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Des mains sur le fauteuil – ( RC )


sculpture: Urs Fischer  – 2015

 

Sur un fauteuil style Louis XVI
sorti de chez l’antiquaire
il y a les mains de ma mère
( qui auraient pu préférer les chaises ) ….
        Pour être plus précis dans le décor,
celui-ci n’a rien de spécial,
mais quand même, c’est pas normal…
il y a juste les mains, pas le corps .

        Il existe peut-être,
mais dans l’au-delà :
– en tout cas on ne le voit pas – :
ça a l’allure d’un spectre
qui voudrait se faire inviter
pour partager le dessert
avec mon frère
à l’heure du thé :

        C’est une sorte d’ambassadrice ,
qui ne s’encombre pas d’apparence
et joue sur la transparence ,
( sauf pour ses mains lisses )
       Elles n’ont rien de squelettiques ,
pleines de jeunesse,
elles sont d’une tendresse
bien énigmatique….

       Ces mains , d’une autre époque
se posent doucement ,
plutôt affecteusement ,
quand c’est le « five o’clock » ;
–  toujours avec exactitude  – ,
avant bientôt, de s’évanouir
comme un tendre souvenir
( un rendez-vous quotidien,       dont j’ai pris l’habitude ).


RC – juill 2017


Verre de thé – ( RC )


 

oeil dans la  theièreLe verre dans ta main,
Lentement de vert, se teint.

Je vois ton visage inversé,
Derrière le verre de thé,

Une infusion lente,
Conjuguée de menthe.

Une vapeur, une brume,
T’enveloppe et te parfume

Tu bois doucement, tu sirotes,
Quelques feuilles flottent

Encore dans le liquide,
Que peu à peu tu vides,

La chaleur passe du verre à tes yeux,
Plus sombres qu’un grand feu,

Des rêves bleus de notre histoire,
Ont viré au noir,

Au fond du verre quelques feuilles,
Se recroquevillent dans leur deuil,

Expirant leur saveur, leur arôme,
Du bonheur, reste leur fantôme,

Une forme molle, sans utilité
Que tu vas bientôt pouvoir jeter.

RC – 1er novembre 2013

 

Photo – Eric Wyllie


Galerie

Ivresse et « cuisine » avec JoBougon (RC)


Ivresse   ( texte original à partir duquel les autres sont en  « écho » )

19 juin 2011 par jobougon

Ces douleurs que le monde méprise
Nous freinent telles les douleurs exquises
Qu’il conviendrait très chère marquise
De transformer en friandises
A faire dégeler les banquises
En vivant nos passions torrides
S’il advenait qu’à tout hasard
On apprenne à faire don de l’art
De s’abandonner en amour
Sans plus de peur ni de détour.


  1. Ainsi par quelques détours
    Et revenu à l’Amour,
    Chère Marquise
    tu m’a conquise
    gilles/lepoete71
  2. Ainsi va notre amour
    Redessinant les contours
    De nos deux vies réunies
    Pour être plus épanouis.

    Jobougon/lapoétesse13
    Avec mille bisous

  3. Souffrez, chère marquise,
    Qu’à ces mots, à mon oreille si tendres
    Je sorte du congélateur aux douces bises
    La crème fouettée, qu’il fallait se prendre
    Afin d’orner, du four extrait, torride
    Ce gâteau aux saveurs exquises

    Qui n’attend que votre bouche avide
    Abandonnant sans peur ni timide
    Son fondant d’arômes liquides
    Pour ne laisser plus aucune miette
    Sur votre délicate assiette

    Sans détour , ni peur
    Je vous donnerai de tête
    Les secrets de ma recette
    Deux cent cinquante grammes de beurre
    De la tendresse ,de la bonne humeur…
    Et à vos joues émues, un peu de couleur !

  4. Ah cher marquis c’est étourdie
    Par toutes ces jolies sucreries
    Qui sentent bon les joies refleuries
    Que vous me voyez alanguie
    Vous m’avez tant fait rire ce soir
    La poésie est une victoire
    Et c’est renversée comme la crème
    Que sur mes joues monte l’érythème
    D’une ivresse où votre tendresse
    N’a d’égale que vos douces caresses.

