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Vesna Parun – dans la montagne des vents immobiles


 

The dreaming stones by stonelantern.jpg

photo importée de StoneLantern

 

Il est passé à travers moi comme une vague
frôlant ceux qui dorment
dans la montagne des vents immobiles.
Il est tombé comme la neige sur ma poitrine
et s’est transformé en silence.


tourner la page de la plage – ( RC )


011 Salton Sea, CA.jpg

Est-il temps de tourner la page
comme ces souvenirs
que le vent a enfouis sous la plage ?

RC – aout 2018

Tourner les vents en sa faveur – ( RC )


Résultat de recherche d'images pour "saint sculpture medievale"

 

Tu voyages
au pays des croyances,
et, tu constates,
qu’à chaque imprévu de l’existence,
on a trouvé une parade,
une carte maîtresse, une antidote…

Dans leur distribution ,
réparties au petit bonheur,
il y a le catalogue complet
des corps célestes et des oracles funestes,
qu’on peut trouver,
dispersés aux quatre vents,
comme des graines de pissenlit .

Même inégalement répartis,
il est tout à fait possible
d’y trouver son compte,
de se vouer à son saint patron,
comme pour les muses,
et les dieux antiques :

Quel augure permettra
de franchir les obstacles;
de tourner les vents en sa faveur
combattre les maladies,
favoriser la fertilité
et même prévenir de la morsure
des chiens enragés
– à chaque chose malheur est bon – dit-on..

Il y a aussi ceux qui représentent
la musique, l’architecture,
la corporation des chapeliers,
des orfèvres, etc .

Les églises sont un florilège
où se multiplient les représentations
en statues de bois ou de plâtre,
tel Saint Tugen
( qui guérirait des maux de dents ),
ou ceux – les plus courants –
qu’on reconnaît à leurs attributs.

Ils répondent « présent ! « ,
au garde-à-vous,
à la façon d’une bible sculptée.
Certains – comme saint Evénec,
bien connu des bretons,
ne représentent qu’eux-mêmes –
( à moins qu’on ait oublié
quels étaient leurs bienfaits ) …

Protecteurs ou indifférents,
montrés sur les tympans romans
ou les peintures gothiques,
leur regard est vide,
mais sans doute plein
de bonnes intentions….

( quoiqu’on connaisse aussi
ces poupées, où on peut planter
des aiguilles ) ;
ou ces fétiches bardés de clous
pour conjurer le sort,
ou au contraire
le provoquer…

Ce sont aussi des objets
crées pour repousser les mauvais esprits,
ou représentés par des masques
sereins ou grimaçants ,
dans lesquels s’incarnent
la puissance des ancêtres.

Mais on peut penser
à ces chouettes crucifiées,
beaucoup plus proches de chez nous,
clouées sur les portes,
pour avoir eu le malheur
de naître emplumées,
et porteuses – parait- il – de mauvais présages.

 

RC mai 2017

 

Résultat de recherche d'images pour "fetiche clous congo"


Marie-Madeleine Machet – la fête du monde


peinture :   P Bruegel le jeune

 

 

Tous les printemps aujourd’hui sont éclos
Mille ans d’espoir entr’ouvrent leurs paupières

Mille ans pour le bonheur de sèves éclatées
à la fontaine où s’épuise l’hiver,

Le jour ondoie et lustre
les vivants nouveau-nés.

La fête est commencée.

Le monde-roi danse avec la lumière
s’enivre de soleil.

Les fleurs animent leurs couleurs
les vents soufflent sur la terre
les nourritures du ciel.

Hâte-toi, c’est ton tour
pour le bonheur qui passe.

La fête est commencée pour toujours
mais toi, c’est ton instant,le seul.

 

Marie-Madeleine MACHET               « Les Fêtes du monde »(éd. Seghers)


Colette Fournier – Je te regarde


Pierre Bonnard, 1867-1947, Coin de salle à manger au Cannet, c. 1932, Musée nat.jpg

peinture:    P Bonnard        Coin de salle à manger au Cannet,  1932  ( détail)  Musée d’Orsay

 

 

Je te  regarde, penchée à la fenêtre de ton cœur.

