Xavier Lainé – Que dit ton visage

Lorsqu’en rêves il se concentre
Paupières baissées
Lèvres ouvertes
Sur la source des nuits
S’éparpille en tes cheveux d’ombre
Xavier Lainé – seule ta main
-A retrouver aussi, le blog de Xavier Lainé: Itinéraire des poètes...
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Alors, les paons ayant achevé leur roue
dans la cour du chateau pyromane
je cueillerai tes larmes sur tes joues de buées
Je dessinerai ton coeur dans la brume
Les broussailles avaleront nos pas
Un corbeau dans la plaine lancera son appel
nous tisserons les heures de toutes nos insoumissions
Nous serons libres apôtres d’un univers à construire
Nous en tisserons la toile invisible
Nos paumes se tendront au point cinétique de nos rencontres
Un rang de tic
deux rangs de tacs
nous tricoterons
mailles à l’endroit et à l’envers
une nouvelle histoire
fondue au creuset de l’avenir
Nous découvrirons une mine d’espérance
au filon où s’écoule la sève de nos coeurs battants
Epuisés d’ardeur
têtes posées à même la table
nous chercherons un vain repos
Seule ta main…
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X L – 21 mars 2010
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Sentinelle de la plaine – ( RC )
Photo perso: Inscription au dessus du cloître de Ste Trophime Arles 2012
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Les Alpilles, sont une série de dents
Une série de barrières
D’ascensions calcaires
Sous le soleil ardent
Qui en prend à ses aises
Suivant la route des oliviers
Au mistral, rien à envier
Attendant qu’il s’apaise
Au milieu des jaunes
Comme s’apaisent les pentes
Le fleuve portant l’eau lente
De ses bras de Rhône…
Il faut que je vous parle
De la ville sereine,
Sentinelle de la plaine
— l’antique cité d’Arles
Au parcours de l’histoire
A capter le soleil
A nulle autre pareille
Dressée dans le soir,
Prise dans les filets,
Attrapée comme une mouche
Lorsque le soleil se couche
….D’eaux, l’arrose de reflets
Quand elle reprend haleine,
Ses maisons s’animent,
Les ruelles intimes
Aux pourtours des arènes
Aux lanternes, l’éclairage
Comme l’étape souterraine,
La vieille dame, de l’histoire romaine
….ne dit pas son age…
Puis son monologue
S’habille de parures
Que fait la peinture
De Vincent Van Gogh
Il dit, le taciturne
Au rayons de son art,
Les platanes des boulevards
Et le ciel nocturne.
La nuit étoilée
Aux parlers chantants
Les cyprès délirants,
Des Alyscamps, les allées,
Comme la Camargue est peinte
En touches serrées
Végétaux acérés
Dont on garde l’empreinte.
Arles se détend,
et lance des défis
A la photographie
Et …prend le ciel nocturne pour amant.
RC – 10 décembre 2012
voir également le texte de Xavier Lainé:
et ma « lecture des Alpilles en Crau » ( écrit de janvier 2012 )
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