cavernes se font,
creusant le silence d’une paix de ténèbres .

Et la roche suinte
d’un goutte à goutte lent, régulier,
marquant l’éternité du temps,
qui finit par la dissoudre,
en faire des cathédrales
aux statues pétrifiées,
ignorant celles des saints .

Personne n’y prie
et appelle de soupirs .
Pas d’âmes affligées
pleurant d’anciens amours,
et pourtant jaillissent
des larmes en cristaux
durcies par l’attente.

Il est loin aussi,      le temps
où les hommes se rassemblaient
à l’abri des grottes,
autour de braises fumantes,
espérant survivre aux lendemains,
en peignant sur les parois
l’espoir des trophées de chasse .

Ils ont prolongé leur présence,
traversé des millénaires,
et toujours en silence,
leurs mains négatives
tâtonnent ,      inscrites sur la roche
à l’obscurité sans écho
qui se prolonge jusqu’à nous .

 

RC –  juin  2018


Côté ombre – ( échos de textes SD – RC )


( ces textes sont visibles  dans  la partie   » ping-pong )

art 126.jpg

photo Jerry Uelsman

COTE OMBRE

J’ai fait  les cent pas sur le parvis

côté ombre

À même le pavé

la gitane a suivi les lignes de ma main

mais elles étaient brouillées

De l’autre côté des pierres

Notre-Dame de la Mer

écrasée de soleil, déserte,

s’endormait

Dans le silence

d’un plein après-midi d’été

Non, tu ne viendras plus

mais j’attendrai  le soir

J’attendrai les chanteurs,

le timbre des guitares                                                         

le son rauque et cassé de ces mélopées lentes  

qui disent le départ

et le prix de l’errance

– la gitane dénoue les pans d’un fichu vert

un enfant fait la manche –

Demain j’irai revoir la mer

la mer et les étangs

la robe claire des chevaux

et l’éclat de corail des flamants

comme des perles ébouriffées

qu’aurait éparpillées le vent

sur l’eau

J’irai dire un adieu à Arles la romaine                                     

Fouler aux pieds les Alyscamps    

Comme Toulet au bord des tombes

Eprouver le poids du passé

Avant que le jour ne s’effondre  

Et  oublier                                 

SD

C’est la faute des pierres .
Elles ont attendu si longtemps,
alignées au bord des allées,
que même les inscriptions,
se sont effacées 
assistant, immobiles, à la fusion des jours:

peut-être n’avaient-elles
plus rien à dire et ont suivi
le chemin des montagnes altières,
un souvenir des Alpes lointaines .
Ses rochers se sont écartés 
pour laisser passer le mistral .

Le vent est toujours là, où tu l’a laissé,
les flamants roses sont comme des fleurs
posées sur les étangs,
mais on ne sait pas si ce sont les mêmes,
ou d’autres générations venues
sur les étangs de Camargue .

Tu trouves toujours aux Saintes-Maries,
une gitane prête à te dire ton destin, 
dans les lignes de la main .
Mais tu ne sais pas la reconnaître.
Et d’ailleurs, si tu lui confiais ta paume ,
elle trouverait ces lignes effacées.

Et ce seraient comme ces pierres,
qui ont attendu si longtemps,
qu’elles ont fini par s’éroder,
se dissoudre :
dans le liquide du temps,
et le poids du passé .


RC

Étaient-ce des perles ou des fleurs

déposées par le vent

Je restais les observer des heures

Ils quittaient l’eau parfois

abandonnant leur fragile élégance

pour prendre leur envol

 

Et lorsqu’ils déployaient leurs ailes

ce n’était pas tant la fulgurance

du corail que ces rémiges noires

qui signifiaient tout à coup leur puissance

 

Arles déchue Arles des pierres dissoutes

de langueur et d’oubli

les arènes sont vides

la roche friable sous mes doigts

 – j’en garde

un peu de la poussière au creux des ongles-

sur les gradins il n’y aura pas d’ombre

 

Mais au-delà des murs, échappée du regard,

j’aperçois la douce respiration de la ville

le soleil fléchit contre les toits de tuiles

Le temps devient cet or liquide

sans passé ni présent

le temps a la lourdeur des pierres

immobiles

SD Février 2018   

J’ai fait les cent pas sur le parvis
côté ombre,
et tu n’es pas venue.

J’ai pourtant attendu longtemps.
Peut-être je n’aurais pas dû
acheter des fleurs ce matin.

Elles courbent déjà la tête,
et désespèrent de te voir,
à mesure 

que le soleil
grignote un peu plus de la place .
Mais je suis resté,

assis sur un banc, désoeuvré,
et du square me parviennent les cris des enfants.
Je me suis occupé à compter les pavés.

Il y en avait beaucoup sur la place
autour des maigres platanes
que l’on y avait plantés.