Ma main posée sur ton épaule, sans attente ni peur.

Ma maison à tous les vents de la déraison, demeure,

Une île haut perchée sur le toit des mondes.

Je te regarde, et collée aux battements de ta vie,

Je ne questionne rien, de rien ne te supplie.

Chacun de tes regards est le début d’un monde ;

A peine faut-il y croire, que déjà, il succombe…

Je te regarde, oublieuse de mon propre reflet,

J’écoute ton histoire qui, lentement, défait

La chronique des temps perdus à ne rien comprendre.

La vie, éternel Big-bang, de sang et de feu, se refait.

Je te regarde, et jouant à pleines notes dans le vent,

Une musique forte, inconnue et  plein chant,

Couvre de ses arpèges tes silences intimes,

Je te regarde et je t’écoute, passante de ton âme,

La solitude, au fond, n’est que le reflet des oublis…

 

 


Birago Diop – Sagesse


Bela Kadar - 21.jpg

peinture:  Bela Kadar

 

 

Sans souvenirs, sans désirs et sans haine

Je  retournerai au pays,

Dans les grandes nuits, dans leur chaude haleine

Enterrer tous mes tourments vieillis.

Sans souvenirs, sans désirs et sans haine.

 

Je rassemblerai les lambeaux qui restent

De ce que j’appelais jadis mon cœur

Mon cœur qu’a meurtri chacun de vos gestes ;

Et si tout n’est pas mort de sa douleur

J’en rassemblerai les lambeaux qui restent.

 

Dans le murmure infini de l’aurore

Au gré de ses quatre Vents, alentour

Je jetterai tout ce qui me dévore,

Puis, sans rêves, je dormirai – toujours –

Dans le murmure infini de l’aurore  .


Ismaël Kadare – L’Antenne


L’ANTENNE (fragment)

120517 (350)r

Quand vient la nuit
Vous dormez, dormez.
Tandis que moi je veille
Sur le toit incliné.
Les courants d’air m’assaillent de tous les côtés,
La pluie souvent me trempe,
Parfois les vents me fouettent.

Je suis comme un bâton dressé vers les cieux,
Un morceau de fer,
Rien qu’un morceau de fer.
Mais chacun de mes millimètres
Connaît plus de langues
Que tous les linguistes,
Vivants ou morts.

Chacun de mes millimètres qui capte les émissions
Comprend à la musique
Plus que tous les musiciens.
Chacune de mes particules
Sait plus de nouvelles
Que n’en savent ensemble
Les reporters et les politiciens.

Je les saisis toutes
Je les récolte toutes
Moi,
Le bâton dressé haut dans le ciel.
Les speakers s’adressent à moi des quatre horizons.
Les uns parlent,
D’autres crient,
D’autres encore hurlent.
Au milieu d’orchestres et de bises hivernales

De la chronique du monde
J’entends la trompette.
Et moi je sais le langage des ondes
Le parler gris des horizons sans fin.
La lettre latine, la cyrillique, les hiéroglyphes
Descendent comme des araignées
Sur mon corps.

A travers mon corps elles passent
Toutes, toutes :
Les victoires des peuples,
Les manoeuvres des diplomates
Et, comme des griffes de tigres, les clauses des traités
Pour notre Albanie,
Calomnie, calomnie, calomnie.

 

Ismail KADARE in « La nouvelle poésie albanaise »         (P.-J. Oswald)

I Kadare  est  surtout connu pour  son oeuvre romancière…  mais  on peut  découvrir certaines  créations poétiques   sur le site  de Guess Who…


Absorber l’idée même de la nuit – ( RC )


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Les bois se taisent
quand les noces des vents    s’apaisent,
et c’est la nuit
qui emporte tous les bruits …
( mais pas une nuit rêvée,
celle que l’on peut trouver,
quand une partie de la terre,
effacée de la sphère
plonge dans le sommeil,
en absence de soleil ).

