Marcela Delpastre – pauvre Natanael


peinture Lucia Mendès (…) Suis-je assez pauvre ? Assez seul, assez nu. Suis-je vidé suffisamment de ma mémoire. Suis-je assez sombre. Assez obscur. Et dans cette ombre enfin peux-tu germer, lumière. Et dans l’humide de mon cœur prendre racine. Et croître dans ce corps, musique. Peux-tu monter de moi, murmure. Chant qui n’est pas mon chant, mais que je chante, à travers moi peux-tu fleurir ! À travers … Continuer de lire Marcela Delpastre – pauvre Natanael

Jean Tardieu – disparition du témoin


L’air s’aplatit. L’air voisin tombe et roule,s’engouffre au fond d’une oreille aux aguets. La deuxième arche s’ouvre au choc. La houlecogne mugit s’écrase ; sans arret sous les piliers ce torrent gronde et passeinfatigable à se nourrir d’espace. Flot m’apportant ce que je n’ai point vusouffle peuple de fracas inconnus pressé gonflé par mes parois muettes !je n’étais que piliers ! Ta vague éveille un … Continuer de lire Jean Tardieu – disparition du témoin

Es – tu sûr encore d’être parmi nous ? – ( RC )


Es tu sûrencore,d’être parmi nous ? La chair est tremblante,le corps transparentn’est plus ta demeure.L’eau vive la traverseet s’éloigne des mainsqui jamais ne la saisissent. Si loin du mondeque le regard porte ailleurs là où tu t’es perduil y a longtempserrant avec ta soifpoursuivant la voie solitaireque tu as suivieattiré par un mirageet des désirsinassouvis… Continuer de lire Es – tu sûr encore d’être parmi nous ? – ( RC )

Joyce Mansour – ta vieillesse


J’aime tes bas qui raffermissent tes jambes.J’aime ton corset qui soutient ton corps tremblantTes rides tes seins ballants ton air affaméTa vieillesse contre mon corps tenduTa honte devant mes yeux qui savent toutTes robes qui sentent ton corps pourri.Tout ceci me venge enfinDes hommes qui n’ont pas voulu de moi. extrait de l’anthologie des écrits de Joyce Mansour ( Actes/sud ed ) Continuer de lire Joyce Mansour – ta vieillesse

L’histoire ne raconte du passé que les désastres – ( RC )


L’histoire ne raconte du passéque les désastres.Des maisons, il ne reste que les façadesles fenêtres sont des trous béantsqui laissent passer le vent.On peut encore voir dans les chambres ouvertesles tapisseries décoloréespar la ruine des années. Un escalier qui ne donneque sur le vide,et quelques poutres calcinées,souvenir du passage de la flammeaprès le bombardement. Que les saisons passentsur les murs désossésles cours recouvertes de mousse,c’est … Continuer de lire L’histoire ne raconte du passé que les désastres – ( RC )

Edmond Jabès – un bruit de vinaigre


Il disait : « Un bruit de vinaigre. »Cela m’a paru, au début, curieuxpuis je me suis, peu à peu,habitué à cette expression sans, toutefois,la comprendre mieux.« Ne m’arrive-t-il pas, quelquefois, de dire :« Un silence d’huile? »Et il ajoutait :« Les images, souvent, ne sont parlantesque pour ceux qui les emploient. »L’âme et le corps sont la proie des mêmes maladies. extrait de « angoisse d’une seule fin » Continuer de lire Edmond Jabès – un bruit de vinaigre

Vénus vagabonde – ( Susanne Derève)


Cette suite de poèmes est inspirée par le travail photographique très personnel de Lo On sur le corps féminin ( liens en bas de page) 1- Ton corps devenu lieu de ton propre voyageVénus vagabondeOh tu ne t’y perds pastu ne fais pas fausse routetu navigues au gré de sinueux paysagesnomme sable le grain de ta peauépelle une languehors les motslangue signifiante du geste et … Continuer de lire Vénus vagabonde – ( Susanne Derève)

