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Saint-Pol Roux – Des flammes


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Des langues !

Une fois la semaine, une douzaine de fantoches
(et ce citron de perspective qu’ils seront
pions  de province demain) envahissent ma table.

 

Après qu’avec les tisonniers
jaillis de leurs yeux ils se sont réciproquement
écarté leurs cendres   de moustache,
une flamme avivée rampe, se tord,
pétille, gicle en chacune des douze bouches
aux joues réfractaires,

et ces flammes tant s’expriment
qu’on ne distingue plus qu’elles bientôt
et que leur somme parvient
à symboliser un bûcher de sectaires ridicules,
martyrisant la pureté, la vaillance,
la gloire vraie, la merveille absolue,
et les femmes et les amis absents…

 

0 ces opiniâtres aspics !

Ce jour-là, le Supplice du Feu m’est familier
dans son intégrale épouvante.

Aussi passer devant un rôtisseur me rappelle que,
chez moi, l’on rôtit hebdomadairement,

et que ma patience (ô ma pauvre, ta lassitude ?)
m’y transforme en oie (suis-je modeste !)
de première grandeur.

 

D’écœurement mon front se dore,
de dépit mon foie se racornit,
de stupeur mes os craquètent…

A se jeter par la fenêtre dans la faim des mendiants qui rôdent !
Mais le devoir d’hôte me rive à la broche.

Des langues !

 

Paris, 1888 SAINT-POL-ROUX « Les Reposoirs de la Procession » (II)


Du hasard est né cécité – ( RC )


photo  Polly Chandler : lay your head where my heart used to be

Et si je prends à rebours  d’autorité

A  jeter les  dés autrement ( sans y être invité)

Et  décideront  d’un autre parcours –  de notre vie

C’est l’avenir qui balbutie  –  et qui change  d’avis

Le hasard prodigue en surprises, peut avoir des revers

Et le soleil peut faire place à la journée ( à l’envers)

Plus grise et sombre qu’on  l’eut souhaitée

Et nous voilà  face aux décisions divines  (entêtées)

La grande  question, est que nous ne dominons rien

En visibilité courte de ce que nous promet le destin.

Si un ange passe, est-ce  que son doigt se pointe sur nous,

Ou nous laisse dans  l’ombre  – au fond du trou ?

Comment  savoir alors, sinon jouer les probabilités

A  décider du destin, le hasard ( seul habilité),

Qui en fait tout à son aise – peut-être des miracles

Ou bien la catastrophe.  ( faudrait consulter l’oracle….)

Face  aux éléments… incendies, tornades,    en démence

A utiliser le hasard  –  je me fais  agent  d’assurance

Si toujours, en jetant au sol les  cauris

Ce sont les  éléments qui me sourient

Ou bien,  à subir le hasard, –  et ses caprices

Passer à côté du vrai, tomber dans le factice

Etre accusé à tort, subir les supplices

Autres  agréments et injustices

On peut  subir le mauvais sort

Et ne jamais  s’en sortir, malgré ses efforts

Tirer la courte paille, le mauvais numéro

Qui jamais ne fera de nous, des héros.

Ainsi les conscrits par le passé, pas de chance

Sont envoyés – par hasard – défendre la France

Enfin, plutôt les seigneurs  et puissants

Imposant de la sorte un «  don du sang »

Il se peut ainsi que le hasard m’aille

Ou bien goûter le revers de la médaille,

En étant cloué  au poteau

Pour avoir perdu au loto…

—-

RC  15 juin 2012


L’incendie orageux en crinière que la gorge engouffre ( poésie de mouvement d’un cil)


——- Une fois de plus je replublie sur mon blog un des superbes poèmes  de la mystérieuse  « mouvements d’un cil »…  qui en fait associe  des images photographiques, pour la plupart, en noir et blanc,  avec des textes  commes  celui-ci… 
plusieurs  ont été re-publiés en écho sur  http://re-ecrit.blogspot.com
photo

∏ The stormy fire by the mane that throat. engulfs

Les feuilles ont perdu leur haleine.
Le vent les a à peine soulevés.

Le rythme des oiseaux s’est perdu dans l’effort
Comme une âme en poussière.
Le cœur bat. L’usure de tes cheveux flottants.
Et le serment de ta voix. Et le serrement
Qui s’en ai allé très loin. Le séisme
Par son destin qui détachent les vertus invisibles.
L’incendie orageux en crinière que la gorge engouffre.

Aussi le sentiment qui se déploie avant de s’écraser.
Nous qui restons là à nous assortir par la compression
Du murmure des fissures mauves des violettes
Et des plaintes sans jamais se vanter. Enfonce. Le secret du vide
D’un clou, nous pouvons tout décrocher d’un mouvement d’épingle.
D’un supplice. Toutes ces choses qui veulent rompre
Sans volonté. Toutes ces choses qui s’ignorent superstitieusement.

Nous pouvons vivre une vérité                          [mer. 19.10.11] 18.50

றouvemenʨ d’un ciℓ (➳ elsewherə 

The leaves have lost their breath.
The wind has just raised its.

The pace of the birds got lost in the effort
Like a soul in dust.
The heart beats. The usure of your hair floating.
And the oath of your voice. And tightness
Which would have gone very far. The earthquake
By his fate which detaches the invisible virtue.
The stormy fire by the mane that throat engulfs.

Also the feeling that unfolds before crashing.
Us who remain here by sorting ourselves through the compression
Of the murmur of purple fissures of violets
And complaints without never boast. Sinks. The secret of the vacuum
On a nail, we can all get from a movement of a pin.
On torture. All these things that want to break
Free will. All these things that are ignored superstitiously.

We can live a truth