voir l'art autrement – en relation avec les textes

Articles tagués “suspense

séquences d’Hitchcock ( RC )


North by NorthWest – ( La mort aux trousses )

Qu’une femme  disparaisse
Dans un orient-express

C’est un film  d’Hitchcock
Qui marque  son époque

Pour un film d’espionnage
Une fois commencé le voyage

D’une pichenette
Je continue dans ma tête

A me balader dans la foule
Alors que se déroule,

Dans d’autres lieux
Un crime odieux

Pour la caméra , si l’histoire  s’enlise
L’action  poursuit dans une  église,

Une femme  dans le clocher
Dont l’acteur va enfin s’approcher

C’est alors le vertige
Qui toujours l’afflige

L’empêche de monter
– et de ce coup monté –

Un corps qui tombe et se casse
Un tour de passe-passe…

Où est passée la femme  qu’il aime ?
Cà, c’est bien le problème…

Ou bien dans un autre film, une  scène
– croisement de routes à l’américaine,

D’où surgit un car
Venu de nulle part

Cary Grant en descend
(un rendez-vous important)

Mais personne ne s’arrête,
A part un bus,  pas une  estaffette…

Seul un petit point grandit,
C’est cet avion maudit

Qui le poursuit        en vain
Dans le champ voisin

Avant que ne se brise son élan
Culbute , et un accident

Au coeur de l’action,
Contre un camion…

Toujours la mort aux trousses,
Il pourrait jouer du pouce…

——  Alfred  décide du futur
Pour de nouvelles  aventures

Jusqu’aux portraits géants
De pierre, des présidents

….Et d’autres manigances
Qui font le suspense

…  et toujours nous interloque

Le talent de Hitchcock…

Affiche rouge – Vertigo ( Sueurs froides)

RC- 16   novembre 2012


Edith de Cornulier – Atone


Almasoror ( l’âme  soeur)  si j’ai bien lu... est un site que je qualifierai de « multi-disciplinaire »,  …  il y a une  foule  de liens,  et d’articles ,  et en patience il va me falloir, du temps  pour  en avoir une petite idée…

mais je me suis  dirigé  de suite vers la section « poésie », où des photographies  sont  « accompagnées », ici de textes  de Edith de Cornulier-Lucinère,  – voir  son blog perso –

qu’elle abrège  sous  E CL…

j’ai navigué  sur quelques uns  et tout ce que j’ai lu a capté mon attention,  voici  d’un d’entre eux:

ATONE

 

photo perso -... le personnage dans la bouteille de grappa... Ardèche 2001

 

 

 

Ma voix coule dans le soir
Mais mon cœur demeure aphone
Je respire dans ce bar
Des vapeurs d’alcool atone

Nous traversons les saisons
Main dans la main bien trop sages
Je n’observe à l’horizon
Aucun feu, aucun mirage

La vie et ses expériences,
Je les traverse en apnée
Puisque aucune délivrance
Ne nous est jamais donnée

Mais ce soir, dans la lumière
Du bar où flotte un suspense,
Ce soir je veux le salaire
Des années d’obéissance.

Que les lois et la morale
S’effacent de mon karma ;
De se courber sous leur pâle
Mensonge, mon crâne est las.

Dans ce corps où tout s’éteint
Pour jamais n’être fécond,
Que la passion prenne enfin,
S’il reste des braises au fond.

Que le désir se rallume,
Qu’il fasse briller mes yeux,
Pour qu’ils se désaccoutument
De leur rideau vertueux.

J’en appelle aux dieux païens
Ceux qui boivent et ceux qui chantent,
Qu’ils déchargent mon destin
De la ration, de l’attente.

J’en appelle même au stupre,
Si lui seul peut délivrer
Du convenable sans sucre
Un cadavre articulé.

Et toi, frère et faux-amour,
Co-victime et co-coupable,
Vas-tu taire pour toujours
L’hypocrisie impalpable ?

Nous traversons les saisons
Main dans la main bien trop sages
Et rien dans notre prison
Ne présage un grand orage.

Mais ma voix coule ce soir,
Et mon cœur te téléphone,
Je respire dans le bar
Des instances qui frissonnent.

Et si tu ne réponds pas,
Si rien en toi ne s’éveille,
Parce que mon cœur est las
Des jours aux autres pareils,

Tu prendras tout seul le train,
Et dans la nuit qui appelle,
Coupable de ton chagrin,
Je chercherai l’étincelle.