  5. Ainsi , je suis fort aise que ce dessert
    de suite après le camembert
    vous tirez, Marquise, une caresse
    des ces mots renversés, une prouesse,

    Il convient maintenant de savourer
    ce que vie peut nous donner

    aussi je propose une fine liqueur
    Que nous boirons en coeur

    Autant faire de l’ivresse
    Une divine messe !

  6. Votre messe cher marquis adoré
    N’a vraiment plus rien du curé
    Vous savez combien j’aime pourtant
    A rester un tant soit peu décent
    Mais puisque vous relevez le jeu
    Je vais donc me servir de ce feu
    Pour allumer dans la cuisine
    Sous ma petite recette coquine
    Et aller réchauffer l’humour
    Avec plein d’autres calembours.

  7. Et bien, Marquise, en cuisine coquine,
    Je ne doute qu’elle sera fine,
    Et de l’humour à petit feu
    De l’amour toujours ce sera jeu

    Il faut céans laisser de coté,
    Il est vrai, notre brave curé
    N’aurait cure (et) de propos polissons
    De ses ouailles, surtout en jupons

    Ceci non plus, sans invoquer diable
    Ou, si c’est vous , Marquise, si aimable
    Aux saveurs et propos de miel
    On a évoqué le septième ciel

    A partager en deux , je dirai cieux
    Que votre recette est bonne ( grands Dieux) !

  8. Existe-t-il au autre destin, pour les passions torrides qui se vivraient sur des banquises, que celui de tomber à l’eau ?

  9. Espérons que la glace tienne suffisamment longtemps pour qu’elles meurent de leur belle mort.

  10. C’était pour le dessert, la glace
    Vanille, Rhum et raisins
    A la cuiller, et puis—- non, avec la main
    Pour elle il y aura la place..

  11. Je commanderai café liegeois
    Pour le siroter avec toi
    S’il reste suffisamment de place
    Pour tenir à deux sur la glace.

  12. Le tout est bien glissant
    Et le café sur ma chemise
    En traces, n’est pas de mise
    Sur un blanc très salissant

    C’est la faute au vin de messe
    Dont j’ai rempli de calice
    Marquise aurait appelé la police
    Si elle n’avait, en grande prêtresse

    Effleuré le bonheur
    D’une badine farouche
    Qui à tous les coups fait mouche

    un p’tit verre de liqueur ?

  13. Ce cher marquis

    Il dit liqueur
    Mais mon honneur
    Me commande de faire à son heure
    Mieux que le café en couleur

    Puisqu’ une tache qui serait brune
    Sur sa poitrine moi je l’assume
    Je roulerais jusqu’à sa plume
    La dite messe d’une douce écume
    C’est la glace qui fond je l’assure
    Et puisque cette prune est mûre
    Ne reculez pas d’aventure
    Devant la pâte et la levure
    Entrons direct dans la cuisine
    De cette jolie diablesse divine
    Qui a le palais si sublime.

    Que diriez-vous d’être au régime ?

  14. Car ce sera si j’ai bien compris
    En cette saison un clafoutils
    Je serais prêt à en faire pari
    Et vous avez tous les outils

    Et par vos dons, Marquise,
    Dans la farine, vos doigts
    Et la juste cuisson requise,
    Ce sera un plat de choix

    Au régime me souhaitez vous?
    Cruelle, cette préparation exquise
    Au moelleux si doux
    Pour moi, n’était pas de mise ?

    Ce n’est pourtant pas l’embonpoint
    Que vous montrez de vos doigts blancs
    Ce qui tend ainsi mon pourpoint
    N’est pas un songe gourmand

    ( réservé aux amants ?)

