Un parcours avec Matisse ( RC )


Un parcours avec Matisse – « Tout brille , tout chatoie Tout est lustré, verni «  Et les couleurs toutes serties Dansent encore des figures de joie La danse,      justement,      s’anime, Traverse la toile       , en spirales Gerbe de lignes, et trois tons qui s’étalent Sans décor,      d’aspect anonyme Bleus et verts s’affrontent, lisses avec des roses   et orangés, L’écho des odalisques, … Continuer de lire Un parcours avec Matisse ( RC )

Tout et son contraire s’assemblent (RC )


– Un peu de lumière sur les  choses Que les années  nous  déposent C’est  toujours, en effet Des dialogues, avec l’ombre, le reflet Qui prend alors  toute sa place Lorsque les jours  s’amassent Et prennent  pour l’hier Le tout et son contraire Si Yin et Yang ne se ressemblent Ils sont faits pour vivre ensemble… RC  –  1er juillet  2012   – Continuer de lire Tout et son contraire s’assemblent (RC )

Marie-Claire Bancquart – Métamorphoses


    Métamorphoses in  » Dans le feuilletage de la terre «      …Si nous étions les buis d’une divinité sculptés avec tendresse, au ciseau doux ? Le sombre à l’intérieur de nous sortirait en feuilles minimes serrées d’odeur profonde…   – Marie-Claire Bancquart in  » Avec la mort quartier d’orange entre les dents «    – Continuer de lire Marie-Claire Bancquart – Métamorphoses

A. Bonois – Ta voix cueillie ce soir


  Le calme à l’entour frise le parfait Investit Mon espace d’antinomies Je renonce À écouter haleter la nuit Où est-ce toi Qui murmure et se tait Cette aubade de la pluie Comment séparer le silence De ta voix Qui se mue en fleuve d’absence Folie ma folie En vain Ton regard aux lointains Scrute sa nostalgie Ce temps est à la gravité Quand l’allègre … Continuer de lire A. Bonois – Ta voix cueillie ce soir

Ferrucio Brugnaro – rencontre avec un vieil ouvrier


J’ai vu un vieil ouvrier, aujourd’hui, un ami cher ; appuyé à un réservoir énorme il regardait le ciel et il regardait ses mains. Il arborait un large sourire dans ses yeux rougis par le froid intense de la neige, brillants telles des écorces mouillées. Il me dit, avec un calme doux, qu’il serait temps pour lui que vînt la mort : d’autant qu’il ne … Continuer de lire Ferrucio Brugnaro – rencontre avec un vieil ouvrier

José Emilio Pacheco – Les éléments de la nuit


  Les éléments de la nuit . Sous le plus petit empire que l’été a rongé s’écroulent les jours, la foi, les prévisions. Dans la derniére vallée la destruction s’assouvit dans des villes vaincues que la cendre affronte. La pluie éteint la forêt illuminée par l’éclair. La nuit laisse son venin. Les mots se brisent contre l’air. . Rien ne se restitue, Rien n’accorde La … Continuer de lire José Emilio Pacheco – Les éléments de la nuit

Patrick Laupin – sans oracle


      –   Sans oracle       C’était quand même un peu disparaître derrière quelque chose derrière le mur physique des paroles non pas une disparition — une déperdition mot à mot lettre à lettre et tout le langage dispersé dans ma tête où je voulais j’espérais que la compréhension naisse identique à l’amour Fête de mai ni feuille ni théâtre l’ombre … Continuer de lire Patrick Laupin – sans oracle

Lambert Sav ( fleur des eaux)


Initialement publié sur Lamber Savigneux, peinture et poésie :
sous le signe du collier comme des gouttes perlant à l’eau la divinité porteuse d’eau l’or laisse aller le filet dans le creux des paumes la fleur ouverte sous la paupière respire comme un ronflement l’éveil tendre de la matière au monde quand aspire l’esprit riche la vapeur voile de la porte au soleil dévoile la… Continuer de lire Lambert Sav ( fleur des eaux)

Else Lasker- Schüler – Fin du monde


      Il est des larmes dans le monde Comme si le bon dieu était mort Et l’ombre de plomb qui tombe Pèse du poids du tombeau. Viens, cachons-nous plus près… La vie gît dans tous les coeurs Comme en des cercueils. O! Embrassons-nous profondément. Au monde frappe une nostalgie Dont il nous faudra mourir.   (Weltende, 1917)     – Continuer de lire Else Lasker- Schüler – Fin du monde

Tu ne me vois plus … ( RC )


      –     Si c’est une feuille  d’automne, Ou alors leur pluie, Qui font cette nuit Portée par des soubresauts du vent Caprices d’un temps brouillé,   Les yeux ouverts  dessous Où tout se confond, La forme avec le fond Le sable et la terre avec tes membres Et les voix profondes   D’un hiver d’intérieur La petite  bête  en toi Tourne  … Continuer de lire Tu ne me vois plus … ( RC )

