Cat – Le soleil


 – Cat,  d’où j’avais  extrait  la courte  citation de Marguerite Duras,   a un blog  très intéressant et documenté, elle m’a  autorisé  à publier ses parutions,   voici l’un d’elles   Le soleil .. Le soleil se voilait, La nuit s’annonçait Dans une soudaine fraîcheur Qui le fit frissonner. Il sait ces soirs Où la langueur Se pose. Il ferme les yeux, Inspire, Ressent, Pressent. Le noir … Continuer de lire Cat – Le soleil

Shitao – l’image entraîne la plongée dans l’autre monde


Au sujet  du cinéma  de  Raoul Ruiz,  une analyse approfondie  est visible ici dont  j’ai  extrait  ce petit paragraphe  où il est question  du voyage  de l’oeil dans le monde de la peinture  ( applicable  aussi  à Bruegel…  ayant vu la présentation du film  récent  qui lui est consacré)  voir le post sur si-peu-de-nous — ( où on retrouve  François Cheng,  déja mentionné  dans  trois  … Continuer de lire Shitao – l’image entraîne la plongée dans l’autre monde

NéO – Gardien et solitaire


Drenagoram,  dans  son écho du Krapo,  » rend hommage »  au monde végétal, et en particulier  aux  arbres, perçus  sous de multiples facettes, voir son blog, et ses  réponses  poétiques en commentaires Gardiens des Hôtes en Bord de Mère , Ce Solitaire est Plein de Vie , La Paix des Âmes Reposent en Terre , Son Charme Opère au Cours des Nuits. ~ Après l’If tous … Continuer de lire NéO – Gardien et solitaire

C-Jeanney – Carrée


Ainsi que vous pourrez  le  constater, le  texte  de CJeanney, présente  des similitudes  avec  l’article suivant  » de ma plume… »    ( mines  antipersonnel),  car c’est à partir  de celui-ci, que j’ai composé  celui-là…                          (  du blog  « tentatives »  chez  eklablog ) J’ai pensé  , en le  lisant,  au  « Désert des tartares  »  de D … Continuer de lire C-Jeanney – Carrée

Mines anti-personnel – (RC)


C’est une terre , traversée  de zébrures, de lignes  administratives,   découpée  en portions géométriques Les  ethnies et familles, fissurées, comme les fleuves aux eaux taries, Des frontières rectilignes  sautent au-dessus de leur sol si plat, que personne n’habite , aux fleuves morts sur une terre carrée, hors quelques  scorpions, et insectes carapaçonnés. Les collines  mouvantes,  bacs à sable géants, aidés  d’Harmattan, provoquent les hommes  en … Continuer de lire Mines anti-personnel – (RC)

La soirée western – ( RC )


  – Derrière l’écran,           ce sont des âmes  agitées Qui combattent, pour l’honneur,    âme habitée C’est une histoire  de voleurs, de western d’enlèvement,        de drapeaux  en berne Une course à travers l’étendue         poussiéreuse De grandes étendues,      j’aperçois les Rocheuses Il y a des squaws,             les cailloux qui dévalent Et qui giclent,                   sous les sabots … Continuer de lire La soirée western – ( RC )

Saint-John Perse – Portes ouvertes sur les sables (Exil, I)


                Portes ouvertes sur les sables, portes ouvertes sur l’exil, Les clés aux gens du phare, et l’astre roué vif sur la pierre du seuil : Mon hôte, laissez-moi votre maison de verre dans les sables… L’Eté de gypse aiguise ses fers de lance dans mes plaies, J’élis un lieu flagrant et nul comme l’ossuaire des saisons Et, sur … Continuer de lire Saint-John Perse – Portes ouvertes sur les sables (Exil, I)

Franck Venaille – Douleur que j’ai aimée, dis-je…


  Douleur que j’ai aimée, dis-je… Douleur que j’ai aimée, dis-je, « aimée » est-ce le mot Qu’alors j’employai devant tous ces visages de mauvais Lieux ? Douleur ! Cette manière de nous mouvoir au Milieu de la foule dolorante. Lui ! Que fait-il, voûté ? Il Essaie, oui peut-être essaie-t-il de faire entrer toute cette Souffrance dans ces sacs de deuil noir, des mouvements … Continuer de lire Franck Venaille – Douleur que j’ai aimée, dis-je…

