Sierra DeMulder
Tu es toujourscomme un tic-tac à l’intérieur de moiet je rêve de toiplus souvent que je ne le fais pas. Sierra DeMulder You are alwaysticking inside of meand I dream of youmore often than I don’t. Continuer de lire Sierra DeMulder
Tu es toujourscomme un tic-tac à l’intérieur de moiet je rêve de toiplus souvent que je ne le fais pas. Sierra DeMulder You are alwaysticking inside of meand I dream of youmore often than I don’t. Continuer de lire Sierra DeMulder
Pour détruire le plus haut rêve du feu,tu n’avais que les songes– à l’abri de tes cils.Entre nous– aujourd’hui– le froid n’a pas repris. Demeure une tombe d’orties blanches.Elle s’est referméela beauté des chosess’est déchiréela robe des fiançailles– toi plus belle qu’un millier de matins,et le galop d’un chevalsur la terre orpheline Continuer de lire Pierre Voélin – le plus haut rêve de feu
Même Icare qui pensaitse séparer de l’ombreen se rapprochant du soleila fini par se perdre. Se diluer dans un rêve bleuà l’aspect d’un ciel limpidele tout sans laisser le moindre sillage : juste une vue de l’espritavant de perdre ses aileset ses illusions, quand la mer s’est referméesilencieuse et secrèteaprès un bref mouvement d’écume… Continuer de lire Même Icare … – ( RC )
photo Monica Denevan —-à Jacqueline Saint-Jean À demain les affairesA demain les penséesl’absurde le rêveet l’extrême attentionaux choses qui nous entourentA demain les affairesA demain la pincée d’êtreque l’on ajouteà l’intranquillité des gesteset des gensqui jettent leurs grainesaux oiseaux de la placeÀ demain les affairesÀ deux mains et à quatrequand l’on ramassele dernier accordde ce jour qui s’en futet nous restecomme la rencontreet l’échange de … Continuer de lire Jean-Jacques Dorio – à demain des affaires
peinture Marc Chagall – le cheval violoncelliste À la manœuvre dans le ciel de la peinture,ce qui passe pour irréelsurgit de mon univers:des nuages à la démarche solennelleeffacés par erreurdes personnages à la tête à l’enversse décident à apparaîtreapprivoisant chèvres et volatiles. Tout est alors possible…le rêve se fraie alors un cheminhors de toute pesanteuroù se cantonnent les êtresprisonniers de leur natureet de leur destin… Continuer de lire À la manœuvre dans le ciel de la peinture – ( RC )
Est venue la descente en caddievers l’observatoire des profondeurs chaudes.Escrime prisonnière d’une douleur de lame.Soufre des couloirs, des verrous. Qui sur le seuil prépare l’offertoire ?Je donnerais l’assemblée de tous mes arbrespour que m’attende la mer et sa neuvième vague.(Ma fille marche à mes côtés,comme au temps du chien fou.Soleil inquiet, lionne tendre. L’ai-je jamais autant aimée ?)Une cour traversée, quelques tilleuls.Les yeux se consument.Je … Continuer de lire Jacques Imbert – soleil inquiet
peinture Leon Dabo 1907 Nuit-gorge d’étincellesles branches saignent,subitement ocres sinueuses. Frêle strie de feu-folletdans la ténèbre, la tessiturecomme un rêve s’évapore :c’est l’étrangère. Plus de trêve. Fleuves en loques.Rivière sang.Ondulation terrible des limbes. Eprouver,aiguiser l’ombre au poitrail. Et dans l’eau grise des étoilesmugit une sarabande. Continuer de lire Quine Chevalier – Nuit-gorge d’étincelles
peinture Chu Teh-Chun L’aube ne passe jamais si vitedans la lente marée des heures….A chaque instant s’égarent les repèresle tracé de la côte n’est plus le mêmeque celui laissé hier avant la tempête.Tout a changé, la nuit après le cielles mains dans l’échancrure de la plaieun timide drap de jour où un bleu d’azurnous rappelle ce monde d’avant. Est-ce celui que nous avons rêvéou s’est … Continuer de lire L’aube dans la lente marée des heures – ( RC )
Il est 5 heures, Lyon s’éveille… 5h00 et quelques poussières d’étoiles tout là-haut dans le ciel… On entend déjà dans la nuit d’un matin récalcitrant le bruit de quelques moteurs qui commencent à s’agiter sur les avenues de la ville tandis que les tramways remplissent déjà leur office… « Il est 5h00 Lyon s’éveille ». Il est 5h00, il fait humide et frisquet en ville … Continuer de lire John Ibocono – Il est 5 heures, Lyon s’éveille…
