Murièle Camac – mieux vaut admettre la nuit


tant que durent les pilesla petite lampe de pochefait balbutier dans la nuit des bouts de chemindes cercles d’herbe des caillouxde menues solitudesla petite lampe éclairece qu’est la nuit dehors :l’obscur et la présenceet l’inquiétant des bruits grouillent dans les fourrés(des yeux luiront tout à l’heure)le chemin disparaît à chaque pasla mer énorme respire mieux vaut pas de lampemieux vaut laisser les carpes ambiguësnager au … Continuer de lire Murièle Camac – mieux vaut admettre la nuit

Sentinelles des esprits d’antan – ( RC )


Quelles présences encorecourent entre les rochers ,offerts au ventleurs têtes uséesentre les dunes herbes rousses …apparaissent sur la lande les ombres et les légendessont iciparmi les pierreshabillées de moussesle peuple des bruyèresau milieu desquelles je me promène : on entrevoit de temps en tempsun chemin qui se perddans le sable.Me voici devant la porte d’un dolmenqui surveille l’océandepuis sa table masqué partiellementpar la brume et … Continuer de lire Sentinelles des esprits d’antan – ( RC )

Mireille Podchlebnik – illusion


Je partirai un jour à pas de loup sur le chemin »Et encore ceci, je ne sais plus pourquoi ou je le sais trop bien :« Il se noyait dans le silence jusqu’à l’obstination,partageant le silence de ceux qui n’étaient plus. il voulait se défaire du manteau de colèrequi le couvrait depuis sa naissancejusqu’à l’étouffement.Résolument plongé dans un monde de non-dits-en alliance avec le clair-obscur … Continuer de lire Mireille Podchlebnik – illusion

Edwin Thomas – aux frontières du sommeil


peinture Mihail Halin Je suis arrivé aux frontières du sommeil,à l’insondable profondeurForêt où tous doivent perdreleur chemin, tôt ou tardmême s’il est droit, ou sinueux, ;Ils ne peuvent pas choisir. Beaucoup de routes et de cheminsqui, depuis la première lueur de l’aube,Jusqu’à la lisière de la forêt,ont trompé les voyageurs,se brouillent soudainement,Et ils s’y enfoncent. Ici l’amour prend fin,le désespoir et l’ambition s’arrêtent ;Tout plaisir … Continuer de lire Edwin Thomas – aux frontières du sommeil

la musique se promène – ( RC )


photo H Cartier-Bresson Serbie 1965 Selon l’esprit des lieuxil n’est pas rareque la musique se promène. Les notes sont légères, les accords imparfaitsépousent les pentes,le tracé des sentiers,les pins aux ombres largesle dessin capricieux des rivières. La voix humaine peut franchir les vallées, les cors se répondrede montagne en montagne.Ici c’est le duo improbable d’une contrebasse et d’un vélosoudainement associéspour se rendre à la fête … Continuer de lire la musique se promène – ( RC )

Au bord de la grand route, j’assiste à la fête des étoiles – ( RC )


peinture Odilon Redon Pégase – 1900 Assis au bord de la grand routej’assiste à la fête des étoiles,feu d’artifice immobileen songeant que je m’approcheinsensiblement des fastes des galaxiesvers lesquelles je navigue par l’esprit…. gagné par les ombres de la nuit. Je tire, comme on le dit des plans sur la comètequand l’espace s’accroît d’une invisible errance.Un peu comme si je semais des pierrespour reconnaître mon … Continuer de lire Au bord de la grand route, j’assiste à la fête des étoiles – ( RC )

Attila József – les amis


peinture E L Kirchner GLI AMICI Les amis se désirent, sans s’aimer,ils connaissent suffisamment l’autre pour se connaître eux-mêmes. Ils exigent sans demander, ils savent sans comprendre. Nous nous frayons un chemin, comme s’il s’agissait deune rivière qui nous déchire à la source ,souffrant de douleurs qui ne sont pas les nôtres en ramant, souvent contre le vent. Alors, ceux qui viennent seuls meurent un … Continuer de lire Attila József – les amis

