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Camille Loty Malebranche – Picasso


P Picasso – femme se lavant  (  et une occasion pour  aller  sur le blog  abondant en reproductions  photographiques  et peintures de DantéBéa)

Picasso,
Comme le gigantesque Guernica en exil,
Mon cœur s’exile en tes murs ; et, rien que par ta fêlure de femme-échancrure,
Je suis force sidérale, comète vivante et charnelle
Soleil renouvelé qui te contemple !
Ah ! Ta dévorante flamme, féminine ardeur des idylles, saillies chaudes, érectiles
Toi ! Reine des mille et infinies brisures !
Mère des aurores, de corps et de cœur,
Tu travailles ma transe à tes portes d’ange-luxure
Luxuriance des vrilles incarnates, danses vulvaires
Tu es pégase des passions qui fracassent, forces jouissives, éjaculatoires
Comme le clair-obscur de Rembrandt
Tu bricoles le mystère d’extase, envergue mes traits à tes espars spumeux de vague
Comme Matisse, tu es fauve qui dévore mes sens
Et tu happes mon ceps dans ta valse envoûtante,
Ah ! Ton aura de lune, quasar sanguinolent des mers galactiques
O ! Perle prenante, obsédante, poignante incarnation-pulsar de ton corps en rut.

***

Ceci est l’ extrait final d’un poème assez long  consacré  aux  artistes.

voir la page  sur ce poète:


Quand on n’a plus le sentiment, de l’heure et des choses ( RC )


 

 

 

Ce qu’il était d’un bleu,
Sous la touffeur commune,
Et les blés secs, étalés ;
Champs juste entaillés,
De chemins de poussière pâle,

L’après-midi tarde,
Au silence têtu,
Quand on n’a plus le sentiment,
De l’heure et des choses,
Et qu’on recherche l’ombre.

Il n’y a plus,
De l’horizon indécis,
Que les toits du village,
Lointain,
Dans la brume de chaleur    .

S’étire le ruban de la route,
Même , suinte son goudron,
Dans le temps         immobile …
L’espace se prolonge,
En de molles collines,

Adossées au ciel, à peine différent
Et les vrilles sonores,
Des mouches de l’été…
>   Les déchirures tardives des avions.
En longs tracés blancs…

RC  –  25 septembre 2013