Gérard Macé – l’artiste


peinture: O Kokoschka – autoportrait « L’artiste, qui travaille avec son corps autant qu’avec son imagination, devient victime de lui-même, parfois jusqu’au sacrifice, et si Starobinski n’ignore rien de l’harmonie classique, il sait tout des dérèglements possibles, tout du pitre châtié. Il sait qu’à l’artiste éthéré, vivant dans l’idéal, correspond la figure inverse du bouffon, du clown, du martyr. Il n’a pas oublié les liens entre … Continuer de lire Gérard Macé – l’artiste

Pierre patiente – ( RC )


sculpture Henry Moore: mémorial pour W B Yeats Ma pierre est patiente.Elle n’a que son grain pour corps, Inerte en apparence,elle surveille mon sommeil. Elle ne va pasjusqu’à ma ressemblance. Elle se dresse au bout du jardin,pâte dure qui a survécu. Survécu à la faim,mais peut-être qu’à la fin elle va me mangercomme un corps étranger qu’il faudra sculpterde figure humaine sans trop de détails,juste … Continuer de lire Pierre patiente – ( RC )

Nuno Júdice – Nuit champêtre


Ce n’était déjà plus le temps des centaures, des minotaures,des jeunes filles prisonnières dans le labyrinthe, et des adolescentsqui les épiaient. La nuit, on le savait, la campagne devenaitla chambre ; et sous les figuiers, écartant les branchesles plus basses, les corps se couchaient et recevaient le laitblanc des figues vertes, le lait poisseux qui peut-êtrebrûlait les mains, mais que la bouche recherchaitavec la soif … Continuer de lire Nuno Júdice – Nuit champêtre

Mohamed Aniba Al Hamri – ombre


A peine te voit-elleTu la vois à peine,Elle n’est làQue grâce à tes pas,Tu te pliesElle se plie,Tu t’inclinesElle s’incline, Tu te tournesPour la contemplerElle décline,Tu t’orientes vers le miroirPour la regarderElle s’abrite dans les reflets,Quand ton corpsEst sous le soleilElle s’évanouit,DésormaisSans ombre Tu es. lire d’autres textes de cet auteur….> Continuer de lire Mohamed Aniba Al Hamri – ombre

Diane Regimbald – Corps du poème pour corps transmuté


pict – Wolfgang Moyes je ferai cela le corps dans le corpsfusionné à son langagede chair et d’effractioncomblé par ses trous oùpassent les naviresdu berceau du mondesur l’eau des gestescomme une enveloppe en succionbascule franchie à son indulgencele corps grandit respire la faveurque lui donne tous ses sensce don de veille et d’appétitd’une danse où tout chaviredans une altitude somptueusela grâce en mouvement perpétuelpour traverser … Continuer de lire Diane Regimbald – Corps du poème pour corps transmuté

Blanc sur blanc – ( RC )


La lune fait sa propre peinture,Quand tu es réveillée,au parcours de ton corps. C’est l’esprit de la nuit,Qui te repeint en blanc,Blanc sur blanc, Et seule l’ombre sur les draps,Dessine ta présenceLorsque tu sors des rêves. Le souffle de la mémoire,Prend une craie blanche,Pour s’inviter, Dessiner sur ta bouche ,Des souvenirs blafards,Infiltrés d’entre nuages — Faux témoins,Du parcours des heures,Traversant la nuit… –RC – août … Continuer de lire Blanc sur blanc – ( RC )

Estelle Dumortier – L’air a un goût de longue récitation


photo Gregory Crewdson Je ne sais rien de la guerre mais je reconnaisLes colères qui parlentAu monstre que je suis*Le meurtre commence dedansLes images s’allumentJe passe des jours dans le silenceQuelque chose en moiSe brise*Le matinLes clochesLes alertes*L’air a un goût de longue récitationLes voixEnterrées vivantesDans les corps (Tant que la chair est un refuge où veillent les morts) Estelle Dumortier Juillet 2014 dans le … Continuer de lire Estelle Dumortier – L’air a un goût de longue récitation