Les criquets et les cloches des villages
cessent leurs commérages
à partir du moment où l’obscurité
étend son royaume indompté
dont la noirceur
occupe l’intérieur,
et celui des gouffres
à l’odeur de soufre,
et les grottes cathédrales,
dont le noir total
est un monde à part entière,
se tenant éloigné de la terre.

C’est comme si l’extérieur,
ses joies et ses peurs,
n’avaient jamais existé,
jamais vécu, jamais été,
>    juste une existence
remplie par le silence ,
elle ,  pourtant si proche,
cachée derrière une paroi de roches,
jusqu’à en devenir      une idée d’infini,
absorbant               l’idée même de la nuit .

.

RC –  janv 2016


Michael E Stone – Hiver en Arménie


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photo  Bradford Washburn

 

 

La terre s’est habillée d’ hiver.
Les peupliers sont nus.
Les sommets des montagnes arrondis
Blancs de neige,
un regard au-dessus
de noirs champs labourés
sur des collines roulantes.

D’ épars reflets  d’obsidienne
Attrapent le soleil bas par l’ouest,
brillant comme des lumières de Noël,
dessus et en-dehors,  dessus et en- dehors,
comme des vents de la route.

L’esprit de la brume
descend
de très loin .

 

 

photo du site « enrouesverslest »


Saveurs de la terre – ( RC )


Quelle  danse  en bouche
Celle  du vent,
Sur les orges ,les blés
Les amandiers dont l’amer,

Se perd dans la souche.
L’arôme puissant,
La caresse dansée,
Passant au travers.

C’est peut-être, éphémère
La part des anges
Celle qui s’évapore,
Approchant l’oubli

Balade traversière,
Une frange,
Une bordure  d’or,
dissimulée dans un pli…

RC – octobre 2015


Images d’un paysage prolongé – ( RC )


 

 

Une maison  apparaît comme un décor,
Une toile dressée sur un châssis .
Quelque chose  d’inhabituel dans la nature,
Poursuivant la verdure,           et les voix du vent,
Aussi loin que le décalage des ombres …
Les murs en  changent leurs angles  .

Il y a même celles des branches,
Posées sur la façade, qui ne semblent
Pas à leur place ici,         comme celle des habitants,
Curieusement étrangers à l’existence,     à l’inverse
Des mésanges qui           se heurtent aux images
Des fenêtres  d’un paysage      prolongé .

RC –   oct 2014

 


Paul Fleury – Flux sur un échiquier


Marcel Duchamp   - jeu  d'échecs  de poche  avec  gant en caoutchouc      1944       

 Marcel Duchamp         – jeu d’échecs de poche avec gant en caoutchouc    – 1944

 

 

 


« Franchissement de l’aube »

Toute écriture de fondation
anticipe le champ
de ses métamorphoses
loin – jusqu’à s’éblouir
dans l’éclair soudain de sa joie.

La vérité fulgure en l’espace d’un jeu
clos – qui n’est pas encore.

Le poème lancé en avant
ne quitte son lieu sûr
son erre
que pour la case d’un damier blanc.

Son erre devient errance.
Il y repose en paix, il n’est déjà plus !

Le jeu n’est pas dans la topique
mais dans le bond,
tout entier contenu dans ses déplacements.
Pour dominer l’âme du jeu,
il faut user plusieurs damiers,
postuler plusieurs dames
agir et mourir debout.
Les cases de l’échiquier ne suffisent pas.
Il faut un chiffre infini,
– une aube franchie pas à pas.
L’incertitude peut y loger sans armes,
la terre y cède au fleuve ouvert à tous les vents
et parfois se confie au feu du mascaret.