  15. A brûle-pourpoint je vous réponds
    Que le régime de ma cuisine
    Est réservée à ceux intimes
    Qui ont su faire fondre les ponts

    Mais marquis vous qui vivez loin
    Saurez-vous rejoindre ces matins
    Où le clafoutis dégusté
    Nous aurons les noyaux crachés

    Croyez bien très cher samouraï
    Qu’avec toutes ces victuailles
    Vous soyez bénis par les « Dieux »
    Je le ressort toujours un peu

    Aimant à toujours concocter
    Des plats de chambre* à plaisanter
    En toute sorte de saisons
    Et toute sorte de positions…

    (réservé aux aimants)

  16. Si c’est donc là, le régime
    D’un sourire en coin
    Ce n’était pas l’embonpoint
    Dans vos propos légitimes

    Je partage à distance
    Les prunes que mon jardin
    M’offrent dans ma main
    Noyaux exceptés, de préférence

    Chère Marquise,j’imagine votre geste
    Clafoutis dégusté, rejoindre le matin
    Plats de chambre en un tournemain
    (tours de mains), pour les propos lestes

    Et plaisanter de concert,sur la cuisine
    La façon et la cuisson
    En toutes positions
    Il est dit , »de parties fines »

    Je vous crois sur parole,
    A faire fondre les ponts, votre visage
    S’illuminera – selon l’usage
    Comme celui d’une sainte, sous l’auréole

    Pour cela, puisque nous parlions d’ivresse
    Boissons dégustées et plats partagés
    Seront goûtés comme il se doit, et mangés
    Bien épicées, de caresses et tendresses.

  17. Marquis je chambre et j’aime chambrer
    Et de parties fines je connais
    Ce que vous voudrez bien montrer
    Si c’est l’embonpoint qui vous sied

    Nos complicités culinaires
    Seront rejointe volontiers
    Par d’autres jeux bien plus sucrés
    Qui ne sortent pas du frigidaire

    Sachez donc que mars et vénus
    Sous la couette ont des imprévus
    Qu’il convient aussi de dompter
    Pour que le partage soit entier

    Si vous touchez à l’émotion
    Il viendra alors des frissons
    Evitons l’écueil du rendement
    Qui paralyse et glace le sang

    Pour que les visages s’illuminent
    Vous oserez ces jeux sublimes
    Qui ne demandent aucun effort
    Et nous mettrons tous deux d’accord

    A venir lâcher nos défenses
    Il nous faudra toute la patience
    Et la vulnérabilité
    Nécessaire à la volupté.

  18. Rassurez vous Madame
    Point d’embonpoint n’ai
    Bien que je sois gourmet
    Et même, ce ne serait pas drame

    Voulez vous avec biscuit ,volupté
    partager ? Je connais des boudoirs
    Qu’il faudrait savoir
    Tremper dans votre thé

    Mars et Vénus
    en planètes associées
    sans atmosphère viciée
    sont les bienvenus

    Loin de moi les rendements
    D’une cuisine rapide
    Aux plats insipides
    Je vous prendrai doucement

    Par la taille
    pour accompagner les jeux sucrés
    ceux de votre spécialité
    les aventures de la faille

    Que je rempliai de grains
    Dorés de raisins
    Pour mieux savourer
    Les fruits de vos bontés

  19. Vous êtes mon empereur

    J’ai fait salon dans mon boudoir
    En tendre faim de recevoir
    Cet embonpoint que n’avait pas
    Marquis et son doux chocolat

    De thés parfumés au jasmin
    Vous avez trouvé le chemin
    Je n’en dirai pas davantage
    Sur la profondeur de l’ouvrage

    Car sans être béni oui-oui
    Marquis vous avez bien admis
    Que loin d’être une sauterie
    Pour jeter d’en haut l’ennemi
    C’est de boudeuse dont il s’agit
    D’envers ou d’endroit je l’oublie

    Pour nul naufrage il faut courage
    Vous avez relevé le défi
    A travers les mailles du corsage
    Vous êtes allé sans faire un pli

    De cette bonté partagée
    Comment faire pour vous remercier
    Si ce n’est en vous laissant faire
    Dans l’entrée vos douces affaires