Gil Pressnitzer – À pas d‘oiseaux sur la neige


À pas d‘oiseaux sur la neige
je m’éloigne de mes visages disparus
quelques graines de parolesposées à même le ciel
 elles pousseront un jour grâce au vent
comme parfois mes mains sur ton corpsperce-neige de la lumière Ne pas se retourner
même si on entend le papier froissé des rêvesne pas surprendre les adieux Un souffle d’aile et la terre se parfume


et puis se jeter en boule au pied … Continuer de lire Gil Pressnitzer – À pas d‘oiseaux sur la neige

Quitter les instants éveillés – ( RC )


peinture Paul Klee Il faudrait que le rêve me poursuivejusque dans mes instants éveillés,           et se fasse réalité je quitterai terre– comme l’on dit –par la pointe des pieds et il n’y aurait plus de pesanteur,    ni de sens où le corpsdoit se soumettre je laisserais filerentre mes doigtsles flocons blancs comme si j’étaisau cœur de la rivière,frôlé par les … Continuer de lire Quitter les instants éveillés – ( RC )

Claire Ceira – Images – 2


collage Sarah Jarrett mon enfant s’est enfoncé dans la haie, il cherche quelque chose. mon enfant dans la haie, au fond de la haie, sous les feuilles petitesn’a laissé dépasser que sa jambe et son pied. de ces lieux que les enfants explorent, avec les insectes grisdans le secret, l’ombre,ils laissent à la portenos corps maladroits, trop grands. on s’arrête, on n’appelle plus, saisi de … Continuer de lire Claire Ceira – Images – 2

Adèle Nègre – cigognes aussi sûrement


cigognes aussi sûrement surprisesdans le couloirmon corps petit est un objet terrestreorbitant autour du motiftourbillonnant (avec lui ce corps fragiledont les émissions – vocables poussièreslittérales apostrophes b a ba de la logiquevocative vocationsappels appels – Hé ! attendez-moi ! Je vous suis !se mêlent à son système)petit corps consentantplus exactement dépendant de l’ensemble -conscient de l’être –le mouvement général est son optique(son bien vivre).Abandon de … Continuer de lire Adèle Nègre – cigognes aussi sûrement

Se prolonge le rêve d’Icare – ( RC )


L’intervalle clair entre les doigtsest ce vide que l’on n’attrape pas? Ce n’est pas comme en penséeune voile penchée sur la mer,un début d’aile pour s’appuyersur la demeure de lumière. Se prolonge le rêve d’Icare:le jour passe entre les doigtson voit le sang à travers la chaircependant l’espace est trop grand pour moi beaucoup plus que ma vue limitéeprolongée en accord avec l’airoù souvent je … Continuer de lire Se prolonge le rêve d’Icare – ( RC )

Lucie Taïeb – s’éveiller


Edward Munch – nuit à St Cloud en Normandie s’éveiller la nuit ne pas être éveillé ne pas savoir se réveillerseul, dans un lit différent dans une configuration différente des ombres et du noir et d’une voix qu’on ne se connaît pas dire dans la nuit au corps qui devrait être là« j’ai peur » puis frôler du dos de la main non ce corps … Continuer de lire Lucie Taïeb – s’éveiller

Jean Joubert – l’eau noire


photo sur site de Billy Plummer Ce lac serré dans le profond du corpsentre des rives invisibles,invisible lui-même, réduità son murmure, à son odeurde tourbe, de feuillage, ce gouffre d’ombre médusé, une lueur de biais soudain le frappe, et c’est l’immense quisurgit, le feu liquidefrôlé par des oiseaux de brumequi le fuient. Toi-même prisonnier de ton balcon de lune,les mains sur les genoux, les yeuxfermés, … Continuer de lire Jean Joubert – l’eau noire

un corps cartographié – ( RC )


photo DEAKIN John: le peintre Francis Bacon et des pièces de viande – vers 1960 Le corps a t il besoin d’être cartographié,pour qu’en ses routes on le parcouresuivant ses pistes incertaineset ses vaisseaux ouvertssans sutures apparentes pour qu’y circule le sanget les flux qui y palpitent ?Quel secret s’y dissimule ? La leçon d’anatomie se continue dans la découpe,on a tranché les ligaments, détaché … Continuer de lire un corps cartographié – ( RC )