———————-

Cet  extrait est disponible  sur le site  des  éditions  des Vanneaux


Egon Schiele – Sensation


peinture: Egon Schiele:  terrasses du Danube  avec vignobles

peinture: Egon Schiele:                 terrasses du Danube avec vignobles

De vastes vents violents ont tourné le dos à la glace
et j’ai été forcé de plisser les yeux.
Sur un mur rugueux j’ai vu
le monde entier
avec tous ses vallées, ses montagnes et ses lacs,
avec tous les animaux qui courent autour
Les ombres des arbres et les taches de soleil
m’ont rappelé les nuages.
Je marchais sur la terre
Et je ne ressentais rien dans mes membres
je me sentais si léger.

(trad  RC )


Hohe Grosswinde machten kalt mein Rückgrat
und da schielte ich.
Auf einer krätzigen Mauer sah ich
die ganze Welt
mit allen Tälern und Bergen und Seen,
mit all den Tieren, die da umliefen –
Die Schatten der Bäume und die Sonnenflecken erinnerten
mich an die Wolken.
Auf der Erde schritt ich
und spürte meine Glieder nicht,
so leicht war mir.

Egon Schiele  est, bien sûr, l’artiste expressioniste  autrichien bien connu, dont ce site propose  les oeuvres complètes…


L’improbable côtoie le réel – ( RC )


montage perso  2011

–                montage perso                    2011

Si la nature                       à l’automne,

Pousse    un dernier chant de couleurs,

Une mosaïque           d’ors et de bruns,

Qu’elle brasse        à longueur de vents,

En couronnant la terre de ses saveurs ,

Elle conduit     peut-être –            

 La plume du poète,    

Quand il assemble, 

Ligne après ligne,

La musique de ses mots,

Arcqueboutés,    comme arc-en-ciels,

A travers une nuit  qu’il invente,                    

Des rêves qu’il traverse,

Tissant                 aux fils de l’écrit,

Des images,                  qui se disent,

Et s’entrelacent     comme brindilles,

Et          qu’on entend avec les yeux,

L’improbable             cotoyant le réel,

La joie,

Le saignement du cœur,

Traçant    son chemin,

Toujours                   plus loin,

Oscillant entre les saisons

Des           paroles non dites,

Mais    comprises par chacun .

RC   décembre  2013


Marcel Olscamp – Confidence


photo perso  2006  Mons ( 06), porte oblique

photo perso 2006 Mons ( 06), porte oblique

_

 

Le siècle des passions vient mourir au chevet
d’un langage cassé qui perd jusqu’à mon nom
entre les draps trop blancs d’une chambre scellée
dans une ville éteinte aux rues déshabillées
comme une femme nue sous le regard d’un chat
qui serait mort d’ennui le jour de ma naissance
en lissant son pelage au fond d’un autobus
qui tournerait le coin de la rue pour de bon
Le père se déchire en tenant dans sa main
le chapelet noirci de ses jours de vivant
nous regardons les murs pour ne pas voir le mal
nous glisser sous les yeux de sa voix trébuchante
Mais dites aux coins des rues que je ne viendrai plus
voir mourir les années dans cette chambre blanche
la force m’est venue de porter mon regard
sur le désert de miel entre le monde et moi
la tempête est cassée, le monde est hors de lui
et tous les vieux secrets se déchirent au vent.

une notice biographique  sur l’auteur

 


Décor, lumière, extinction ( RC )


photo perso; panoramique  collines éclairage vallée du Lot

photo perso; panoramique collines éclairage      vallée du Lot…  voir le panoramique  dans  une dimension d’image plus grande ?   cliquer  sur elle

En tous sens,           coulissent des rideaux ,
–                 Des pans de décor, qui bougent
Se masquent,        grimacent une ambiance,
Tantôt légère, tantôt portée  d’inquiétudes

>                                C’est une scène de théâtre,
Une question d’étoffes,   de murs végétaux,
Où l’éclairagiste s’affaire,
Dans les hauteurs,  à combiner les lumières,

A rassembler les nuages
User de la douche,         des matités et brillances
Orage côté cour,     grand projecteur côté jardin.

Qui s’éclaire  et puis  s’éteint,
Aux vents fantasques,        il faut saisir l’instant
La mesure des secondes,         ne revenant plus,

S’il faut en faire un dessin.