Beaucoup, mais pas tant, 
que ces minutes qui n’en finissent pas.
Elles s’étirent en un long soupir.

L’après-midi s’est prolongé,
c’était l’été et la lumière s’est attardée
jusqu’à la fermeture des boutiques.

Non, tu ne viendras plus.
Je le sais maintenant, 
et les fleurs sont fanées.

Mais je reviendrai demain.
Il y aura des musiciens
qui accompagneront mes pensées.

Celles qui disent les exils volontaires,
l’incertitude de l’errance ,
et les lueurs de l’espoir.

Demain, quand tu seras là
je te tiendrai par le bras,
et nous irons revoir la mer

La robe claire des chevaux ,
et ton regard aura l’éclat
de la nuit , où le jour commence à poindre…

Nous éviterons les paroles inutiles, 
que le vent aurait éparpillées ;
tu te contenteras d’être là.

Et ce sera la joie,
quand tu reviendras
.. mettre un terme à l’incertitude…

RC

Tu étais là, sur le parvis

côté ombre

et je t’ai reconnu même avant de te voir

Tu attendais sur le vieux banc de pierre

avec cet air d’éternel enfant

– celui sans doute qui m’avait fait revenir       

sur mes pas une dernière fois

en te cherchant-

– Notre Dame de la mer –

Qu’attendais-tu, indifférent

a ce qui t’entourait

au timbre des guitares

aux gamins qui mendiaient à même le pavé  

Il m’a semblé qu’une gitane  en robe noire

lisait les lignes de ta main

T’a-t-elle parlé de moi ?

Je sais que j’ai couru vers toi que j’ai crié

que  tu m’as serrée dans tes bras

et  je suis si légère, t’en souviens-tu,

que tu m’as fait tourner, tourner sans fin

jusqu’au vertige

Si haut qu’au-delà du fronton de l’église

j’ai vu le soleil basculer   ricocher

dans tes yeux

La place en est soudain devenue trop étroite …

Il me fallait le ciel entier  côté lumière,

Il me fallait la mer au-delà de ces digues

qui ferment l’horizon sous le pas des chevaux,

au-delà des étangs, au-delà des roseaux

lequel entrainait l’autre, le sais-tu ?

Il me semble que tu m’as portée jusqu’à la mer

en chuchotant à mon oreille des mots

que le vent étouffait

Ou bien était-ce le vent lui-même qui murmurait 

Qu’importe          je te retrouvais

SD


Le corps d’un gisant – ( RC )


Mejean  Causse   -  10.JPGphoto perso – causse Méjean  Lozère  2016

 

Les collines s’offrent,
couchées en travers de l’horizon   .
Leur attitude a celle du corps
d’un gisant,                     endormi
sous le soleil comme sous la pluie ,
avec une robe d’herbes et de pins.

          – Il attend de se réveiller –
après avoir dialogué des millénaires,
       avec les aubes,
       et ombres furtives .
Celles qui survolent,       sans s’arrêter,
causses          et falaises de pierre .

Le parcours des nuages,
ne laisse de leur passage
qu’une trace effilochée ,
une sorte d’image du vent ,
de celle qu’on ne peut saisir,
ni déchiffrer le message.

On pense les pentes        immobiles : 
elles le sont en quelque sorte,
à notre échelle de temps ,
      mais ce sont des vagues,
et elles déferlent,     rebelles,
sous le ciel oublieux.

Contrairement aux gisants
soulevant les plaines,
        le ciel n’a pas de mémoire ,
et varie               au jour le jour .
Il ne fait pas mystère
de son indifférence.

Que ce soient des périodes gaies
ou attristées par des guerres ,
         des catastrophes,
il ne se souvient de rien.
Il n’est la proie ni du malheur,
ni de la joie .

Alors que la roche
se referme sur ses blessures :
le sol conservant en profondeur,
intact        – le livre de la terre    ,
peuplé de grottes souterraines,
et d’espèces fossilisées.

Souffre-t-elle
du passage du temps ?
En est-elle prisonnière,
ou conserve t-elle
       des êtres de pierre
dont la légende s’éternise ?

Il suffit de vouloir la lire,
d’aimer les vallées verticales,
de capter le pinceau de lumière
qui les sculpte, et les fait basculer
dans d’autres saisons,
           comme dans d’autres mondes .


RC – juin 2017

 

 


Christian Hubin – L’auréole veuve


vue  bord fra  arch -0662.JPG

De l’horizon arrive la division en perles, l’intelligence inhumée.

L’auréole veuve, le glas dans la base opaque du soleil.
A ceux que son rivage éveille, l’eau de la nuit rappelle que rien n’est achevé.
Au bord de la mer, elle-même face à elle, à sa fin réfléchie.
Qu’est-ce qui revient avec les vagues ?
Qu’avons-nous fait pour à ce point avoir oublié, n’être plus ?
Bulles blanches qui s’envolent de la roche tabulaire.
L’éponge de l’air, les stries dans la lumière totalisante.


