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Michel Camus – proverbes du silence et de l’émerveillement – Silence et paroles de feu


photo Harol Davis

– photo : Harold  Davis

 

 

 

Silence et paroles de feu se font la guerre pour nous tenir en éveil
Quel est ce feu sans nom, quel est ce feu secret dans l’infinie saillie de la vie.
Quel silence de feu et de glace avant comme après l’incendie de la naissance et de la mort
Dans le silence qui nous traverse jaillissent trop d’éclairs de pensées,trop de flammes blanches d’émotion comme des torrents d’images fuyantes : notre propre infini nous échappe
L’homme des mots est un symbole brisé étranger à son
Double-de-silence.
Ses paroles : d’obscurs signaux à la rencontre de l’énigme qui les émet d’un côté et de l’autre côté les efface en silence
Qui sait si le silence ne serait source inépuisable de la corne d’abondance que dans notre ignorance nous appelons la vie
Qui sait si le silence ne serait l’invisible tissu du Vivant reliant les hommes aux étoiles
Qui sait si le silence ne serait l’unique intimité sans fond de tout ce qui naît et meurt
Qui sait si le silence ne serait la racine et la floraison de toute langue
Et si tout était silence, rien ne serait isolé de rien.
Tout être serait silence, toute chose serait silence.
Et tout langage.
Et toute musique.
Toute vie.
Toute mort
L’homme que l’éblouissement tient en éveil s’oublie soi-même dans le silence
Qui dira la richesse du merveilleux le suc infini qui coule dans ses veines
Qui dira le sang le saint sang du silence
En vain ô face gisante de la vie cherches-tu le sommeil à la surface ombreuse de la nuit.
L’autre face t’entend rêver
En vain, pâlissant d’angoisse à l’idée de perdre ton ombre, cherches-tu sous tes pas ta lumière..?

 

voir le premier extrait ici


Surprise de la chaîne de fredonne. ( RC )


photo et montage perso –          juin 2011

surprise de la chaîne de fredonne…

Il faut que je ressource, en lumière délectable… et, que léger, je chantonne
Une cascade de mots, qui font source, à l’aimable chaîne de fredonne…

Que je source, que je me ressource, que je prenne la queue des mots pour tremplin
Et que je rebondisse, pour que j’ajoute un maillon à cette chaîne sans fin…

Heure d’hiver,   heure d’été – passage en douceur , mais qui jamais ne s’arrête,
En ajoutant mon grain de sel à la grande cuisine, et ingrédients, en fête

Est-ce en chantant ( et j’en suis fort aise), à capter ainsi le moindre prétexte,
De plus, sans queue, ni tête – je les montre à ces messieurs – sortis du contexte

Qu’à jouer de la sorte , rend notre destin d’ écriture, au plus futile ?
Combien faut-il de fois, le répéter, et cette répétition inutile…

Car chaque fois, partant de rien, ( de rien  » y a pas d’quoi »), c’est un nouveau voyage,
Un dessein, d’images, qui nous pousse dans les étoiles, avec ou sans bagages…

Arrêtez-moi ( Ou je fais un malheur)… prêts pour cette expédition sans retour
Dont   ( inutile d’insister, je ne suis pas là),   personne ne connaît les détours…

De mon ptit vaisseau spatial, j’envoie une gerbe de signaux et de messages,
Agitant les bras, comme sémaphore, C’est l’ instant de mon passage.

Des espaces et de paragraphes , je les remplis d’encre du soir,
A cheval sur les comètes, bientôt traversant les trous noirs…

C’est le compte  rendu de l’opération       ( en toute  discrétion)…

Il ne reste  qu’à poster,    expédions ————->     (  expédition)

 

 

RC      14 juin 2012