 

 

RC –  24 mai 2013

–  A noter que ce type  d’éclairage ponctuel et fugace est une  des caractéristiques de la région et est effectivement perçu ( avec les pans de montagnes ou en lumière ou en ombre, selon la position des nuages), comme une scène –  un théâtre de lumières…..  Voir  sur la même  atmosphère  mon article  sur  » Lozère en causses »


Voyager dans vos paroles ( RC )


dessin: Celine Colombel

Mon souvenir ira voyager                  dans vos paroles
En possible accueil,                    c’est une trace ténue
Qu’en vous soigneusement  ,       vous garderez émue
En une dernière escale,              comme une aile frôle

Au plus sûr de votre cœur,             ce sera une place.
Pour l’ ami                              aux paroles prodigues
Ayant peut-être égaré ,        le nom.           Il navigue
Au milieu de l’esprit  –               rien ne l’embarrasse

C’est un homme vivant ,               qui part et s’élance
Comme                         un ciel d’orage sur les mâts
–         L’homme   le plus tenté par l’amour   s’ébat
Et vents, poussent  navires                avec élégance…

RC  – 01-2012


Beatrice Douvre – enfances


masque ventral  - Tanzanie  -  ethnie Makonde

masque ventral – Tanzanie – ethnie Makonde

 

 

Enfances

Ô douleur
Ô joie
C’était parmi les vents

Et nos maisons
D’enfance avaient duré

Pierre
Après pierre en démesure

Se souvenant .

 

Beatrice Douvre.

 

 

 

 illustration -  Diodorov

illustration – Diodorov


Perspectives basculées ( RC )


En posant un pied devant l’autre,

Si c’est  suivre  le fil,

Comme  celui de la conversation,

Déplacer une syllabe

Soulever la semelle,

Autre jambe en équilibre…

 

De la portée de musique,

S’échappent les  soupirs

Et s’envolent dièses et bémols

La partition se dilue

Croches et blanches,  se perdent

Aspirées par le fond.

 

Je suis arrivé  au bord,

La ligne changeante du stable,

Où le reflet des nuages

Est sous mes pieds

La limite indécise

Où l’espace bascule

Et ouvre des perspectives

 

Basculées  qu’accompagne

La fuite des vents.

Posant un pied dans l’inconnu,

Sur la surface toute proche,

Et tout un monde lointain.

RC  – 5 décembre 2012

photo Marie,   de photosNature   2012, avec son aimable autorisation

« Tout un monde lointain »   est le nom d‘une pièce musicale  de Henri Dutilleux


Fernando d’Almeida – Au seuil de l’exil


Fernando d’Almeida

art; Judith Reigl : l’Egyptien

.
.
AU SEUIL DE L’EXIL

Une cloche de deuil a sonné au seuil de l’exil
et la tornade du matin a tonné vers la mer

(…)
Tu marcheras le cœur au poing
tu mâcheras un soir l’amer kola du veuvage
sur le désert nostalgique de ta naissance
une cloche d’alarme une cloche d’alarme
qu’importe l’aigreur des mots hongres
tu seras ici au carrefour des vents dénudés
sur la barque qui tangue
sur la pirogue qui chavire
tu viendras au bout du petit matin
écouter le chant du griot
entendre la voix des eaux
ton royaume sera de nostalgie
ton langage la prison d’un exil
Absente Absente Absente
l’harmattan est venu
l’harmattan est venu
un matin
un câlin
matin
et le ressac de mer
et la peur de dire
et la peur de tuer…

Une cloche de deuil a sonné au seuil de l’exil
et la tornade du matin a tonné vers la mer

(…)
.
.


climat mental ,et climat atmosphérique (RC)


photo: O Vandengiste

 

 

climat mental    , et climat atmosphérique
se lisent en parallèle ( ou en méridiens )

Ainsi peuvent s’agiter les airs
Vents et colère
Comme esprit et mental,
en saison automnale

 

 

RC  – 1er juin 2012