Semis de pierres à Carnac – ( RC )


A Carnac, on a planté des petites pierres,
pour retenir les rayons  de lune.

–  C’était au début, quand elle  a commencé
sa course autour de la terre.  –

Maintenant les pierres ont bien grandi,
ce sont des témoins,

Ils  se sont redressés, au fil du temps,
Communiquent  avec le soleil et le vent :

Ils  racontent,      muets,        en grandes files,       alignés,
beaucoup de choses,            sur ce qu’on ne connaît pas.

Pour notre portée  d’hommes modernes,
C’est  comme un langage  des signes, venu de l’en-deçà…

La nuit venue, elles se déplacent dans leur ombre,
Et grandissent  encore un petit peu, imperceptiblement,

Le dialogue  se perpétue  avec le  sol,
Et le rayonnement  des astres .

Avec leur  station debout, on peut leur attribuer
un caractère, comme si  une présence humaine  était enfermée dedans.

Il se pourrait qu’elles  se soient  rassemblées  d’elles-même,
en vue  d’une  cérémonie à venir.

D’autres  le font de manière  étrangement proche,        dans des pays différents,
Où déjà la distance fait qu’on se demande comment  elles  font.

Peut-être que la roche en marche aurait les instincts     d’une commune famille…
c’est difficile  à dire, et personne  n’a vécu des millénaires pour affirmer le contraire.

Vu leur  silence  apparent,          juste  couronné de vent,
il faut laisser parler  les  légendes  ;          c’est un peu leur chanson.

 

RC –  juillet  2015


Face aux dentelles de Montmirail ( RC )


photo perso.  Dentelles de Montmirail - octobre 2015

photo perso. Dentelles de Montmirail – octobre 2015

 

Quelque part,
adossé  au corps  de pierre,
La pente offrait
juste un répit,

un souffle,
avant de reprendre,
plus drue,
Plein sud,là où la terre n’a pas accès.

Seuls les arbres
accrochés, on ne sait comment,
dans une  anfractuosité,
Têtus.

C’est une muraille qui se dresse
Une construction gigantesque de clair,
poussée sur un bleu
sans faille,  où elle  s’appuie .

Je la devine
plus que je ne la vois,
– lui tournant le dos –
mais elle  répercute

Comme un miroir
La chaleur  et les embruns solaires.
Embruns  étirés de senteurs  âpres
de romarins  et de buis.

Je suis  assis
devant une parenthèse
— aride  
d’éboulis grisâtres .

On se demande
ce qui retient
ces roches  déchiquetées, mâchées…
de dévaler plus bas  :

Juste  comme  si la montagne
s’ était débarrassée,
en s’élevant,
d’éléments  superflus.

A la manière d’un serpent
abandonnant sa mue:
une enveloppe
devenue inutile.

C’est un jour
où le mistral se repose  :
En automne,
on n’entend plus les cigales

Mais le murmure de la vallée lointaine ;
peut-être un ruisseau,
Le léger bruissement  des feuillages ,
les traits espacés du vol de rares oiseaux.

Au fond, le soleil caresse
des rangées de vignes
soigneusement peignées,
virant sur les jaunes, les orangés.

Peu de champ libre,
avant qu’une nouvelle vague minérale,
s’élève, accélère son mouvement,
jusqu’à ce que chênes et pins abandonnent.

Au pied d’une  grande  couronne de pierres,
sentinelles  verticales,
à la façon de supports de dolmens,
dont il manquerait la table…

Forteresse censée surveiller
une mer disparue,
oublieuse,
bue,   par le basculement  des choses

inscrit dans la roche,
et ainsi de suite jusqu’aux îles
de la Méditerranée attendant un signal
pour se dresser à leur  tour  .


RC oct 2015

 

voir aussi https://ecritscrisdotcom.wordpress.com/2016/03/20/quelques-pas-vers-les-dentelles-1-rc/

 


Départ vers une fête dans un monde de roche et de lumière (RC)


 

Site ruiniforme des causses ( cirque de Mourèze) 34

Quinze ans  que le train se rue …..
et le vent racle
et les perles brillantes des autos se croisent sur les routes.
Il fallait que je m’en défasse,  ——-   il m’en reste quelques autres d’ailleurs.
Pourquoi avoir  gardé  çà tout ce temps.
C’est devenu une fête potentielle,

j’en conserve les confetti et rubans colorés –

peut être aussi quelques cotillons.
Il va falloir tout emporter.
Sur l’île des elfes ?  -sur l’île déserte ?