Fête des primevères – ( RC )


Fête des primevères une flaque de lumièreoù le reflet des oiseauxignore mes pas sur le chemin,mon empreinte dans la terre… le vent au-dessus de ma têtedans une grande improvisationdessine des figures puis les efface.. Fantaisie des nuages vol des oies sauvages.Paix des fleurs modestes arbres en arabesquescorolle des jonquillesà la chemise légère. Juste un petit tour derrière la maison…pas besoin d’aller trop loin… Continuer de lire Fête des primevères – ( RC )

Jeunes pousses sous la neige – ( RC )


      Il pleut, il neige.Les flocons fondent lentementau jardin de mon coeur :la tourmente du petit matin .      Les mots sont comme dans un piègeballottés par le vent ,les orages et la fureur ,de l’écriture au quotidien .         Les arbres s’étoffent chaque année,et,      comme moi,      s’écartent doucement        de leur enfance,en … Continuer de lire Jeunes pousses sous la neige – ( RC )

Colette Klein – ce que me dicte l’absence – 01


À Pierre 30 juillet 2014 C’est la terre qui marche sous mes pas et qui frémit de tout son corps, qui mesure le temps qui me sépare de la forêt, puis de la mort.Mes lèvres tremblent au premier contact avec la lumière, fait bouger le chemin qui s’effrite et qui roule, grain à grain, sous les hautes herbes.Le vide, échoué, recueille tes plaintes et les … Continuer de lire Colette Klein – ce que me dicte l’absence – 01

Mylène Charrier -Dansaient les hommes -dansaient les femmes


image : Taras Haida Dansaient les hommesDansaient les femmesIls avaient donc fait çaEnsembleDu tempsOù le cœurSerait Les choses à dire sur la plénitudeToutes les choses à direComplètementFais du bruit et fais du silence avec moiFaisons tinter nos oreillescomme de l’or dans le noir Là où tu commencesEt là où je finisViensTout au milieu du cheminViens Faire tout ce que tu ne sais pasTu sais bienAvec … Continuer de lire Mylène Charrier -Dansaient les hommes -dansaient les femmes

Thomas Pontillo – liturgie du fragile


photo RC – depuis Ensérune – Hérault -Le visage du promeneur est plus libre que l’air et son corps est obéissant, délivré de la nécessité d’agir. Mains négligemment glissées dans les poches, sourire apaisé de l’acquiescence, il compte les flocons dans le blanc torturé de l’absence. Plus il fait silence, plus il s’approche de ses rêves. Liturgie du fragile, blocs de neige pure, pratique de … Continuer de lire Thomas Pontillo – liturgie du fragile

Claire Ceira – Images – 1


photo Emilio Jimenez elle est assise dans l’étonnante lumièrequi découpe sur son visage un souvenir d’orageou d’énigmeelle regarde ses mains que la lumière déforme aussi.baisse t elle les yeux pour les protéger des zébrures blanchesqui devant ellecourent sur un mur ? un portrait si absent, méconnaissablel’abstraction d’une présence : une robe sombredes cheveux sombresoù la lumière met des flammèches.et cette lumière violente et douce, froide … Continuer de lire Claire Ceira – Images – 1

Marche – Susanne Derève


Marche Hier tu égaillais joyeusement les caillouxdu chemin aujourd’hui il t’absorbe il te happedans la torpeur de l’après-midi il t’abatdans la débandade des ombresil est la douleur que tu portes et le ciel une étuve C’est seulement cela que tu veux marcher dans l’hébétudedu zénith et suivre la rivière – impétueuse encoreau mi-temps de l’été accorder ton pasà la mesure du flot – non plus … Continuer de lire Marche – Susanne Derève