    Et de portail en cheminée
    Comment aurais-je pu deviner
    Dans quelles sortes de mondes enchantés
    Vous alliez là me projeter

    Nos ravissements planétaires
    Viendraient comme un grand souffle d’air
    Aérer le feu des idées
    Bien mieux qu’un âtre ordinaire
    A me pulser sur vos avés
    Sans jamais être offensée

    Les miroirs en lie de folie
    C’est d’une bouteille dont il s’agit
    Un de vos crus millésimés


    Dont seul vous avez le secret
    C’est ainsi qu’il fallait traiter
    Les fruits de vos raisins dorés

    Quand par la taille vous m’avez prise
    De bonheur suis restée éprise
    Vos failles sont pleines de surprises
    Que sans vous n’aurais pas apprises

    Sans chercher aucune petite bête
    Mon araignée fût stupéfaite
    De se trouver au cœur d’une fête
    Dans l’imprévu de vos fenêtres

    Marquis de boudoirs en salons
    Vous avez œuvré pour de bon
    A faire le tour de ma question
    Réservée à mon grand champion
    J’avoue que c’est votre nez rond
    Impérial qui eut le pompon.

  20. C’est ainsi, grande duchesse
    Que par la luxure de vos tresses
    Nous montons en grade
    Sans que rien de dégrade
    De complicité, nos relations
    Boudeuse, Bougon, c’est votre appréciation
    Du courage certain, dont il est question
    Pour les douces affaires
    Au ventre salutaire

    J’ouvrirai mon pourpoint
    Pour, de vous, prendre soin
    En crus millésimés
    J’oserai vous limer
    Et duchesse , à vous presser
    En surprises caressées
    Votre araignée maligne
    Saura se montrer digne
    D’une visite ino-pinée
    D’une seringue d’élixir
    Qui vous fera rougir
    Sitôt ino-culée.

    Que j’aime votre entaille !
    Pour la visite, on n’y voit goutte
    Mais c’est sans doute
    La profondeur de la faille
    Afin d’en avoir le cœur net
    J’écarterai les pétales
    Avec ma langue frontale
    D’une pichenette

    D’une fontaine jaillissante
    Je récupérerai les raisins aplatis


    Par mon grand appétit
    De passion fouissante
    Et du jus de fruits
    Extraite de votre puits
    Une bouteille tiède
    D’un puissant remède
    Pour le festin galant
    Des nouveaux amants

  21. Lampe frontale

    Dans les escaliers de mes nuits
    Qui donne accès au fond du puits
    J’ai trouvé cet équipement
    Pour visiter l’appartement

    Qui serait témoin de l’épreuve
    A laquelle les yeux qui s’abreuvent
    Permettrait de naître à soi-même
    Sans que la détresse nous promène

    Née de notre conversation
    La lampe frontale fait allusion
    A d’autres lieux bien plus intimes
    Qui ne sombrent pas dans l’abîme

    Mais bien qui donneraient le frisson
    A l’épervier et au faucon
    Qui réunissent de toute façon
    La gaité de tous les pinsons

    J’ai opté pour la guérison
    Sans effort et dans l’abandon
    J’y retrouve ici le pardon
    De toutes mes erreurs d’illusions

    La lampe frontale n’est pas fatale
    Mais bien guérisseuse en crotale
    Lorsque celui-ci n’a pas mal
    De ma dévoreuse mygale.


  22. Et apparemment, peut-on visiter cet appartement ? – décemment

    Il y a des coussins de velours, et des canapés profonds – frissons

    Les erreurs d’illusions, sont-elles des illusions d’erreur? – barrissons

    Et la guérison, – comme la tête de loup…
    chasserait de l’obscurité, les remous, les doutes et fantômets

    Déjà faute d’oiseaux nocturnes ( enfin ceux que tu as cités), – publicité – Chouette et hibou feront à défaut du ménage, bon ménage

    Au fond de ta grotte, en langue frontale ( et non pas lampe)
    on ne pAnse pas à mal ( car honni soit qui mal y pense)…
    et de mygale… les frissons, c’était les amidales – qui les donnaient