Claude Minière – je reprends la main


………..je reprends la main à la bonne vitesse dans la courbe penché sur la ligne du cercle blanc sur noir l’inconnu comme conscience                       comme rail matériel et abstrait   comme écoutant le sol trembler                        je reprends la main   à la limite de l’adhérence                         le pneu soudain quittant la chair du bitume                                                            perdant le contact, le fil   Je reprends la … Continuer de lire Claude Minière – je reprends la main

Ivan Blatny – Quatrième


        Nouvelle  parution en hommage  à cet  auteur  tchèque,  dont  l’ambiance  est celle  de la fin de 2è guerre mondiale…       Quatrième à Frantiek Halas   Un abandon sans borne, épaisse poussière, Reposait sur les poutres et sur les pierres, Un abandon sans borne, le jour baissait. Un abandon sans borne, épaisse poussière, Reposait sur les poutres et sur les … Continuer de lire Ivan Blatny – Quatrième

Claude Roy – Hommage à Jules Verne


Nos souvenirs ont parcouru Vingt mille lieues sous les mers Frôlant les vaisseaux disparus Les noyés aux lèvres amères.. J’ai perdu la trace aujourd’hui Des trois Anglais du Pôle Nord Les jours s’en vont les ans ont fui Les grands aventuriers sont morts Les capitaines de quinze ans En ont quatre-vingts bien sonnés Les flots qui s’en vont moutonnant Emportent épaves les années Je cherche … Continuer de lire Claude Roy – Hommage à Jules Verne

Jean Pierre Duprey – M’a-t-on coupé le fil de la mémoire ?


      M’a-t-on coupé le fil de la mémoire Que je n’entende plus le ventre du passé ? Il m’étrangle en mon cri dépassé dans le noir Jusqu’à la flamme unique où le fil a brûlé L’avenir a cassé dans ma tête le vent Le passé a repris les cloches de ses soirs Le remords a rongé les sons de la mémoire Et le bruit … Continuer de lire Jean Pierre Duprey – M’a-t-on coupé le fil de la mémoire ?

Vesna Parun -La pluie


    La pluie Je n’entends plus la pluie. La fenêtre nénuphar vert dans la pénombre respire. Les voix des garçons partent ver le quai où blancs et noirs accostent les bateaux. Dans les miroirs bas repose la couleur du ciel paisible et sombre. Les promeneurs solitaires cherchent encore l’été dans les vignobles. Le chasseur attend dans le crépuscule. L’imagination est dorée comme la plaine … Continuer de lire Vesna Parun -La pluie

Edouard Glissant – L’arbre mort et vivant


          L’arbre mort et vivant – Toute une nuit au bord de l’horizon Il te cherchait, n’osant clamer par-dessus l’or Si tu criais parmi les oiseaux morts Si tu donnais la voix pour les peuples Ou si muette tu venais dans l’épaisseur des vitres. Il se tenait près de la nuit parmi les arbres Il se levait dans son aurore et … Continuer de lire Edouard Glissant – L’arbre mort et vivant

Une symphonie bleue ( RC)


      – Pour rester  dans la  couleur  – le bleu  ( les  bleus)…  d’avec l’article précédent – Une symphonie bleue, emportée,Une bataille de pinceauxOù les encres s’emmêlent, en un assautTraversé de gestes et d’une portée C’est juste ce qu’il faut d’artistiquePour , en danses, faire remuer les piedsEn jetant les couleurs sur le papierEt interpréter la musique D’une curieuse façonLes notes bleues encore … Continuer de lire Une symphonie bleue ( RC)

Lutin – Froid bleu – (cold blue)


A travers tous les  écrits intéressants  que  nous proposent  les  créateurs  bloggeurs, il est  sûr  que  je n’ai pas  l’occasion de  « suivre  tout le monde », et , naviguer  un peu  au hasard, notamment par  rapport à ceux  qui laissent  des commentaires,  permet de les  revisiter…  et donc  d’apprécier  la richesse  de leur  écriture… C’est le cas  de lutin, dans ses  « secrets  de lutin » et d’un … Continuer de lire Lutin – Froid bleu – (cold blue)