William Ernest Henley – Invictus


.Dans les ténèbres qui m’enserrentNoires comme un puits où l’on se noieJe rends grâce aux dieux, quels qu’ils soientPour mon âme invincible et fière. Dans de cruelles circonstancesJe n’ai ni gémi ni pleuréMeurtri par cette existenceJe suis debout, bien que blessé. En ce lieu de colère et de pleursSe profile l’ombre de la MortJe ne sais ce que me réserve le sortMais je suis, et … Continuer de lire William Ernest Henley – Invictus

Maurice Fickelson – pratique de la mélancolie – soir de mai


SOIR DE MAI Ils s’étaient assis tous les trois à l’une des tables que l’on sortait dès les premiers beaux jours, seuls encore, à cette terrasse, devant l’auberge, à la sortie du village. La fraîcheur venait dans les derniers rayons du soleil de mai. Un peu avant, il avait plu et l’on entendait l’eau s’égoutter dans les bois tout proches : une brève et vigoureuse … Continuer de lire Maurice Fickelson – pratique de la mélancolie – soir de mai

Un cercle sur le trottoir – ( RC )


montage RC Je prends une craieet dessine un cercle sur le trottoir.Si je m’enferme à l’intérieurc’est comme entrer dans une autre rondeoù ne me parviennent que d’échos lointains,de la gravité du monde. Ceux qui arrivent font un détouret passent leur chemin.Ils ne peuvent m’y voir. Le cercle est un contourqu’aucun pied ne franchit.On ne sait jamais ce qu’augurele tas de pierres du voisin,ni ce qu’il … Continuer de lire Un cercle sur le trottoir – ( RC )

Fernand Tourret – Franz Kafka


Avant sa mort, déjà, de longtemps il savaitFranz Kafka, quel serait son chemin dans l’obscur labyrinthePar de noirs anges amené très tôt sur ces bords,comme ses sœurs Plus tard y furent transportées.Muées au ciel d’Auschwitz en fuméesElles montèrent par les sombres degrés, vite, comme happées,Tirées vers les nuées par leurs cheveux depuis longtemps coupés.Lui, il avait dans sa main le fil de la pelote noireQui … Continuer de lire Fernand Tourret – Franz Kafka

Ingeborg Bachmann – Aliénation


Dans les arbres je ne peux plus voir des arbres. Les branches n’ont pas de feuilles pour les maintenir au vent. Les fruits sont sucrés, mais dépourvus d’amour. Ils ne rassasient même pas. Que va-t-il advenir ? Devant mes yeux la forêt prend la fuite, à mon oreille les oiseaux restent cois, nulle prairie ne fait lit pour moi. Je suis repue de temps et … Continuer de lire Ingeborg Bachmann – Aliénation

Kadie Molodowski – Mon pont de papier


Elle a traversé mon pont de papier aujourd’hui( oui, ce que je vous transmets par chance ):Une femme de soixante ans (déjà soixante, bien sûr)avec les pieds nus et gelés. Nous nous sommes rencontrés, sommes restés là pendant un moment.moi, juste comme ça car je n’avais nulle part où allerEt elle parla, à moi et à elle-même,du pain, du bois, des chaussures. Mon pont en … Continuer de lire Kadie Molodowski – Mon pont de papier

Pierre Bacchelli – Par delà


tableau – artiste non identifié – Singapour L’absence caresse ma jouePendant que je regardeLa lune agrandir la nuitComme une plante grimpante*Douce absence encore tièdeContre mon corps grifféD’attentes vaines et d’espoirs brûlés*Couché sur ce tertre de luzerne raseLes bras ouverts les mains offertesSont dépouillés de ton mondeEt mes yeux sont brume d’un hiverSans fin*Viendra le temps du souvenir en attendantQue le pas de l’ennui gris se … Continuer de lire Pierre Bacchelli – Par delà

le chemin du retour – ( RC )


photo RC Vietnam Le chemin se dérouleet emporte les pensées,qui prennent la formede papillons nacrés. Le chemin se poursuit,fil étroit sous l’exubérancevégétale , luxurianceau-dessus des rizières. D’autres papillons nous ouvrent la voieprécèdent l’avancée du jour,murmures d’or fantasqueset reflets d’ombres furtives. Faudra il attendre qu’arrive la pluie ?qu’ils se multiplientpour se changer en lanternesou en fruits de la nuit. Mais ils sont trop légerspour s’opposer à … Continuer de lire le chemin du retour – ( RC )

