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Norbert Paganelli – Nous revenons


peinture:        Kandinsky                 Dans le cercle noir

Nouvelle parution à partir    du site poétique  du corse Norbert Paganelli,

dont j’avais déja  fait part de son texte   « timons »

Nous revenons

Quoi
Tu ne t’en souviens plus
C’est moi
C’est vrai j’ai changé
Ma barbe a poussé
Près des lèvres qui t’embrassèrent
Mais c’est bien moi

Toi tu es toujours la même
Enfant de la pierre odorante
Et du spectre marin

Cet oiseau noir qui regarde sans voir
Cette bouche qui rit de tout

Même les pierres ont épousé ta cause
Et se tournent sans respect

C’est mieux ainsi
Je vais m’en aller à pied

Chì ci hè
Ùn t’arricordi più
Socu eiu
Hè vera sò cambiatu
A barba hà missu à crescia
Vicinu à sti labbri chì t’ani basgiatu
Ma socu propiu eiu

Tù s’hè sempri listessa
Fiddola di u muscu pitricaghjolu
È di u spaventu marinu


L’aceddu neru chì fighjula sensa veda
A bocca chì ridi di tuttu

I petri anc’iddi si sò missi di à to parti
È si voltani sensa rispettu

Hè meddu cusi
Mi n’aghju dà andà à pedi


Walter Benjamin – Klee, Kandinsky


peinture oeuvre de W Kandinsky

 

Klee, et surtout Kandinsky, sont depuis longtemps occupés à nous acclimater aux royaumes où le microscope nous entraîne avec une brusque violence, ces plantes agrandies
nous découvrent plutôt des « formes stylistiques » végétales. Dans la forme de crosse d’évêque de la fougère en aile d’autruche, dans la dauphinelle et la fleur de
la saxifrage, qui fait une deuxième fois honneur à son nom en rappelant les rosaces des cathédrales, on devine un parti pris * gothique.

peinture Kandinsky

 

Les prêles voisines montrent de très antiques formes de colonnes, les pousses dix fois
agrandies des châtaigniers et des érables des formes de totems et celle de l’aconit se déploie comme le corps
d’une danseuse touchée par la grâce. De ces calices et de ces feuilles, la nécessité intérieure de ces images jaillit vers nous et garde le dernier mot dans toutes les phases
et tous les stades — les métamorphoses — de la croissance.

Nous touchons là à l’une des formes les plus profondes et insondables de la création, la variante, qui a toujours été, avant toute autre, la forme du génie, des créations collectives et des créations de la nature.

Elle est la contradiction fertile, dialectique de l’invention : le   « natura non facit saltus »
.< La nature ne fait pas de saut ». La formule est, entre autres, reprise par
Leibniz, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, dans Die
Philosophischen Schriften von G.W. Leibniz,

 

Une  série  de photographes  se sont intéressés  au développement  végétal  entre  autres  Karl Blossfeld, qui est très connu, mais  j’ai  choisi  de vous  en présenter  un qui l’est moins.

 

photographie: Antonio Gesmundo