Blanca Varela – Puerto Supe


L été ramène ce qui est perdu,le monde est cette rue de feuoù toutes les roses tombent et renaissent,où deux corps se consumentenlacés à jamais au cœur noir de l’été. Dans un coin du jardinsous une pierre l’été chante.Au cœur noir,au point aveugle et blanc,où toutes les roses tombent,c’est là que flotte ton visage,fantôme,terrible à midi. Continuer de lire Blanca Varela – Puerto Supe

J’ai volé le secret des dieux – ( RC )


J’ai volé le secret des dieuxcomme le fit Prométhée,emportant le feupour se libérerde toute la glacequi fige tout, tout autour de moi.Elle ne nous laissait pas assez de placecomme s’il n’y avait que le froidqui couvre de sa chape, la terre : Comme si l’existencen’était qu’un long hiver,le récit d’une longue absencesans souvenirsoù le sang s’immobilisecomme se figent les désirsdans l’étendue bleue de la banquise. … Continuer de lire J’ai volé le secret des dieux – ( RC )

ce qui tremble en moi – ( RC )


montage RC Je n’ai pas conscience de ce qui tremble en moi,Peut-être une horloge, au balancier d’argent,Un feu consumerait lentement l’églantier,qui y est planté.Peut-être que remuent des noyaux de cerise,Déposés là par des oiseaux de passage, pendant mon sommeil. Il y a aussi en moi, un enfant,qui pêche le soleil, tombé dans une flaque d’eaupas plus grande que ça,…mais cela suffit à réchauffer le corps.Je … Continuer de lire ce qui tremble en moi – ( RC )

Résille éphémère – ( RC )


photographe non identifié Tout mise sur l’éphémère:joue de l’ombre et la lumière:une fin de journée sur la plageet c’est la dentelle du feuillagequi projette son décorsur une partie du corps,c’est une résille naturellesans les frissonsque dépose sur ellele soleil en fin de journéeavant d’aller se reposeret plonger derrière l’horizon. Continuer de lire Résille éphémère – ( RC )

Adoption par la forêt – ( RC )


installation végétale Nils Udo Les feuilles du temps s’arrondissentet se courbent sous les nœuds des lianes.L’alphabet végétal dans son exubérance,multiplie les formes nouvelles,s’élance, sans que rien ne puisse le retenir,vers la caresse de la lumière.Sa suave croissancese mêle aux replis du jourfournit une ombre paradoxale,une danse lente qui enlace l’obscurité naissante,tisse en secret l’âme des feuilles,protège le murmure des rivières,les cercles magiques des champignons. Leur … Continuer de lire Adoption par la forêt – ( RC )

Un cercle sur le trottoir – ( RC )


montage RC Je prends une craieet dessine un cercle sur le trottoir.Si je m’enferme à l’intérieurc’est comme entrer dans une autre rondeoù ne me parviennent que d’échos lointains,de la gravité du monde. Ceux qui arrivent font un détouret passent leur chemin.Ils ne peuvent m’y voir. Le cercle est un contourqu’aucun pied ne franchit.On ne sait jamais ce qu’augurele tas de pierres du voisin,ni ce qu’il … Continuer de lire Un cercle sur le trottoir – ( RC )

Offrir des fleurs à l’athlète – ( RC )


photo locaburg ( argentine )- L’homme en tenue blanchevient peut-êtrede courir le marathon. Nous avons manqué la première manche, mais inventerons un athlèteau corps svelte….. on le nommera « champion ». Ivre de culture physiqueon lui laissera prendre un peu d’airen changeant le décor.On trouvera un parking désertdes plus romantiqueséclairé subtilement par des néons. Gommé ici l’air purqui emplirait ses poumons.On placera son corpsà deux mètres des … Continuer de lire Offrir des fleurs à l’athlète – ( RC )