photo Polykrom Seule en sa marcheelle entraînait sur un pont Mirabeau brumeuxma présence amusée par sa chanson sourde… Elle chantait pour étoufferdes voix crédules dans sa chairqui plaidaient pour les yeux fermés. Dans un cinéma de quartiersous la chevauchée des imagesj’ai déchiré l’écran du rêve. ( extrait du recueil » les passantes » ) Continuer de lire Pierre Béarn – seule en sa marche
peinture Paul Klee Il faudrait que le rêve me poursuivejusque dans mes instants éveillés, et se fasse réalité je quitterai terre– comme l’on dit –par la pointe des pieds et il n’y aurait plus de pesanteur, ni de sens où le corpsdoit se soumettre je laisserais filerentre mes doigtsles flocons blancs comme si j’étaisau cœur de la rivière,frôlé par les … Continuer de lire Quitter les instants éveillés – ( RC )
Comme dans une boîte à lumière,je n’arrive pas à fixer les grains de poussière,ceux -ci mènent une vraie danse de sabbatdans la camera obscura .Puisque rien n’était éternel dans la boîte noire et promis à l’oubli,je dis ma gratitude à la photographiequi a … Continuer de lire J’y pense, puis j’oublie – ( RC )
photo RC – depuis Ensérune – Hérault -Le visage du promeneur est plus libre que l’air et son corps est obéissant, délivré de la nécessité d’agir. Mains négligemment glissées dans les poches, sourire apaisé de l’acquiescence, il compte les flocons dans le blanc torturé de l’absence. Plus il fait silence, plus il s’approche de ses rêves. Liturgie du fragile, blocs de neige pure, pratique de … Continuer de lire Thomas Pontillo – liturgie du fragile
montage et photos RC – nord Vietnam Continuer de lire le temps les heures sous l’aspect d’une unique fleur – ( RC )
art graphique W Kandinsky : courbes libres Il est de ces lignesqui jamais ne se réconcilient.Elles se croisent et s’écartent,découpent l’azur et parfois s’y perdent. Les suivre est une tentation,mais on ne sait où elles se dirigent.Veulent elles dire quelque chose,dans leur calligraphie en fuite permanente ?Elles débordent du cadre, de la vision,suspendues, insolentes.Les plus soumises s’expriment en pointillés,sur les routes, interrompues par les caprices … Continuer de lire Lignes de rêve – au delà du visible – ( RC )
peinture : Vasudeo Gaitonde Je ne sais où s’arrête la vieet où commence le rêve .Peut-être que c’est au bout de tes lèvresque commence la chanson .Et sans doute avec tes motsque j’attrape la lumière. Au bord de la nuit,les couleurs apparaissent ,et je les regarde qui dansent ,comme le passage d’un ange,quand avec toi j’échangeun peu de notre vie. Il y a des écritsque … Continuer de lire Bien au-delà de ce qui s’écrit – ( RC )
D’où me vient-elle? du vieux fonds de nos destins?D’une planche persane? agreste et légendaire,De quelque ballade de la verte Angleterre,La biche blanche dont j’ai rêvé ce matin?Faite d’un peu d’oubli et d’un peu de mémoireJe la vis, et l’instant fut ténu comme un fil,Qui traversait le pré, et son léger profilAlla se perdre en l’or d’un couchant illusoire.Les dieux de qui ce monde étrange suit … Continuer de lire Jorge Luis Borges – La biche blanche
. Mon rêve est un jeune saule sauvage,Qui se languit dans la sécheresse.Tels des vêtements qui brûleraient tout autour du jour …Toutes les terres se cabrent. Dois-je t’attirer à moi avec le chant de l’alouetteOu bien dois-je t’appeler comme l’oiseau des champsTouuh ! Touuh ! Tels les épis d’argent qui frémissent à mes pieds – – –Ô, mon plaisir amerPleure comme un enfant. . MES MERVEILLESElse Lasker-Schüler … Continuer de lire Else Lasker-Schüler – Ô, mon plaisir amer