Frank Venaille – Les vagues de la lagune


        Les vagues de la lagune J’avance vers davantage de lumière Les barques désormais Sont vides Elles ont accosté pleines de rires et chansons Qui ne sont pas pour moi Qui ne sont pas pour nous Qui avons notre propre répertoire à crêpe noir ou satin rouge Mais c’est la vie ordinaire qui exige, comment dire ? autre chose, de moins ! … Continuer de lire Frank Venaille – Les vagues de la lagune

Patricia Ahdjoudj – La nuit a d’étranges frissons


          – La nuit a d’étranges frissons Qui vous laissent les larmes aux yeux   L’amour a d’étranges secondes Qui vous laissent la glace au cœur   Ses mains ont d’étranges audaces Qui me laissent le cri aux lèvres   Sa voix a d’étranges caresses Qui me laissent la fièvre au corps   Le ciel a d’étranges tendresses Qui vous laissent … Continuer de lire Patricia Ahdjoudj – La nuit a d’étranges frissons

Rien, et si peu (RC)


    On est un rien, et si peu de chose Aux pétales engourdis, mon amie la rose. Au froid qui pénètre ta demeure Les saisons ont basculé leur heure Et semblé oublier jusqu’au souvenir d’été Et voilà figé en liberté Le buisson de fleurs qui fane Mais dont l’odeur encore émane A mordre la griffe du destin C’est attendre le lendemain Les fruits de … Continuer de lire Rien, et si peu (RC)

Disposant sur ma toile, des couleurs habitées (RC)


– Cette  peinture,  que  j’avais  commentée  sur  art-encore…   – A fait l’objet d’une  variation poétique  de Jean-Jacques Dorio,dans  ses  « correspondances« , – et d’un article  de Libellus dans  « sa  vue de la fenêtre dans la nuit ».,   – J’ai fait mon propre  écho poétique  à celui  de Jean-Jacques, avec le texte ci-dessous, en me rappelant la région des Pouilles,  et particulièrement Polignano-a Mare  ( au … Continuer de lire Disposant sur ma toile, des couleurs habitées (RC)

Recomposer (RC)


  De mon réveil, Je recompose mes fragments Je lève le bras  d’une  journée  de futur Aux ombres  dissipées de la nuit Que retient mon corps trouble Je viendrai glisser ma main sous mon épaule Explorer une  existence à refaire Et franchir un jour interminable Qui sera le miroir glacé D’heures qui jalonnent L’espace vide du temps  –  Sans ta présence… – RC  12- 02- … Continuer de lire Recomposer (RC)

Wislawa Szymborska – Encore


Un récit-poème, marqué  de tragédie,  un des  sept disponibles  sur  ce site ENCORE Dans les wagons plombés Des prénoms traversent la contrée, Mais jusqu’où ils voyageront, Si un jour ils en descendront, Je n’en sais, je ne vous dirai rien. Prénom Nathan cogne contre la cloison, prénom Isaac hurle et chante sa folie, prénom Sarah pour deux gouttes d’eau supplie, puisque se meurt de soif … Continuer de lire Wislawa Szymborska – Encore

Jean-P Goux – Le montreur d’ombres – Assise


Assise s’offrait à lui derrière ce voile incongru d’abord par sa rusticité, dissimulant les perspectives lointaines que dégage une colline, engendrant cette impression confirmée à chaque pas, à chaque ruelle, d’isolement et de refuge à l’image du petit cloître franciscain qu’il visiterait d’emblée ; une brume déambulatoire comme un écrin particulièrement raffiné et propre à faire valoir ce caractère singulièrement scandaleux d’une ville déposée là … Continuer de lire Jean-P Goux – Le montreur d’ombres – Assise

Jacques Chessex – désir de la blancheur


J’emprunte à bleupaille, son article  sur l’écrivain Jacques Chessex* Si le désir de la blancheur t’enveloppe Sans hâte ami ouvre ta porte A l’aube tu te rappelles le bras maternel Et il neige ô cadeau de la neige Sur toute blessure Les haies du coeur Peu à peu adoucies par cette étreinte Et moins de bruit moins de terre Ton corps allant à l’air Ton … Continuer de lire Jacques Chessex – désir de la blancheur