Ce qui distille la pensée dort dans les étoiles sombres – ( RC )


image du site Ce qui distille la penséedort dans les étoiles sombres.Il faut aller pêcher dans la nuitquelques mots qui se présentent à l’esprit.C’est une bouche d’ombreoù on veut aller chercher la vérité,mais je n’y rencontre que les murs lissesd’un puits sans fondoù la lumière ne se reflèteque par un tout petit rond. Jamais cette bouchene répond à mes questions:ou sans doute, peut-êtrece qu’il faudrait … Continuer de lire Ce qui distille la pensée dort dans les étoiles sombres – ( RC )

Julian Tuwim – le septième automne


photographe non identifié l’offrandeT’offrir tout : chaque rêve, chaque sourire,Chaque tendon, chaque mot, chaque pas !Tout le passé n’est que ton souvenir,Tout l’avenir n’est que ton saint regard !T’offrir tout, le moindre battement des cils,Le dernier sou, et mes forces dernières,Dilapider pour toi ma rage juvénile,Te marquer le chemin du sang de mes artèresBlasphémer ! défier Dieu ! traiter avec Judas !Mâcher en sable doux … Continuer de lire Julian Tuwim – le septième automne

Tout semble immobilisé – ( RC )


photo : netfolk.blog.hu Sur un chemin banalencombré de flaquesdéjà tourbillonnentles feuilles veinées d’automne.Sous le miroir des nuéesje devine les graviers. Le dialogue du gelétire ses filamentssous les rafales de vent.Un insecte traverse prudemmentquittant les herbes follespour un abri incertain. Les oiseaux ont disparu du cielpour des régions plus clémentes.Il s’est perduparmi les branches nues ;les arbres sont dans l’attenteet ne sont plus que bois. Soudain, … Continuer de lire Tout semble immobilisé – ( RC )

Mots suivant le chemin d’avant – ( RC )


montage Viki Olner En avance sur le chemin d’après, les mots dansent et se répondent. Mais nul ne peut les saisir: ils glissent comme grains de sable accumulés par un souffle de vent. Ils sont sans apprêt, légers, pourtant portés par l’écho, plus légers que ces cailloux qu’on sème, avec l’espoir qu’ils repoussent, deviennent falaises ou montagnes. Si les mots se répondent et s’assemblent c’est … Continuer de lire Mots suivant le chemin d’avant – ( RC )

Promenade – (Susanne Derève) –


. Il chemine Le chemin le précède, bondit à flanc de roche, enjambe la rivière et c’est un pont soudain, dont les pierres disjointes sont envahies de mousses, puis le village, enfoui dans un repli doré du Causse où le soleil s’attarde au milieu des vergers. Il se rappelle avoir observé tout le long du sentier qui longe le Lot de jeunes arbres fruitiers fraîchement … Continuer de lire Promenade – (Susanne Derève) –

Mireille Podchlebnik – Passante


peinture : Markus Lupertz musée d’art moderne de Paris Je ne suis que passante La passante du rêve La passante d’un soir La passante du désespoir Sur la feuille volante J’existe et je n’existe pas L’écriture s’efface sans laisser de traces Comme un écho à travers le temps Illusion Je partirai un jour à pas de loup sur le chemin. ————— ( texte de 2008 … Continuer de lire Mireille Podchlebnik – Passante