photo Manuel Alvarez-Bravo – : Good reputation sleeping -1938 Ma dame est un jardin d’ivoireses épaules sont de lisses et brillantesfleurs sous lesquelles percent les fleurs nouvellesde ses petits seins se balançant avec amoursa main forme cinq fleurssur son ventre blanc est une maligne fleur en forme de rêve et ses poignets sont les plus pures plus merveilleuses fleurs ma dame est couvertede fleursses pieds … Continuer de lire E.E.Cummings – ma dame est un jardin d’ivoire
Je vous écrirai encore Il va bientôt faire jour sous les paupières où je vous tenais enfermé et il me faudra me distraire doucement de mon corps Le réel prolixe veut le rêve étranger et mon pied posé sur le seuil coutumier de l’imposture tourne sa page lente sur des fossés blancs envahis à la marge par la nuit obscure La lune incurvée sur le … Continuer de lire Barbara Auzou – Carte postale IV
peinture A Modigliani Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton devoir réel est de sauver ton rêve. La Beauté a, elle aussi, des droits douloureux, qui créent cependant les plus beaux efforts de l’âme. Tout obstacle franchi marque un accroissement de notre volonté, produit la rénovation nécessaire et progressive de notre aspiration. Aie le feu sacré (je le dis pour … Continuer de lire Amedeo Modigliani – ne jamais te consumer dans le sacrifice
peinture R B Kitaj Je sais seulement qu’il y a parfois des phrases qui restent, qui résistent, qui se déforment en résonnant, qui deviennent plus vastes, plus lointaines, plus anciennes, plus proches, plus inédites, des phrases qui dérivent, suscitant des fleuves, des lacs, des mers, des océans, des sources. Il y a des phrases qui vous emportent dans le rêve, des phrases qui enclenchent la rêverie … Continuer de lire Muriel Pic – des phrases qui restent, qui résistent…
photo brookenshaden Un enfant blond pense à l’OcéanieLes kangourous sautent comme des billesA cloche-pied, il rejoint une autre îleEt d’île en île un instant de sa vie. Il est saison comme d’autres sont arbresIl sort de l’ombre et va sans cailloux blancsSi je dis paume il écarte le sable,Prend mon étoile et la cache en jouant. Si je dis main je trouve une poitrine,Un frêle … Continuer de lire Robert Sabatier – l’enfant suit l’homme
illustration – dessin issu du site abstractcomics sur des musiques de Brian Eno Toute une moitié de l’existencereste dans la nuitquand on y pense:la moitié du temps s’ensommeillesur le damier noirqui fuit les cases en blanc. en déplaçant ses foussur la diagonale de la vie.Ne reste alors pour elleque l’oblique obscure des annéesqui n’a même pas besoin d’ailes, car les rêves nous emportentau-delà de l’échiquier.Jamais … Continuer de lire Une moitié d’existence reste dans la nuit – ( RC )
Robert Hainard, «Couple de sarcelles d’été dans les roseaux», 1966, bois gravé. comme une pluie de Chine qui laverait la lumière, qui éclaircirait les arbres et les fleurs, qui redessinerait les lignes des couleurs ; je voyais des signes s’évanouir en cercle sur l’eau douce et calme d’un bassin clair ; et le jardin frémissait derrière le paravent ajouré de ma paix grandiose ; le recueil qui renouvelait … Continuer de lire Pierre Cressant – Comme une pluie de Chine
image C’est un rêve de toique je rattrapequand il est tempscar j’emprunte des ailesaux anges de passage,Ils les collent aux chevaux sauvages,leur échine se tendquand ils traversent les nuages:c’est juste avant que je ne me réveille,et que les pépins de pommene s’égayent,dans les ruines de la nuit.C’est la course contre le soleil,et grâce à ma monturej’attrape au passageun morceau de rêve,que je conserve sous l’oreilleroù … Continuer de lire Un rêve de toi que je rattrape – ( RC )
miniature gothique – le régime des princes – 1450 Encore un peu de terreMe suffit son pelageC’est doux la terre entièreCelle qui prend de l’âgeAu jardin de mon pèreEt de mon parentage. J’y plante tant de rêve.J’y sème tant d’amourC’est doux la terre entièreEt la motte, c’est lourdAu jardin de mon pèreLes semis sont à jour… Joyeux arrive l’arbreQui chevauche la haie c’est doux la … Continuer de lire Charles le Quintrec – encore un peu de terre
