Mizpirondo – à l’approche de la pierre
à l’approche de la ligne infinie des crêtes
/ une émotion Continuer de lire Mizpirondo – à l’approche de la pierre
à l’approche de la ligne infinie des crêtes
/ une émotion Continuer de lire Mizpirondo – à l’approche de la pierre
Tu mens comme l’on aime, et, sous ta douceur feinte,
On sent le rampement du reptile attentif. Continuer de lire Renée Vivien – Lucidité
– Ce sont des lignes qui se forment, On ne peut décider, Desquelles ont prise sur la réalité, Elles invoquent la lumière traversière. De la branche et de l’ombre, Même posée, sur la course d’une rivière, Et suivant ses remous, Elle reste impalpable, Du mur liquide, Au mur vertical, pierres jointoyées, Ne pouvant capter La course solaire. Oui, le jour toujours invoqué, Et l’image projetée, … Continuer de lire Variation d’ombre 01 – ( RC )
J’habite à l’intérieur,
D’un ancien appareil photo Continuer de lire Variation d’ombre – 02 – Camera Obscura – ( RC )
– Plutôt le vol de l’oiseau qui passe sans laisser de trace, que le passage de l’animal, dont l’empreinte reste sur le sol. L’oiseau passe et oublie, et c’est ainsi qu’il en doit être. L’animal, là où il a cessé d’être et qui, partant, ne sert à rien, montre qu’il y fut naguère, ce qui ne sert à rien non plus. Le souvenir est une … Continuer de lire Fernando Pessoa – Plutôt le vol de l’oiseau
je rêve
et l’océan dévore de partout nos plaisances Continuer de lire Marie-Hélène Montpetit – Je suis ta sœur par les mains
j’aime aussi où nous entraînent
Des mots, le heurt et la mise en scène
Au jeu des miroirs inversés Continuer de lire Caresse d’écriture, caresses dansées – (RC )
Enroulée sur elle même,
La ligne s’est mise à chanter, Continuer de lire La ligne s’est mise à chanter – ( RC )
Yemadja Peut-être baisser les armes Et nous rendre la mer… La mer et ses gestes chauds L’écharpe de ses vagues au cou La mer et sa complainte débordante Autour du ventre La mer et son grain de sable Et son perpétuel questionnement d’écume La mer et sa grotte de suppositions Dans son alambic verdâtre La mer et son goût d’écume et de … Continuer de lire Monique Mbeka Phoba- Rivages – Yemadja
-11- Pourquoi tant de lumière livrée à l’universalité de l’aile montante ? pour une plus haute et plus incandescente approche de nos yeux ? toute la vérité ses mensonges poisons qui n’ouvrent pas seulement la mort à nos sommeils profonds non il n’y a rien de réparable dans le Dieu de ton Sexe au tonus de mezscal puisque c’est un tout ou rien puisque c’est … Continuer de lire Michel Hubert – Captif d’un homme – 11
– Une existence tourbillonne, Et se tourne sur elle même, En trajectoires, Elles semblent diverger, Mais restent parallèles, Si habiter son propre corps, Renvoit à plusieurs, Et qu’il est difficile De s’y retrouver, De s’y réfléchir, même, Comme penché sur un miroir, Donnant un tout autre aspect, Selon l’éclairage, Le lieu, Et le temps, habités. Le défilé des images, Penchées sur le passé, Peut revenir … Continuer de lire Nous sommes sans doute sortis de leur esprit – ( RC )
– Les plus beaux poèmes s’écrivent sur les pierres genoux écorchés, esprit aiguisé par le mystère. Les plus beaux poèmes s’écrivent devant un autel vide, encerclés par des agents de la divine folie. Ainsi, fou criminel que tu es tu dictes des vers à l’humanité, vers de la rescousse et prophéties bibliques tu es frère de Jonas. Mais dans la Terre Promise où germent les … Continuer de lire Alda Merini – Les plus beaux poèmes s’écrivent sur les pierres
on a fait des murs
où inscrire ce qui disparaît
(…)
où habiter avec neige et vent
– Allons Shehérazade, et rêvant de partager tes senteurs d’orient, il y a la course des vents d’or, sur les collines de ton corps, Comme dunes du désert, où même le soleil se perd, dans des creux d’ombre, et ta chevelure sombre Et comme l’étendue se plisse, ensorcelée d’épices, S’il y a , Shéhérazade, … Continuer de lire Allons, Shéhérazade – ( RC )
photo perso – champs de la banlieue d’Amsterdam – Le cher d’Apollon qui joue au papillon ne s’appuie en ses sphères que sur l’atmosphère On ne sait s’il déménage Avec tous ses bagages Et traverse les airs De son allure autoritaire. – Et peut-être qu’il essuie D’intempéries, la pluie Et aussi les présages De lourds nuages Pour monter plus haut Que sur son … Continuer de lire Ce cher Apollon, sur son char, et sa concurrence à Icare – (RC)
photo : Emanuel Tanjala – fontaine des 4 rivières piazza Navona Rome – Les bruits des rues séchaient déjà fragiles dans leur nuit de pluie lorsque l’amant de ton roman sortit transi de ta valise en répandant sur le trottoir la rumeur douce … Continuer de lire Marcel Olscamp – Piazza Navona
