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Suzanne Derève – Monsieur


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Monsieur savez-vous que la prose
Que sur ces pages je dépose
Est née d’un hasard ce matin
En effeuillant le romarin
Sur une volaille de Bresse
Que j’ai vidée comme à confesse
Engrossée d’ail et de thym
En rêvant d’un alexandrin
Et que ce soir dans ma cuisine
Me sont venues ces quelques rimes
En bardant un rôti de porc
Et puis ce fut un oxymore
Cette innocente Pénélope
Devenue icône interlope
(car je fais et défais mes vers
En épluchant les pommes de terre)
Monsieur qui lorgnez mon corsage
Je vous confie le repassage
Car il me vient tout un sonnet
En mettant le linge à sécher
Je vous passerai le plumeau
Le temps d’aligner quelques mots
D’y glisser une métaphore
Je conçois bien quelque remords
De vous voir ainsi au fourneau
A la lessive et aux carreaux
Mais ainsi va la poésie
Et je vous rejoindrai au lit
Le coeur léger sous vos caresses
Je vous dirai que rien ne presse
Car cette soirée libertine
Vaut bien qu’on fasse une comptine
 —

La solitude du pin ( RC )


La solitude du pin, secoué par le mistral

Sans remords, lourd de bruissements,

Se tait, offrant ses épines, au soleil

Et aux senteurs de thym…

Tout tourne autour du centre,

Certains diront « nombril du monde »

<          Mais où est donc le centre ,

Si je n’en connais pas l’origine ?

 

L’humanité commence par le nombril,

Disent-ils avec justesse, dans la tradition congolaise.

Et le monde, … Commence-t-il par le temps,

Et l’horloge du soleil, qui indique , du pin, ses ombres ?

Ou bien le regard, celui de l’enfant,

Que l’on porte , comme nos premières années,

Toujours vivantes, avec la mère, présente

Dans l’humanité, dont elle est l’Origine,

et se tient toujours ici…

RC – 18 juin 2013

En rapport  avec le texte de Norbert Paganelli
Non ce n’est pas facile
De cueillir la main et son ombre
La solitude du thym
Charcuté sans remord
Il faut savoir tendre l’oreille
Et se taire
Captant un silence
Lourd de bruissements

Il faut aussi creuser
Et creuser encore
Et unir la force de l’homme
Au regard incrédule de l’enfant

La femme elle
Se tient toujours ici

Norbert Paganelli http://invistita.fr/
(du recueil »A notti aspeta / La nuit attend »)

 

 


Deux soeurs provençales (RC)


architecture: abbaye de Silvacane, : le dortoir

Au coeur  de la Provence
Ce sont ces lieux  de prière
Caressés par la lumière
Qui pesamment, s’élancent

Du fond des vallées,  matins
A l’arc des voûtes romanes
De l’abbaye de Silvacane
Aux senteurs de lavande et de thym

Monte le chant des pierres
Des sanctuaires anciens
Des édifices  cisterciens
Comme  s’élancerait  le lierre

Portés, par le croire  en Dieu
La plénitude , ou le manque
La sérénité, à Sénanque
Ajoute à la beauté les lieux.

RC   26 avril 2012

architecture: style cistercien Abbaye de Silvacane (13)