Marie Tavera – les animaux couchés touchent mon dos


photo Nick Brandt – exposée lors des rencontres « Visa pour l’image » Perpignan 2023 les animaux couchés des bois touchent mon dos l’espace de pluie les cercles scandés au milieu de mon corps le reste est la même dur même absentl’herbe sous l’eau le paysagemême absentà genoux dans les cercles mêmes durs les gestes absents je ne trouve pas je trouveà genoux dans mes gestes le … Continuer de lire Marie Tavera – les animaux couchés touchent mon dos

Else Lasker Schüler – en secret, la nuit


Je t’ai choisiEntre toutes les étoiles. Et je suis éveillée — fleur attentiveDans le feuillage qui bourdonne. Nos lèvres veulent faire du miel,Nos nuits aux reflets scintillants sont écloses. À l’éclat bienheureux de ton corpsMon cœur allume la flamme qui embrase les cieux — Tous mes rêves sont suspendus à ton or,Je t’ai choisi parmi toutes les étoiles. ( autre traduction du même texte publié … Continuer de lire Else Lasker Schüler – en secret, la nuit

Mylène Charrier – assez de nuit sous les étoiles…


photo S Derève Je nous souhaitecomme l’amivient à notre rencontre,le règne du chantd’une grenouille,celui des eaux et des forêts,Tous ces autressuffisamment nombreuxpour qu’on puisse se dire ensemble,assez de nuit sous les étoilespour nous refaire les yeux ,de ne pas tout savoiret de marcher en corps délié avec la terre,d’aimer ainsi,dans le milieu du jour et de la nuit,ce qui nous regarde. 2024 Mylène Charrier publie … Continuer de lire Mylène Charrier – assez de nuit sous les étoiles…

Alfonso Carreno – l’éphémère


 photo Guy LeQuerrec 1973 Ce que cherche ma bouchec’est la saveur humaine,le frémissement des heures,le mouvement de l’âme.Sur un corps je touche des sièclesj’enlace le temps sensible à la taille,je mords la souffrance de l’histoire.J’embrasse et ne retiens pasla jouissance éphémère de la fuitequi sourit sur un visage. du recueil « l’envers de l’enfance » Continuer de lire Alfonso Carreno – l’éphémère

Saisir l’ombre – ( RC )


Qui ira danser avec les ombres,ne verra que la sienne,qui la suivra pas à pas… Qui prendra l’ombre avec soine dansera dans son corpsqu’avec le froid. Qui prendra l’ombre en soine contredira pas cellesau-delà du fleuve d’où on ne revient pas. Qui en suivra les ombresen franchissant le fleuveconnaîtra l’effroi. Car les ombres réclament leur dû:elles se sont séparées des corpsà jamais disparus renaître à … Continuer de lire Saisir l’ombre – ( RC )

Distribution des lignes de lumière – ( RC )


Qu’importent les faux semblants.Les persiennes ne font que distribuerdes lignes de lumière. Elles strient le soleiltempérées au besoin par un nuage. Ces lignes ne restent pas immobiles.Elles dessinent le relief ,suivent les caprices des objets,s’emparent des verticales, s’étalent sur le solmieux que ne saurait le faireun dessinateur. Tout cela est involontaireet ne reste pas immobile. Sur ton corps endormi,c’est une marque tigréequi bouge avec la … Continuer de lire Distribution des lignes de lumière – ( RC )

Anne Barbusse – les corps raides des poupées


certaines poupées parlent marchentelles ont des corps raidestu les détestesleurs corps sont pleins de piles qui toujours s’arrêtent defonctionnerelles ont des entrailles effrayanteselles sont la modernité en marchedéjà tu t’en défiesleurs paroles automatiques et répétitives ne seront jamaishumainescomme la mère ne sera jamais humainedécidément comment combler le manque charnelavec des piles Continuer de lire Anne Barbusse – les corps raides des poupées