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Claude de Burine – Montagne


peinture Karl Fredrieck Hill

peinture      Carl Fredric Hill

Montagne 

Peut-être
Qu’en se mettant
En face
En face du soleil
Dans la merveille du sang
Pourrons-nous
Traverser la nuit
Pourrons-nous écrire
Les mots les plus simples
Comme quelqu’un
Qui met ses sandales
Pour aller dans l’herbe.

 

 

Claude de Burine

poétesse dont on trouve des productions sur le site lieucommun


Préférer les sandales aux bottes de cahoutchouc ( RC )


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-fresque  de la Villa Farnèse  – Raphaël

 

Au confort exotique,
le corps  s’étale
dans la vie locale
aux aléas climatiques…

Convoquée ,      manucure
Ne craint pas scandale
Et dessine , démarche bancale
Les pieds,       ailés      de Mercure

Trouver meilleure chausse
A son pied   servile ….
Il est toujours plus facile
De célébrer des noces

En sortant de son chapeau
Un soulier de cristal
       Plutôt que sandale
Aux temps hivernaux.

Au sortir de l’aéroport
Si tu as le pied fin,
C’est soulier de satin,
Garanti grand confort

Aux pays  du soleil
Sans être momie,      aux bandelettes
Es tu bien dans tes baskets
Les ampoules vissées aux orteils ?

Trouver chaussure à son pied,
Le grand amour  rêvé…
Cueilli au pied levé,
Des temps expatriés.

Des bottes  de sept lieues
Permettent, avec quelque  chance
De franchir grandes distances
Pour agiter,   mouchoirs des adieux.

La soif d’idéaux
Fait de toi            la reine
– Un jour couverte  d’étrennes
Portée au plus haut…

C’est oublier, que la terre  est dure,
Même de l’autre côté           – obtuse
Et que les semelles   s’usent
Avec la distance, et le pas sûr…

Il n’y a pour rêver, pas d’age…
Aux vols d’altitude
La chute peut être rude
En quittant les nuages.

Laissant de l’amour,    le mystère
J’en connais,    qui préfèrent des souliers
–        De milieux hospitaliers
Accrochés à  la terre.

Se bouchant les oreilles, Ulysse
Pour éviter ,      des sirènes, les voix
Fit ainsi son choix
–         Et sur lui, elles  glissent.

Quittant le paradisiaque,
Le voila, laissant le boubou
Pour des bottes  de cahoutchouc
Bientôt en vue d’ Ithaque …

Pénélope,….        pour l’accueillir,  est venue,
        Portant ses escarpins
        Au creux de ses mains,
Et elle,                       elle est pieds nus…

RC    – 14  janvier 2013