Mais dans cette île des elfes vers laquelle je me dirige.
Qui aurait pu être une fête dans un monde de roche et de lumière,    -qui le sera peut-être,

Il y aura en moins  le racloir du mistral et la vitesse y sera dominée par les serments géologiques.        Silhouettes sentinelles de vieilles villes ruinées,

 

RC      Juillet – 2003

 


L’abri de l’obscur ( RC )


photo   Chapelle St Michel Sous Terre, Vidauban

photo  Clémence Ayrolles          Chapelle St Michel Sous Terre,       Vidauban,  Var

 

 

A l’usure des siècles,

L’écriture liquide

Qui patiemment  fore

Des passages  dans la pierre,

Les ponts de roche jetés sur la rivière

Un chaos basculé, envahi  par les arbres

Centenaires, et racines avides,

Un grand  âge des oublis

Masquant par son rideau

L’ouverture secrète

Le chemin détrempé

Et la voûte obscure

Habillée de suie

–          Chapelle dissimulée –

Aux abris  d’ombre

Simplement indiquée

Aux temps d’inquisition

Par un chemin de chandelles

Chancelantes à la cécité de l’air

Et la fumée dissipée des mémoires

Gardienne des consciences

       –      Des libertés

Celles de penser autrement

Sous les rocs enchevêtrés,

Qu’un faux paysage

Sous l’exil du soleil

S’étalent dans la plaine

Au pied des croix

Et des échafauds.

RC-  20 mars 2013


Basho – – Tiphanya ( haïku )


 

 

La marée s’est retirée
oubliant le ciel étoilé
dans le creux d’une roche

– Tiphanya : de Basho,

 


Sylvia Plath – lettre d’amour (1960)


peinture           Gerard Ter Borch:              femme écrivant une lettre

 

 

Lettre d’amour (1960)

 

Pas facile de formuler le changement que tu as fait en moi.

Si je suis en vie maintenant, j’étais alors morte,

Bien que, comme une pierre, indifférente totalement,

je restais là immobile suivant mon habitude.

Tu ne m’as pas seulement bougée d’un pouce, non –

Ni même laissé ajuster mon petit Œil nu

A nouveau vers le ciel, sans espoir, bien sûr,

De pouvoir saisir le bleu, ou les étoiles.

 

Ce n’était pas ça. Je dormais, disons : un serpent

Masqué parmi les roches noires comme une roche noire

dans le hiatus blanc de l’hiver –

 

Comme mes voisines, ne prenant aucun plaisir

A ce million de joues parfaitement polies

Qui se posaient à tout moment afin de faire fondre

Ma joue de basalte. Et elles devenaient larmes,

Anges pleurant sur des natures monotones,

Mais je n’étais pas convaincue. Ces larmes gelaient.

 

Chaque tête morte avait une visière de glace.

Et je continuais de dormir, comme un doigt tordu

La première chose que j’ai vue n’était que de l’air pur

Et ces gouttes enfermées qui montaient en rosée,

Limpides comme des esprits. Tout alentour

Beaucoup de pierres compactes et inexpressives

Je ne savais pas quoi faire de cela.

 

Je brillais, écaillée de mica,

et déroulée pour me déverser tel un fluide

Parmi les pattes d’oiseaux et les tiges des plantes.

Je ne m’étais pas laissé berner. Je t’ai reconnu aussitôt.

L’arbre et la pierre scintillaient, sans ombres.

 

La longueur de mes doigts a grandi, lucide comme du verre.

J’ai commencé à bourgeonner comme rameau de mars :

Un bras et une jambe, un bras, une jambe.

 

De pierre au nuage, ainsi je me suis élevée.

Maintenant je ressemble à une sorte de dieu

Je flotte à travers l’air, âme tournoyante,

Aussi pure qu’un pain de glace. C’est un don.

Sylvia Plath

 

 


Jean-Yves Fick – feuillet 41


25 décembre 2011

feuillet 41

peinture : arche de Noé -- fresque romane, St Savin sur Gartempe, Vienne By Jean-Yves Fick

 

viennent les passes
noires et nues
où voguer vers
quelle terreur

                                              à la proue

on savait que
l’étau des roches
allait broyer
la nef entière

                                            corps et âme

pour peu que ne
franchissent pas
les ailes blanches
pour peu que ne

                                         dans l’écume

se montre pas
la main suprême
qui porterait
plus loin la barque

                                        imprévisible

poupe brisée
mais le haut-vol
possible dans
l’étrave intacte

                                     quels seuls visages

hors du royaume
où ne sont qu’ombres

                                      vont apparaître.

à noter que la mise en page, que j’ai essayé  de respecter,  est un des éléments importants de l’expression poétique  contemporaine,  qui induit, un autre regard, une  autre lecture

provenance:  http://jeanyvesfick.wordpress.com/2011/