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Coloration noire ( RC )


 

 

 

 

Quand  revient  l’été,      le soleil ardent
C’est de la surface,                     le brûlant
Dont nous protègent les arbres, et l’ombre
Pour qu’à la  canicule, on choisisse le sombre

C’est bien une histoire           en nuances
De sombre, et de clair,  c’ est dans la balance
Pigmentés de  rose,  de jaune  de noir
C’est de la peau, raconter l’histoire

Une enveloppe         qui recouvre  le corps
Protection,  des aventures           du dehors
Les aspects variés, certains diront , les races
Moi, je resterai, en couleurs, sur la surface

Pour fuir                les idées simplistes
Pouvant conduire, celles  du raciste
La couleur de la peau,  la coloration
Rime trop souvent, avec ségrégation

RC-  février  2012


Contrebasse, les échos de Mingus ( RC )


photo: Charles Mingus

Sur la scène improvisée
A même la rue, clarinette et cuivres
Central Park
Et l’écho de Mingus
Des fables de Faubus

La musique dévoile sa transe interne
son sanglot pincé
ses originelles, du chant frotté
Les cordes pincées

En cherchant une langue
Au-delà de la voix seule
Et de l’écho de bois
La contrebasse, et son volume,
La grand-mère, comme ils disent
Délivre sa mémoire du jazz

Sur ce qui vibre  de l’histoire des hommes
L’indicible et les sons feulés
Parfois baleines du chant
Parfois rythme pesant, des pas fatigués
Walking bass, à travers les rues de Chicago
Tout un monde,

Le passé, pas si éloigné
Ségrégation, et mémoires
De l’immigration forcée
En champs de coton
Main d’œuvre bon marché

Mais pourtant le chant
Du passage du blues
A travers toi

RC  22- juin 2012

 

voir  aussi l’article   » gouttes  de son »

On the improvised stage
In the rough street, clarinet and brass
Central Park
And the echo of Mingus
Fables of Faubus

The music reveals his internal trance
pinched her sob
its original, song rubbed
The plucked strings

Seeking a language
Over and above the solo voice
And the echo of wood
Bass, and its volume,
The grandmother, as they say
Delivers her memory of jazz

That vibrates at the history of mankind
The unspeakable and growled sounds
As sometimes whales were singing
Sometimes rhythm heavy, walking tired
Walking bass, through the streets of Chicago
A whole world,

The past, not so far
Segregation, and memories
Of forced migration
In cotton fields
Cheap labor

But still singing
The passage of the blues
Through you