. voici une échappée à ce jour dans l’horizon ne ressemblant à aucune autre il est dit que je m’éloigne à présent il est dit voilà l’étendue mongole . pourquoi faut-il que le récit de mon rêve s’enchasse à ce point dans le récit de ton rêve . à ce point si exactement qu’à la fin même le compte de nos os ne nous satisfait … Continuer de lire Gérard Titus-Carmel – Voici une échappée (De craie) –
. . Des brisures du rêve, voilà ce qu’il nous reste, la sueur des baisers, le ruban argenté d’une bave d’escargot après la pluie … Un seul rayon de lune n’a jamais fait pâlir la nuit. . . Continuer de lire Miettes – (Susanne Derève) –
peinture : Markus Lupertz musée d’art moderne de Paris Je ne suis que passante La passante du rêve La passante d’un soir La passante du désespoir Sur la feuille volante J’existe et je n’existe pas L’écriture s’efface sans laisser de traces Comme un écho à travers le temps Illusion Je partirai un jour à pas de loup sur le chemin. ————— ( texte de 2008 … Continuer de lire Mireille Podchlebnik – Passante
Un enfant m’a dit :« La pierre est une grenouille endormie. »Un autre enfant m’a dit :« Le ciel, c’est de la soie très fragile. »Un troisième enfant m’a dit :« L’océan, quand on lui fait peur, il crie. »Je ne dis rien, je souris.Le rêve de l’enfant, c’est une loi.Et puis, je sais que la pierre,vraiment, est une grenouille,mais au lieu de dormirelle me … Continuer de lire Alain Bosquet – une grenouille endormie
Laisse ton rêve.Enroule-toi, blanche et nue,dans ton drap. On t’attend làderrière les murs du jardin. Tes parents meurent, endormis.Laisse ton rêve.Vite, allons, vite.Les murs franchis, on t’attend avec un couteau. Repars chez toi, presse le pas.Laisse ton rêve.Vite, allons, vite.Dans la chambre de tes parentsentre, nue et blanche, en silence. Cours vite, vite, jusqu’aux murs.Laisse ton rêve.Saute. Viens. Quel rubis flambe dans tes mainset brûle d’un … Continuer de lire Rafael Alberti – Laisse ton rêve
Qui ferme les yeux pendant un long trajet la voiture roule en lui et il devient le paysage des deux côtés de la route comme qui rêve contient le rêve et est contenu par lui. L’été j’ai aperçu près de la mer un bébé qui voyait la mer pour la première fois et un vieillard qui la voyait pour la dernière fois assis … Continuer de lire Yehuda Amichai – Un long trajet
Laisse-moi marcher tout près de toi, rêve Écouter les gouttes de pluie frissonnant crescendo Notes blanches et notes noires Fermer les yeux à l’approche du printemps Préludant aux coucher de soleil, fin d’un autre hiver J’ai dans la tête un isthme de matin bleu Que la rosée de Carélie inonde parfois de son aurore… 21.04.1878 Lettres de Carélie – poèmes Editions des Orgevaux Continuer de lire Yann-Fulub FOLLET
Mais je viens, ce soir , avec un rêve dans mes yeux , Et je frappe avec une rose à la porte sans espoir de ton cœur. extrait de « You are tired « trad RC Continuer de lire E.E.Cummings – je viens avec un rêve dans mes yeux
Des acceptions primitives du mot liber, un seule a survécu : le livre. Mais elle combine toutes les autres. C’est à la chose de papier de dispenser l’ivresse, la sève, la liberté que la réalité contemporaine a exilées. Il y a un goût amer au temps que nous vivons. Mais il contient, comme chacun des moments dont notre histoire est faite, une requête intemporelle. Il exige … Continuer de lire Pierre Bergounioux – Liber
Petrov-Vodkin, Kuzma détail de la peinture « l’alarme » Mon enfant, mon ange,C’est un rêve étrange,Chaque soir quand je veilleTon profond sommeil,Quand le crépusculeEmporte tous les joursVers d’autres soleilsAttendant l’éveil,Signe que les DieuxAvec leurs aveuxEmbrassent d’autres mondes,Et l’amour inondeTour à tour, les terres,Même si celles d’hier,Vivant en caresse,Demain, ils les blessent… Mon enfant, mon rêve,Chaque jour qui s’achève,Je murmure un douxChant, sur tes chères joues,Comme une belle … Continuer de lire Leliana Stancu – berçeuse