Jean-Yves Fick – Nuit / Icaria 43


La main irascibleil aurait tout calcinédes jours et des signes n’en resteraient plusau creux de sa paume ouverteque cendres ténues il sait ou devineles tourbillons de l’angoissel’effroi de la chute il lui faudra bientôt ou tard c’est imminentreprendre  son souffle passages de feuluisent dans son dosil s’ouvre son chemin là. texte de J Y F issu de gammalphabets Continuer de lire Jean-Yves Fick – Nuit / Icaria 43

Un long chemin depuis les Landes – ( RC )


Un long chemin serpente entre les arbres,irrégulier, parsemé d’ornières et de flaques.semé de pierres ,comme le fit le Petit Poucet,et depuis le temps,couvertes de mousse. Loin est le pays auquel j’appartiens;il monte insensiblementdepuis les Landes :je le sais en allant vers l’amont,suivant ruisseaux et cascades,sous l’arche du vent. Je quitte les fougèrespour des herbes plus maigres,des buissons de ronce,des asphodèles,et marche sous le regard immobiledes … Continuer de lire Un long chemin depuis les Landes – ( RC )

Boris Vian – C.P.R.


Le soleil se cachait derrière la nuée.L’ombre étendait son voile aux jardins obscurcis.Le fantôme des joues tristement raccourcisS’éloignait de la ville en un enfer muée. De lumière la multitude dénuéeCommençait de gronder. Déjà d’âpres soucisSe frayaient un chemin sous les fronts indécis.La peur montait, blafarde, et ce fut la ruée Vers les dieux de métal sanglants des sacrificesEt l’envahissement des vastes édifices.Mais les dieux ne … Continuer de lire Boris Vian – C.P.R.

Le terme du voyage (sur une peinture de N De Staël ) – (RC )


C’est au sommet de la montéeque se joue le terme du voyage .L’horizon nous est caché,mais on peut le devinerderrière la pente.La colline se divise en deux partiesnettement opposées :le couteau d’ombre a tranchédans les plages de lumière,et les arbres, dont on ne voit que la têteopposent au vent leur silhouettejuste avant la descente. Si j’emprunte ce cheminplus aride que le ciel désertsans savoir où … Continuer de lire Le terme du voyage (sur une peinture de N De Staël ) – (RC )

Une petite route sur les collines de Toscane – ( RC )


C’est une petite routequi cherche son cheminsur les collinesde la Toscane.Elle domine la valléedéjà plongéederrière un rideau de brume.On la devine par des nuances de grisdans la photographie. Comme dans celles de Giacomelliles silhouettes des cyprèsdisposés sur la crètesemblent accompagnercelles des promeneursqui traversent le champ de visionpour aller vers un horizonencore lointain…l’atteindront-ils enfinquand j’aurais finide décrire ce que je vois ici ? Continuer de lire Une petite route sur les collines de Toscane – ( RC )

Renaître et revenir à son point de départ – ( RC )


S’il faut jouer à pile ou faceje n’ai rien décidé de mon destin…je vais me prendre en main( impair ou passe )pour décider de mon voyage,mais la terre est-elle ronde ou plate ?Je commence à la parcourir sans hâteavec très peu de bagages.S’il faut débuter par son lieu de naissancechaque foulée m’en éloigne au fur et à mesuregagnant en envergurepour retrouver mon innocence ;je sème … Continuer de lire Renaître et revenir à son point de départ – ( RC )

le vide se creuse sous nos pieds – ( RC )


Désolé pour les ridesqui s’accumulent avec les années :l’étendue de la consolationne tient pas compte du videqui se creuse sous nos pieds . Nous buvons la lumièreà mesure que nous avançons.Quand nous l’aurons toute épuisée,nous ferons le chemin à l’enversen remontant notre mémoire. La lumière sera intérieure ;— de l’incandescence,il ne filtrera que peu de chosepersonne ne pourra savoir –que nous approchons la renaissance. Continuer de lire le vide se creuse sous nos pieds – ( RC )