– De vastes vents violents ont tourné le dos à la glace et j’ai été forcé de plisser les yeux. Sur un mur rugueux j’ai vu le monde entier avec tous ses vallées, ses montagnes et ses lacs, avec tous les animaux qui courent autour Les ombres des arbres et les taches de soleil m’ont rappelé les nuages. Je marchais sur la terre Et je … Continuer de lire Egon Schiele – Sensation
– Si la nature à l’automne, Pousse un dernier chant de couleurs, Une mosaïque d’ors et de bruns, Qu’elle brasse à longueur de vents, En couronnant la terre de ses saveurs , – Elle conduit peut-être – … Continuer de lire L’improbable côtoie le réel – ( RC )
dans ses bras
à écouter la joie de l’aube blanchir le jour
et toi partir avant. Continuer de lire Ahmed Mehaoudi – Dire aux choses qui passent
-LE COURTISAN Pareil à la sculpture indispensable aux palaisà l’architecture d’une salle de bal Virtuose des redoutes, Cicérone des alcôves de la cour,tel le voilà! si léger qu’il tourne à tout vent. Il s’exerce à la danse : art très utile Aux temps du carnavald’un tour de valse il fait tomber dans la disgrâcedes tribus tout entières. Rompu aux méandres du jeu, il … Continuer de lire Theo Léger – Le courtisan
Une empreinte dont l’obscurité,
Accompagne notre marche. Continuer de lire Projections – ( RC )
Ne pas savoir qui du puits qui de la tour est le reflet de l’autre. Continuer de lire Thomas Duranteau – Ne pas savoir
Imaginons Le temps que met l’eau à couler de ta main Le temps que met le coq à crier le soleil Le temps que l’araignée dévore un peu la mouche Le temps que la rafale arrache quelques tentes Le temps de ramener près de moi tes genoux Le temps pour nos regards de se dire d’amour Imaginons ce qu’on fera de tout … Continuer de lire Guillevic – Imaginons
une seule m’est inconnue
celle-là qui te contient
elle n’est plus mon rêve mais le tien Continuer de lire François Corvol – mythologie 5
Mais tu n’es pas l’ombre,
Tu n’es que lumière,
Et chaque jour,
–
Je ressens ta présence. Continuer de lire Présence en lumière- ( RC )
nous aurons de quoi rire
de nos jeunes terreurs Continuer de lire Jean-Claude Pirotte – Blues 05 – contrée lointaine où campent nos aïeux
– « Je suis un vagabond comme Halladj ou Kabir étaient tisserands. Un de ces êtres qui ne représente rien pour le monde. Leur pauvreté fut l’origine de la poésie. Les poètes prenaient entre leurs mains un bout de ciel et le caressaient délicatement comme on caresse un nouveau né, et soudain la parole était vêtue de poésie… Continuer de lire Jean-Marie Kerwich – Je suis un vagabond
Du creux ombreux aux pentes neigeuses, Le parcours des siècles, Des pays conquis, esclaves soumis, Il n’est plus de paroles audibles, Et des routes détournées, A faire taire la voix des peuples, Quand la vague redescend, Et conduit, du sommet à l’abîme, Les hommes blessés, Envahisseurs ou envahis, ; Ils finissent par se confondre, Et s’imbriquer, au point, Que les origines, Se perdent dans la nuit … Continuer de lire L’histoire cohabite sa géographie – ( RC )
O peuple de l’arrière-monde du monde existe-t-il un présent à l’impensable verras-tu un lendemain à l’obscur Où dormiras-tu du sommeil des morts apaisés si nul ne prononce ton nom ni ne calme les gerçures de tes mains ni ne convie au banquet de midi la fraîcheur de l’ombre que tu aimas . – extrait de » Chant triste pour une Algérie défunte » Continuer de lire Abdelkader Zibouche – O peuple de l’arrière-monde
Regarde bien! La scène se découpe, Elle se démultiplie, Les images se mélangent, Se chevauchent et se renvoient, A elles-mêmes, C’est un décor de théâtre, Enfin, je crois, – On y voit des acteurs Ils sont en travers, Projetés sur les murs, Recomposés, remplis de couleurs, Elles s’enfuient ensuite, Se soudent et se rassemblent Un peu plus loin, – Et c’est une fontaine joyeuse, … Continuer de lire Kaléïdoscope – ( RC )
J’ai lancé ma pierre dans l’inconnu contre les vitres de la nuit, dans le jardin des mots plus affûtés que l’herbe sous la rosée des larmes offertes au néant. J’ai connu la parade des corps amoureux et caressé la vague claire qui dépose à brassée ses paroles légères comme braise d’un feu qui n’en finit pas de s’éteindre à l’approche des matins. J’ai vu … Continuer de lire Alain Fabre-Catalan – Où demeurent les sources
Des mots lui donnent suite ,comme
Happés de l’intérieur—-
Ce qu’il faut de temps, pour prolonger leur sens,
Et peut-être les comprendre. Continuer de lire Vers des mots d’une autre langue – ( RC )
– Le papier s’est échappé par la fenêtre à cause d’un vent mauvais ennemi de l’écrit un vent taquin adepte de Kipling venu le cueillir sur le coin de ma table il virevolte et tombe avec la grâce d’une feuille d’automne ce n’est pas l’automne jamais ne le reverrai déjà parti plus loin que le bout de la rue dessus j’avais inscrit pattes de mouches … Continuer de lire Pascal Pratz – Feuille d’été