Edoardo Sanguinetti- elle est cachée (stigmate névrotique) dans ma bouche


– 1. (et : eh !) ; elle est cachée ; et je dois dire, et je veux (entre-temps) dire ; (et sous le coup de l’émotion) : eh ! ; dire : eh, meine Wunderkammer ! meine Rosenfeld ! ; (corne d’unicorne !) ; (cherchant (par exemple) l’exaltation Vague) ; et descendant (le 22 avril) la Rue Royale, puis la Rue du Bois ; … Continuer de lire Edoardo Sanguinetti- elle est cachée (stigmate névrotique) dans ma bouche

Sempre0allegra – le temps s’est arrêté


visite du blog de Sempre0allegra,   – Le temps s’est arrêté Mon cœur s’est serré Tout reste  en suspens Le prochain battement est en attente Je me retrouve dans un lieu inconnu De mes galaxies habituelles, je suis loin   Je ne me reconnais pas en fait Tu m’as perforé l’œil Aurais-je le nom d’une autre ? Serais-je la même que  quiconque ?   Comment faire pour … Continuer de lire Sempre0allegra – le temps s’est arrêté

Paul Celan – Marée basse


      marée basse. Nous avons vu les balanes, vu les bernicles, vu les ongles sur nos mains. Personne n’a découpé le mot dans la paroi de notre cœur. (Traces du crabe des plages, le lendemain, sillons de rampants, galeries d’habitation, dessin du vent dans la vase grise. Sable fin, sable gros, détaché des parois, auprès d’autres parties dures, dans les débris.) Un œil, … Continuer de lire Paul Celan – Marée basse

Le livre qui nous partage ( RC )


      _       Du  livre qui nous partage Chaque instant a sa page   De celles  d’avant, nous pouvons lire A celles  d’après sauf à prévoir l’avenir   Il nous reste à les  écrire Les vivre en grand dé-lire   Toutes, lentement se superposent Et nous métamorphosent   Les anciennes et les récentes Résonnantes,  ou absentes   Qu’elles soient vierges ou … Continuer de lire Le livre qui nous partage ( RC )

Thierry Metz – extraits de Terre


      – J‘entraîne mes pas. Dans une demeure que je n’attendais pas, si frêle où ma voix comme une torche s’éteint. Ne s’entend plus que sur un bûcher.   Mais la voix revient, chargée de foin : Où sommes-nous ? Quelle heure est-il ? Il n’est que maintenant. Et c’est le livre. Et je n’ai rien trouvé d’autre. Mais je sème. Tout ce … Continuer de lire Thierry Metz – extraits de Terre

Joe Bousquet – ronde d’enfants


  –       A -cette ronde d’enfants Que tant de peine a suivie Vous n’étiez vous qu’en passant Chansons qui fûtes ma vie Vous dont je fus la clarté Beaux jours courbés sous leur ombre J’ai vécu de vous compter Je mourrai de votre nombre Possédant ce que je suis Je saurai sur toutes choses Que la chambre où je grandis Dans mon … Continuer de lire Joe Bousquet – ronde d’enfants

Ecriture paysagère, plume voyageuse ( RC )


–     J’ai écrit sur les causses et les montagnes L’aube sur les étangs gelés, en rase campagne Les déplacements minuscules, qui font sans doute La différence, aux zébrures de parcours d’autoroute… J’ai aimé la nef affleurant  des îles d’Aran Les nuages empilés, de ces îles sous le vent Les champs qui ondulent, et contournent les collines, Les pins sylvestres attentifs, au bord des … Continuer de lire Ecriture paysagère, plume voyageuse ( RC )

Jean-Pierre Duprey – Sommeil dont j’ai peur


– Un jour je dormirai du sommeil dont j’ai peur Pour ne plus m’éveiller Je descendrai au fond de ces temps oubliés Où les sirènes pleurent. Et les très longs voyages repliés dans ma tête Seront chiffons de rêve L’archange qui nous garde et sans nous ne s’élève Sera l’ange de la fête Puisse durer longtemps le phare du vaisseau Qui nous porte sur terre … Continuer de lire Jean-Pierre Duprey – Sommeil dont j’ai peur

Cesar Moro – Le monde illustre


–     LE MONDE ILLUSTRE Semblable à ta fenêtre qui n’existe pas Comme une ombre de main sur un instrument fantasme Semblable aux veines et au parcours intense de ton sang Avec la même similitude avec la continuité précieuse que M’assure idéalement ton existence A une distance A la distance Malgré la distance Avec ta face et ton visage Et toute ta présence sans … Continuer de lire Cesar Moro – Le monde illustre

Gregorio Scalise – Que le monde suive une ligne verticale


– Gregorio Scalise ( re-bloggé  du site ‘une autre poésie italienne » ) Poète, dramaturge, Gregorio Scalise est né en 1939 à Catanzaro et vit actuellement à Bologne. Ses débuts sont sous le signe de la poésie visuelle et de la néo-avant-garde ; son premier recueil (A capo) est publié par la maison d’édition Geiger dirigée par Adriano Spatola. Avec Segni, présenté dans l’anthologie Il pubblico … Continuer de lire Gregorio Scalise – Que le monde suive une ligne verticale