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Penthi Holappa – La prochaine fois que je viendrai au monde


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La prochaine fois que je viendrai au monde
ici je transcrirai chaque minute dès le début.

Je n’en consommerai pas une seule sans réfléchir d’abord, 

et le cas  échéant j’arrêterai le temps
afin qu’il attende ma décision.

Je choisirai les jours de calme, le travail,
les nuits ardentes,
les proches les plus sages,
mes amours les plus belles et les plus fidèles.

Avant la scène de l’amour, pendant et après,
ni mon partenaire ni moi-même ne devrons nous sentir
étrangers.

Jamais, si la vie dépérit et avec elle toutes les choses,

je ne me dirai que demain il sera trop tard.


Antonio Reis – Mes mains


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Il n’est pas
en mes mains
que désespoir.

Il n’est
pour mes mains
que travail
et sommeil

Il n’est que
gel
et brûlure

Il n’est
découragement
ni abondance

Il n’est qu’os
muscle
sang

Pores aussi
par où je transpire

Mais il n’est pas
de possession.

Antonio REIS revue« Action Poétique * (mars 1960) 11


Paolo Messina – Résurgence


peinture:     Gordon Cook:   figure sans visage dans une veste

 

 

— >  article visible  sur le blog  de Sempre0allegra

 

 

 

E’ un tempo, una passione, un modo di andare, da un luogo di vita ad uno diverso,

l’andare, qui ora, segna un dolore,

le cose terrene, fragili accordi,

lavoro negato, dignità sepolta,

la felicità è perduta, la legalità muore;

ci lasciano l’ombra,desiderio di niente,

alziamo maree e lasciamo alle cose

il silenzo del mare;

elogio dell’ombra che porta la vita!

 

Paolo Messina

Serena pasqua di risorgenza 2011


… »lascia che l’altro sia quello che è….. »

 

 

Il est temps de sortir de l’ombre, le silence fétiche d’un pays fatigué, il est temps d’aimer notre pays »

RESURGENCE (1)

il est un temps, une passion, une manière de faire, d’un point à l’autre,
être actif aujourd’hui engendre des douleurs
les choses de la terre, ces accords fragiles
le travail refusé, notre dignité ensevelie
le bonheur est perdu, la légalité meurt
on sort de l’ombre, mais sans aucun désir
on soulève des marées et on les abandonne au hasard
le silence de la mer
louanges de l’ombre qui porte la vie

(1) réapparition


L’armoire, porteuse d’histoires (RC)


La vieille armoire, celle qui prend feu
A abrité longtemps des piles de draps
Des trousseaux inutilisés, mangés par les rats
Autres générations , autres enjeux

Tante Ernestine est morte
Un jour d’hiver fardé
Auprès de son feu, attardée
Un jour ,  a cédé sa porte

Et les piles des habits d’antan
Les parures et les dentelles
Napperons de belle vaisselle
N’ont pas attendu les petits enfants

Partis ailleurs  émigrer
Se chercher, loin du bercail
Une raison de vivre, un travail,
Evidemment de leur plein gré

La maison d’Ernestine est vide
Personne n’est revenu au village
Lui rendre un dernier hommage
Aux maisons barricadées, arides

Il a fallu extraire les meubles pesants
Du pays de la famine
Rongés par la vermine
La vie d’antan, du modèle paysan

image: — combinaison informatique, — production personnelle —- dec 2010

Le feu qui maintenant
Dévore le bois craquant du sapin
Se nourrit des volutes du destin
De l’exil, des déserrements

Alors que,  patient témoin gris
L’olivier au feuillage argenté
Décrit le temps des ancêtres arrêté
Sans s’en montrer davantage aigri.

RC