Paul Celan – Siberien


extrait du blog  très  fourni et riche en littératures passionantes…de brigetoun SIBERIEN Publié le décembre 17, 2011 Arcs de prières – tu ne t’y joignais pas, c’étaient, tu le penses, les tiennes.   Le cygne-corbeau était suspendu devant les premières étoiles : fente des paupières dévorée, se tenait un visage – aussi sous cette ombre.   Petite, dans le vent de glace oubliée, petite clochette avec … Continuer de lire Paul Celan – Siberien

Pierre Bergounioux – l’orphelin


    Au delà de la violence extrême du manque qu’il exprime, en dehors de la rupture de lignée causée par le statut d’orphelin du père, ce besoin désespéré d’être vu, reconnu comme semblable, d’avoir contact, avec un de ses parents, qui peut guider la construction du moi, sans être universel, ni général, ni peut-être très répandu, me semble avoir été éprouvé par beaucoup, avec … Continuer de lire Pierre Bergounioux – l’orphelin

Claude Simon – l’herbe – extr


    Un ticket d’entrée au musée Miro de Barcelone, d’une trentaine d’années, un fragment de chapelet en nacre, une multi-prises, un rouleau de pellicule non développé, un paquet de mouchoirs en papier poussiéreux, un petit livret indiquant les calories des aliments, des épingles à cheveux et des trombones, un minuscule tournevis, un paquet de pastilles Vichy entortillé sur les quelques bonbons restant, deux bracelets … Continuer de lire Claude Simon – l’herbe – extr

L’île aux images – Remember Fukushima


Tikopia,  avec son tout nouvel article: (Remember Fukushima) by Xavier G. Ma vie n’est qu’attente, j’aime méditer où que je sois, il me suffit d’un peu de silence et d’un beau paysage, je m’assoie et je ne pense plus à rien, c’est une parenthèse, un moment à moi, je rêve, je réfléchis, je me laisse aller à mes états d’âme, sans risque d’une remarque, d’un jugement, … Continuer de lire L’île aux images – Remember Fukushima

Pendant que je m’enlise ( RC)


  Pendant que je m’enlise, les autres s’éloignent doucement. Si discret est le bruit de leurs pas qu’on les oublie autant qu’ils m’oublient au  sable, aux vents. Mes cris n’atteignent jamais ceux qu’ils voudraient joindre. et se croient plus errants et se figurent sans un geste.   Je serai bientôt aboli, inconnu, immobile, dans ma solitude humide et, bientôt enseveli, très doucement…   les algues  déposées … Continuer de lire Pendant que je m’enlise ( RC)

Walter Benjamin – Klee, Kandinsky


  Klee, et surtout Kandinsky, sont depuis longtemps occupés à nous acclimater aux royaumes où le microscope nous entraîne avec une brusque violence, ces plantes agrandies nous découvrent plutôt des « formes stylistiques » végétales. Dans la forme de crosse d’évêque de la fougère en aile d’autruche, dans la dauphinelle et la fleur de la saxifrage, qui fait une deuxième fois honneur à son nom … Continuer de lire Walter Benjamin – Klee, Kandinsky

Filippo Marinetti – la guerre est belle,


Le philosophe Walter Benjamin,  nous  révèle  dans   » L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique » les écrits de l’artiste italien  « futuriste » : Marinetti. (futuriste aussi parce  qu’effectivement, le futur  réservait encore  bien des  « surprises » guerrières…) Les  futuristes, qui dans  leur  apologie du mouvement,  de la machine,  de l’industrie, penchaient  généreusement  vers les  fascistes…  nous voici  édifiés  avec  ce texte, il serait intéressant de savoir  … Continuer de lire Filippo Marinetti – la guerre est belle,

André du Bouchet – L’air soudain


photo Andreas Feininger Au début de la poitrine froide et blanche où ma phrasese place,                      au-dessus du mur, dans la lumière sauvage. À la fois le vent et le corps de la pierre, bec par où laterre se dessine, ou plutôt disparaît. Dans l’immense feu blanc qui me sert de chambre,l’air manque, l’air demeure aride.                       Paroi d’air                      au-dessous de la terre soulevée                       hors des atteintes de l’air … Continuer de lire André du Bouchet – L’air soudain