    – amicales

  23. Aucune guérison n’est fatale
    Aucune lampe frontale bacchanale
    Nos oiseaux nocturnes dans la turne
    Verront ainsi l’âge de saturne
    Vous avez de drôles d’amygdales
    Un rien peut-être archétypales
    J’ai pansé qu’il valait mieux
    De penser l’âme de mes bleus
    J’irai ainsi faire le ménage
    Dans les remous de votre cage
    Des grottes en trous un peu partout


    Là c’est à en devenir fou
    Mais vous délivrez ce message
    Ces deux là feront bon ménage
    Serait-ce une illusion d’érreuse
    Si cela me rendrait heureuse
    Sous une toile du peintre maudit
    Vous visiteriez mon taudis
    Ah doux marquis vous m’ébranlez
    Dans mes convictions intégrées
    Des amis que dalle entre nous
    Je n’en suis pas si sûre du tout
    Au fond des canapés profonds
    Vous auriez raison d’une raison
    La mienne.

  24. A vous rassurer
    Et puis commenter
    C’est plus un oraison
    Et être au diapason

    A votre écoute
    Parmi les doutes
    Et de mon propre aveu
    En panser les bleus

    Si je bouscule vos habitudes
    C’est pour alléger votre servitude
    Et si la déraison en votre maison
    Devient un poison

    Alors oui, pour vous ébranler
    de certitude,Il vous faudra aller
    Et peut-être déranger
    Un esprit mélangé

    De doutes et d’errances
    et « casser la croûte »
    Celle que l’on redoute
    Qui est d’importance

  25. La croûte se casse en pots Félés
    Ce soir le ciel n’est plus doré
    C’est dans un brouhaha intense
    Que j’ai donné toute mon essence
    Sur le lieu de tous les secrets
    Celui de mon travail de fée
    Hospitalière et pas surfaite
    Surfeuse de têtes dans sa défaite


    Ce jour n’est pas une réussite
    J’en reviens un peu déconfite
    Mais n’aurai pas manque de bon sens
    En pensant que c’est dans l’instance
    Que les projets peuvent prendre naissance
    Et si parfois les circonstances
    Ne sont pas bonnes, pas d’impatience
    La vie n’est pas sans nulle surprises
    Suffit d’être pour ça disponibles
    Et de cueillir toutes les joies
    Tout en restant de bon aloi
    En attendant que l’heure sonne
    Pour aller réveiller la donne
    Les jeux sont faits rien ne va plus
    Je remballe mes espoirs déçus.

  1. D’espoirs en succès
    Je suis à vous
    Et vos doigts sucés
    qui me sont si doux

  2. J’arrose nos succès
    Et je t’offre ma paix
    Une fois tes plats goûtés,
    Repus, on s’endormait

    La musique du hasard                             —- (la musique du hasard est le titre d’un livre de Paul Auster)
    Ne viendra pas trop tard
    Sur le piano des doigts
    Quand ils courent sur moi

  3. Mes doigts courent comme il neige
    Et sur ton piano, les plus beaux Arpèges
    Courent sur ta peau quand je beige
    En un somptueux florilège

  4. Reprenons notre dîner, après ce court entr’acte
    Ce n’est pas à laisser se faner, les fleurs de septembre
    Qui vivaient en juin, puis en janvier en couleur d’ambre
    C’était avec l’ivresse, et repus que nous avons scellé le pacte,

    Dressée sur la table, en dansant tango, en femme éprise,
    Comme un petit bonbon, de ceux qui nous tentent
    Indolente et parfumante, goûtait bon la menthe
    Sans te nommer sainte, des anges, Marquise

    Admirant les plantes, guérissant les plaintes
    La voila qu’en danse, elle se dresse et ondule
    Revirant l’ivresse, pécheresse funambule
    De tout son sexe doux elle va, sans crainte

    Répondre en mélodie,l’arpège des accords
    Tanguer, Tango, accélérer tempo
    A se faire liquide, engloutir ma peau
    Et cueillir étincelles, grande sonate du corps.